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30.12.2007

"Faut que tu lises ça!"

75414f16c95048b3be5a3e88cd9f8e0e.jpgCombien de fois cédez-vous à la suggestion d'une connaissance de lire tel ou tel livre? Pour ma part, assez souvent. Et combien de fois en faites-vous la lecture? J'y arrive presque toujours, une fois que j'ai accepté une suggestion. Mais, si ça ne colle pas, je ne me livre pas à la torture de me rendre jusqu'au bout, malgré tout. Ce sont les caprices de lecture qu'il faut respecter.

Cette fois-ci, c'est un copain qui m'a chaudement recommandé la trilogie de Stieg Larsson, un polar en trois volets (millénium I, II et III), chacun avec un drôle de titre. Le premier s'intitule "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes". J'en suis à la centième page et ça se lit très bien, ce qui est apprécié en cette période agitée du temps des fêtes.

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J'espère en faire une appréciation plus musclée sous peu, mais, vous savez, entre vous et moi, les promesses, c'est délicat... ;) 

Résolutions, dites-vous?

c4d6f332ae72dd05d7fa31aada149b18.jpgLa valse des résolutions est déjà commencée dans les médias et les conversations. "Je vais faire ceci et cela et cette fois-ci, c'est la bonne!" Évidemment, quelques mois plus tard, c'est le retour à la case départ. On oublie que l'être humain est très fortement conditionné et que, pour s'en sortir, cela prend plus que des résolutions.

En tout cas, en bon blogueur conditionné que je suis, je vais continuer ce blog(ue), envers et contre tout! 

27.12.2007

Le héros d'un rêve

En pleine saison de hockey, des souvenirs me reviennent à l'esprit dont un rêve intense que j'ai eu il y a quelques années. J'étais dans l'uniforme des Canadiens de Montréal et la foule m'acclamait. Voici le célèbre chandail:

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 Dans ce rêve-là, mon équipe jouait la dernière partie du championnat annuel de la Ligue nationale de hockey (LNH) mettant en jeu la coupe Stanley. L'amphithéâtre était bien entendu rempli à craquer. La foule hurlait à tout moment, en particulier quand je transportais la rondelle. J'avais déjà marqué deux buts, mais les Canadiens étaient à égalité avec l'équipe adverse à quelques minutes de la fin. Il fallait donc en marquer un autre pour sceller l'issue du match.d9cf2cf2a13ddc914eac98aa950d324e.jpg

Il va sans dire que, vers la toute fin de la partie, j'ai profité in extremis d'une échappée entre deux défenseurs, ce qui m'a permis de me rendre jusqu'au gardien de but. Comme j'effectuais un lancer du poignet, un défenseur avait eu le temps de me rattraper pour me donner un croc-en-jambe avec son bâton, aussi je fis un vol plané. Malgré tout, la rondelle se faufila derrière le gardien et c'était le but gagnant! Exactement comme dans la photo montrant le célèbre but de Bobby Orr (Bruins de Boston) contre le gardien Glenn Hall (Blues de St-Louis).

J'étais réellement un héros... jusqu'à ce que je me réveille. 

25.12.2007

Dans mon igloo

a137841d567dfdef3997016f48260d93.jpgMaintenant en grande partie remis de mon blues de Noël, je compte rester dans mon igloo le reste de la journée. Quand j'ai bobo, je préfère m'isoler. Peut-être que demain aussi, je ne mettrai pas les pieds dehors, surtout en cette journée d'après-Noël (boxing day) et de la foule des acheteurs compulsifs à la recherche du solde des soldes, ces cinglés de l'eldorado de la consommation...

5eb6200fcd20950e6e62585f667ceb50.jpgLa seule idée de me frotter à ces hordes de chasseurs hallucinés me fait subitement rechuter dans le blues de Noël. Faut donc que je fasse gaffe. Et si on m'appelle pour discuter le bout de gras? Pas de cinéma, c'est sûr, j'aime trop mon habitude des salles à moitié désertes. Alors, il reste le café, tranquillement. Il n'y a que dans les cafés que la tranquillité publique est encore presque assurée.

Chut, faut pas le dire! :) 

La tyrannie de la célébrité

5bd96ca0bde5f5bf96bfb5d3652934c6.jpgJe l'avoue, je ne suis pas indifférent aux pages "people" des journaux ou des magazines. Soyez sans crainte, je me soigne, je fais attention.

Toutefois, quand il m'arrive de céder à cette tentation, après avoir lu quelques brides de ces pages, j'en arrive toujours à la même conclusion: toutes les stars sont finalement prisonnières du regard des autres, aussi elles sont obligées d'être "groomées", de surveiller leur allure et de faire attention à leurs propos. Même ceux qui semblent aller à l'encontre de cette tyrannie ne font, en fait, que réagir à la pression de cette continuelle attention sur eux. Quand ils dérapent, ils ne sont que l'envers de la même médaille, celle de l'image et de ses exigences. D'un tapis rouge à l'autre, c'est la même ridicule prestation de sourires plastiques, de dégaines étudiées à l'envie, d'assurance factice et de fausse humanité. Y en a marre, des fois.

Passez une bonne journée et soyez vous-mêmes... Une personne authentique vaut un million de faux jetons.

22.12.2007

Vaughn et Witherspoon à couteaux tirés

391ba3b0addf39dff77f1383c2624e7a.jpgSur le plateau de tournage de Four Chrismases, l'actrice Reese Witherspoon s'en prend à Vince Vaughn relativement à sa méthode de travail. Tandis qu'elle prend un soin minutieux à apprendre son texte à la virgule près et à vouloir pratiquer les scènes sans relâche, Vaughn, quant à lui, arrive sur le plateau d'une manière désinvolte avec une allure éméchée comme s'il revenait d'une partie venant tout juste de prendre fin. La tension monte d'autant plus quand ce dernier tente d'improviser sur le texte de départ. Il semble que ces variations sur un même thème ne plaisent pas du tout à Mme Witherspoon, apparemment très à cheval sur la méthode et le texte.

8bb820ae83889f5656a9a39419ffb3ea.jpgCette anecdote m'a fait penser aux rapports professionnels entre les deux grands acteurs français Piccoli et  Serrault. Pendant que le premier versait dans le perfectionnisme à vouloir réexplorer d'une manière quasi-obsessive chaque scène, l'autre en profitait pour aborder les différentes facettes de ces mêmes scènes. J'imagine que c'est le réalisateur qui devait en fin de compte décider de la marche à suivre...

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Il reste que ces deux-là réussissaient à avoir des rapports harmonieux et respectueux, contrairement aux acteurs américains nommés plus haut. En fait, ils s'amusaient à regarder la méthode de l'autre sans en prendre nullement ombrage. Personnellement, je préfère toutefois les acteurs faisant dans l'improvisation. La magie du métier d'acteur, c'est aussi la liberté d'improviser à partir d'un thème.

 

 

L'éditeur Christian Bourgois n'est plus

055cea03c7750d9fcda316cdc95d3fb3.jpgC'est en lisant le billet de Pierre Assouline que j'ai appris le décès d'un grand éditeur indépendant, Christian Bourgois. En voilà un qui m'a fait découvrir des textes inédits et des auteurs étrangers, surtout américains, en particulier grâce à sa superbe collection 10/18. C'est d'ailleurs dans cette collection que j'ai appris à aimer lire les John Fante père et fils, Richard Brautigan, Douglas Coupland, Richard Russo, Hubert Selby Jr, Brett Easton Ellis, Jim Harrison, Hunter S. Thompson et plein d'autres encore comme Arnon Grunberg (Lundis bleus) Peter Carey (L'inspectrice), John Kennedy Toole (La conjuration des imbéciles) et quelques Philip K. Dick (Ubik).

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Il avait aussi le don de récupérer des textes négligés ou oubliés des grands auteurs. Je pense aux inédits de Henry Miller parus dans sa collection (Crazy Cock ou Moloch) ou encore des auteurs intéressants qui passaient inaperçus comme  Alfred Perlès (Le quatuor en ré majeur, Sentiments limitrophes) et B. Travis (Le retour de la Sierra Madre). Éditeur au goût assuré et tout aussi capable de mener sa barque sans éprouver de problèmes financiers, cet homme se distinguait aussi par sa discrétion. En somme, il avait toutes les qualités d'un grand éditeur, c'est pourquoi j'en profite pour saluer aujourd'hui l'un des grands de l'édition francophone. Moi aussi, comme M. Assouline, je me demande s'il y en aura d'autres de ce calibre à l'heure des grands conglomérats qui essaient de succéder à des hommes hors-pairs comme lui...

http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/12/21/un-editeur-d...

17.12.2007

Évolution de l'histoire

Il m'est venu une drôle d'idée en approchant de la fin du livre Histoire d'Angleterre de Chassaigne. Dès que l'auteur franchi le XVIIIe siècle, c'est la notion d'économie (associée à la science) qui commence à prendre de la place aux dépens de l'idéologie, de la philosophie et de la religion. Rendu au XXe siècle, le livre ne donne plus que des statistiques et des tendances auxquelles les politiciens ne font que réagir.344fe79d75c6c5225e639b562b07b5ff.jpg

Puis, tout à coup, je me suis demandé si l'histoire de l'homme n'en était pas une intimement reliée au passage de la foi en une doctrine à celle de la tyrannnie de l'économie et des rendements aux actionnaires. L'accent que met Chassaigne sur les chiffres et les statistiques n'est pas un hasard: tous les autres livres d'histoire générale font le même parcours. En fait, je me demande si la véritable histoire de l'Homme n'est pas juste une évolution vers l'éternel déséquilibre des comptes et une obsession du tiroir-caisse...

16.12.2007

Une autre tempête de neige!

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Petite note rapide pour signaler aux blogueurs de l'extérieur du pays - s'il y en a! (oui, je confirme) - que le Québec fait face à une deuxième tempête de neige en seulement une dizaine de jours... Une autre chute de 30 à 40 centimètres  selon les prévisions météorologiques! Hier, les supermarchés étaient remplis de consommateurs légèrement agités par les conditions climatiques prévues pour le lendemain et j'étais l'un de ceux-là... Aujourd'hui, presque tout le monde se tient à carreau, à regarder par la fenêtre les rares piétons qui se risquent à braver le blizzard et la neige...

Le dernier continent

Il s'agissait, au départ, d'une expédition dans le Pôle Sud pour y étudier les effets du réchauffement climatique. Le biologiste Jean Lemire et son équipe de 12 personnes ont alors affrété le Sedna IV pour passer une année, aux alentours d'une baie. Ils comptaient, entre autres, sur l'hiver pour profiter de l'emprisonnement du navire dans la glace et ainsi mettre pied à terre, jouer au hockey et explorer les environs de la banquise. Mais rien de tel ne s'est passé comme prévu.c93140bdcac486d5b2b95fea3183e44a.jpg

En effet, l'effet de réchauffement (le temps trop clément) a empêché la prise des glaces, de sorte que le navire devenait la prison des passagers, ne pouvant sortir de cette région du globe. Rapidement, l'équipage s'est retrouvé en situation de survie et le voyage du bout du monde est devenu un voyage intérieur pour tous les membres de l'aventure. Tous, aux dires de Lemire, ont dû apprendre à faire des compromis pour survivre, sans compter le stress relié aux mésaventures d'un voilier entouré de récifs:

Les scènes les plus tendues du film montrent comment, en raison de l'absence de glace, le voilier a failli se fracasser sur des récifs sous la force des vents de l'hiver antarctique. 

Parallèlement à cette expérience extrême se greffent à ce documentaire des images panoramiques et fascinantes d'une nature encore mal connue, selon les dires des critiques. À voir bientôt sur les écrans de Montréal le 21 décembre.

http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2007/12... 

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/no... 

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