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27.01.2008

Ces banalités inévitables

cec36c215bffaf7519380c49ab3e0ede.jpgIl y a des journées où je ne souhaiterais m'occuper que de choses intemporelles faites de pensées vagabondes, de lecture et de musique. Pourquoi, en effet, interrompre des moments inspirants par des activités banales telles que les courses et autres tâches domestiques? Il m'arrive de tout faire d'un seul coup ces incontournables tâches dans une même plage horaire, quitte à y passer plusieurs heures d'affilée en rêvant qu'une fois ces obligations accomplies, ce sera la vraie vie. Et cela arrive.

Par exemple, alors que les principales commandes de l'intendance étaient sous contrôle, j'ai pu enfin lire tranquillement mon Pouchkine avant d'entamer ensuite un essai sur la globalisation. Petites gorgées de café sous la lampe de lecture pendant que le temps s'immobilisait au dehors, voilà le genre de moment qui me branche. 

Pourtant, pour en revenir aux incontournables obligations domestiques, une fois ces choses faites sous le signe de la banalité la plus immense et du détachement métaphysique le plus étrange, je me dis que ce n'était pas si rasant et que ladite "épreuve" n'en était pas vraiment une. En fin de compte, chaque moment d'une vie trouve son sens, en autant qu'on sache trouver l'angle d'approche...

Ces constatations me renvoient assez souvent à cette proposition de Gandhi à sa compagne, voulant qu'elle s'adonne elle aussi au filage (comme lui), quand bien même elle faisait valoir que ces tâches n'appartenaient qu'aux intouchables. 

Alors, à mon tour, je me dis que ce coup-là, je vaux bien Gandhi... 

25.01.2008

À la recherche du titre perdu

Il m'arrive de songer à un nouveau titre pour mon blog. Je regrette presque d'avoir adopté aussi rapidement celui que j'ai choisi sans trop y réfléchir, d'autant plus qu'un autre bloggeur avait déjà un titre comparable au mien (Au fil du temps).

Comme le titre sert à annoncer ce que le bloggeur veut offrir, il aurait fallu que j'oriente ma réflexion sur le côté ecclectique de ma démarche. J'aurais pu par exemple y aller avec un néologisme reflétant cette préoccupation: Ekklektike- Ekklektisme, ou quelque chose de semblable, aurait pu faire l'affaire bien que d'un autre côté, cela aurait donné une allure trop avant-garde pour ce que je suis en réalité.

Voici d'autres propositions suivant mon approche:

- Le magasin général

- Le bazar

- Salmigondis 

- Bric-à-brac 

be4c850cca2c8e8239f513899c98d1bd.jpg J'aurais pu aussi donner un signal plus provocateur avec un titre ravageur comme À vos risques et péril, annonçant ainsi un espace où mes idées auraient eu le don de secouer le lecteur dans ses certitudes. Mais ce n'est pas vraiment mon style, aussi le visiteur excentrique aurait pu être déçu par mon allure assez consensuel, oserais-je dire.

Finalement, comme mon objectif majeur est de trouver des gens aussi intéressés par un peu de tout, en autant que cela soit fait avec intelligence et finesse, un titre comme Une bouteille à la mer aurait vraiment collé  à ma démarche. Non pas que je sois désespéré, loin de là, mais cette façon toute cybernétique de lancer une idée dans l'espace et de recevoir une réaction ou un écho correspond très bien à l'outil que peut être le blog.

Il est par ailleurs vrai que tous les bloggeurs se servent de leur site pour lancer des bouteilles à la mer, sauf que j'aurais été le premier à le dire ouvertement... :)

21.01.2008

Les référents de mon blog

527e81297849664f4f653d8faa5ca37f.jpgJe vous mentirais si je vous disais que je ne tenais pas compte des statistiques reliées à mon blog. Quand bien même je ne nourris pas de grandes ambitions - je le fais en grande partie par la pure conviction d'avoir quelque chose à dire -, je jette régulièrement un coup d'oeil sur ce genre d'info.

Par ailleurs, ce qui commence à m'intriguer, ce sont les référents, ie la provenance de mes visiteurs. Après quelques mois d'activité assez continue, la curiosité m'a poussé à vérifier l'origine de ceux qui passent par chez moi.

Comme mon blog est assez ecclectique - c'est du moins mon impression -, j'imaginais que j'allais avoir une "clientèle" assez hétérogène. À l'heure actuelle, je ne peux tirer de conclusions définitives à cet égard, mais effectivement mes visiteurs viennent de plusieurs horizons et la plupart d'entre eux sont européens, HauteFort oblige, sans doute. 

Je peux par contre en donner un aperçu. Par exemple, au moins le quart de la fréquentation du blog vient d'une requête directe pour "inukshuk". Bien entendu, j'y inclus les quelques connaissances au courant de  ma démarche bloggeste. Dans cette proportion d'"inukshuk", toutefois,  il y a sans doute des amateurs  d'art esquimau, mais j'ose croire que les réguliers se trouvent dans cette catégorie.

Les autres provenances sont les suivantes:

-  "blog-it express" pour des raisons évidentes;

- les sites, les forums et autres blogs où je laisse des traces;

-  finalement, il y a les visiteurs exotiques, ceux qui arrivent par hasard sur mon site, par exemple ceux qui cherchaient sans doute des recettes à base d'oeuf en raison de mon billet (Écailles d'oeuf), les amateurs de Arnon Grunberg (j'en ai fait allusion dans un billet littéraire), les fans de John Fante (autre billet littéraire), les bloggeurs ne maîtrisant pas leur orthographe ("l'évolution de la fante des glases" les ont fait aboutir sur mon billet sur Fante...), etc.

Un référent qui m'a attiré des visiteurs, surprenamment, était l'article sur "les disparus de 2007". Je me suis amusé à faire google sur ces termes et curieusement, je me trouve dans la première page dans les résultats de recherche. Étrange... Je vous le suggère, amis bloggeurs, de tenter le coup pour l'an prochain. Vous aurez de la visite, quand bien même la plupart ne laissent pas de messages.

Les référents, ça donne souvent de drôles de résultats. À preuve, j'ai fait "référent" sur google image et j'ai obtenu l'image que j'ai mis en début de texte. Quelqu'un peut m'expliquer le lien entre "référent" et cette demoiselle??  :))) 

Pour obtenir la réponse, il n'y a qu'à refaire la même démarche, bien évidemment... 

18.01.2008

Culture(s) parallèle(s)

Je ne savais pas quel titre donner à un étrange phénomène de pré-science, si je puis dire, en particulier dans le domaine culturel. Ici, j'ai intitulé cette note "Culture(s) parallèle(s)"  (faute d'avoir mieux trouvé) après avoir écouté quelques vidéos de Nirvana et de son chanteur Kurt Cobain. Voilà un groupe musical (grunge) dont je n'avais aucune idée de l'importance ni du sens de leur travail pendant la période active de ce groupe (1987-1994). Le plus étrange, c'est que j'ai connu des musiciens (à vrai dire, ils étaient  deux aspirant à le devenir), à peu près à la même période, dont l'un avait curieusement une vague ressemblance avec Cobain, et c'est d'autant plus étrange qu'ils pratiquaient comme par hasard du hard-rock amalgamé au grunge, si cela est possible. Allez savoir...

Voilà que des années plus tard, alors que je me balade sur YouTube, je m'amuse à écouter du Nirvana pour la première fois. D'accord, j'en avais peut-être entendu occasionnellement par hasard sur le FM (encore que ce genre de musique ne soit pas trop commercial), mais jamais n'avais-je fait attention à ce groupe. Quoi qu'il en soit, sur YouTube, je me suis mis à écouter leurs tubes les uns après les autres et, tout à coup, j'eus soudainement cette étrange impression que le phénomène Nirvana ne m'était pas étranger, que leurs paroles me disaient quelque chose, que cette révolte adolescente larvée chatouillait de vagues souvenirs, que l'atmosphère à la fois fébrile et feutré propre à Nirvana me renvoyait à un univers que dans le passé j'avais peut-être eu l'occasion de visiter, sans jamais prendre la peine de l'expérimenter en profondeur.97906ca0dceb7439d84b42b96ba00549.jpg

Nirvana
, quelque part, me rappelle un univers parallèle à côté duquel je suis apparemment passé à côté et pour lequel j'avais déjà, dirait-on, une passe gratuite sans même le savoir. Ainsi, je pense par exemple à  Lithium, Something like Teen Spirit, In bloom, Lake of Fire ou à Come as you are et ces mélodies, comme les paroles (écrites par Cobain), me semblent d'une familiarité stupéfiante. La personnalité de Cobain et son destin, après que je m'eus donné la peine de lire sur le sujet, ajoute à ce sentiment d'identification, sinon de sympathie.

Le plus étrange, c'est qu'au quotidien, je suis quelqu'un de tout à fait conventionnel et que je ne me vois nullement, rétrospectivement parlant, me tenir avec les fans de ce genre de musique, non plus ne vois-je me rendre dans les clubs ou autres endroits servant à des manifestations du grunge.

Voilà bien un mystère que je ne crois pas pouvoir résoudre avant longtemps... Et dire qu'il y en a d'autres du même genre pour qui se pose la question, j'en suis convaincu.

Je vous laisse avec ce lien renvoyant au vidéo de Come as you are:

http://www.youtube.com/watch?v=bOL5cpwTkes&feature=re...

Come as you are
As you were
As I want you to be
As a friend
As a friend
As an old enemy
Take your time
Hurry up
The Choice is your
Dont' be late
Take a rest
As a friend
As an old memoria
Memoria
Memoria
Memoria

Come
Dowsed in mud
Soaked in bleach
As I want you to be
As a trend
A a friend
As an old memoria
Memoria
Memoria
Memoria

And I swear
That I don't have a gun
No I don't have a gun
No I don't have a gun

Memoria
Memoria
Memoria
Memoria {don't have a gun}

And I swear
That I don't have a gun
No I don't have a gun
No I don't have a gun
No I don't have a gun
No i don't have a gun

Memoria
Memoria

17.01.2008

Archives littéraires américaines

C'est un collègue de travail qui m'a refilé un texte paru dans le New Yorker (11-18 juin 2007). Il s'agit de la renommée de plus en plus grande du Harry Ransom Humanities Research Center, le centre d'archives de l'université du Texas à Austin.

Pourquoi ce centre est-il devenu l'un des  plus importants au monde? Pour deux raisons: d'abord quelqu'un croyait qu'Austin devait avoir un centre d'archives consacré à la littérature, ensuite, cette personne a pu trouver des bailleurs de fonds pour ce faire.

Ce quelqu'un était Harry Ransom.

Ransom believed that one of the richest states in the country should have a book collection worthy of it. In his lecture, he proposed "that there be established somewhere in Texas - let's say in the capital city - a center of our cultural compass, a research center to be the Bibliothèque Nationale of the only state that sarted out as an independant nation." Texas's power brokers responded with money, and the university allowed Ransom to use some of its oil revenue for acquisitions.74848177fb82262d98597f03013ab570.jpg

Après le départ de Ransom, c'est Tom Staley (photo) qui a pris la relève. Ce dernier a mis encore plus l'accent sur l'achat d'archives. Non seulement s'est-il rendu compte qu'il fallait les fonds pour attirer les meilleures archives dans leur centre, mais encore devait-il trouver les arguments et les trucs pour y arriver. Par exemple, Staley, grâce à un contact, a su avant les autres qu'il existait d'importantes archives à la suite du décès de Stuart Gilbert, le secrétaire de James Joyce. Comme Gilbert était marié à une Française, des lois nationales interdisaient la vente de ce patrimoine littéraire. Staley a profité d'une journée fériée (l'Ascension) pour louer un camion de boulanger dans lequel des employés ont chargé les précieuses caisses... Cette cargaison avait ensuite pris le chemin de la Manche.

L'intérêt majeur de tout ce travail d'archivage se trouve non seulement dans la fierté de réunir des trésors de la littérature, mais aussi de pouvoir étudier les différentes phases de productions d'une oeuvre littéraire, en particulier quand il est possible de comparer les différentes versions précédant celle qui sera considérée comme la définitive.

À ce jour, le Harry Ransom Humanities Research Center recèle les archives de nombres d'écrivains d'importance tels que Samuel Beckett, Dylan Thomas, Malcolm Lowry, James Joyce, Erza Pound, John Osborne, Tom Stoppard, David Hare, Bahevis Singer, Arthur Miller, Norman Mailer et Don DeLillo pour en nommer quelques uns. Au-delà de 6 millions de pages manuscrites!68281409f973a9ea338618edec849626.jpg

Pour qui aura la chance de passer bientôt par Austin (Texas), il ne devra pas manquer l'exposition en l'honneur de  l'écrivain beat Jack Kerouac, qui avait fait paraître il y a cinquante ans le livre culte On the road.  Pendant cette exposition, le visiteur aura le bonheur de voir l'un des rouleaux (prêté par la collection Jim Irsay) ayant servi à la rédaction du fameux roman.

 

http://www.hrc.utexas.edu/exhibitions/upcoming/ 

http://www.hrc.utexas.edu/ 

 

Texte largement inspiré de Final Destination par D.T. Max (New Yorker

16.01.2008

Mon premier Pouchkine

e77e6ba822a002e24589e0be20d09967.jpgJ'ai déjà eu ce qu'on pourrait appeler une période "littérature russe XIXe siècle". J'étais fou de Dostoïevsky, Tolstoï, Tchékov, Lermontov et autres, fort probablement parce que j'étais attiré par l'exotisme grand slave et un certain idéalisme. Ces raisons-là valent surtout pour Dostoïevsky, que j'ai lu presque en entier, et sa slavophilie, car c'est bien connu que Tolstoï et Tchékov étaient davantage attirés par la culture occidentale.

Quoi qu'il en soit j'ai longtemps creusé ce filon allant jusqu'à lire ce beau classique un peu méconnu du côté francophone (il me semble), je parle d'Oblomov de Gontcharov, le plus grand roman, sans doute, portant sur le thème de la procastination (avis aux intéressés)... Je pense aussi à ce pro-occidental devant l'éternel, Tourguéniev, que je n'ai pas assez lu, mais je me promets bien de retourner dans ce jardin du romantisme grand russe.

6aeb0f9b184d3efe5aba5707232c672b.jpg Depuis plusieurs années, je n'avais même pas touché un livre appartenant à cette période et je croyais bien que la page était tournée pour de bon, sans vouloir faire de jeu de mots. C'était une erreur: on ne tourne jamais la page sur les écrivains russes du XIXe siècle. Une fois qu'on a eu un contact avec eux, ils restent en nous et nous laissent un signe indélibile.

C'est Henry Miller qui avait déjà dit que dès les premières pages de Dostoïevsky, pour lui, la terre avait cessé de tourner. Pour la première fois, le jeune Miller d'alors lisait un roman dans lequel les personnages étaient de chair et de sang, aussi ils n'étaient pas uniquement bons ou mauvais, mais le résultat d'une combinaison des deux tendances. C'est aussi cela un être humain. Pour ma part, quand j'avais eu en main Les Frères Karamazov, il faisait une tempête de neige, aussi, ne croyant pas avoir mieux à faire, je me résolus à faire cette lecture.  Il ne fallut pas de beaucoup de temps pour rêver d'un thé fait au samovar tout en continuant cette lecture inspirante, un chef d'oeuvre de la littérature mondiale.

Après une aussi longue période de sevrage russe, sans le savoir j'étais prêt à refaire le saut dans cet univers. L'autre jour, quand j'ai vu sur un étagère de librairie un recueil de Pouchkine, La Dame de pique et autres nouvelles, j'ai craqué et je l'ai acheté... Il était temps que je rencontre Pouchkine, le grand poète russe, inspirateur de toute une génération d'écrivains à venir.

À suivre...

14.01.2008

Le supplice de la question

e07e0cd83f63c61c41601ee61d854af7.jpgPetit commentaire rapide sur le film de Nicolas Klotz, La question humaine. Adapté du roman du même titre de François Emmanuel, ce troisième volet d'une trilogie (Paria et Blessure) portant sur la violence contemporaine s'intéresse aux dérives de l'économie néo-libérale.

Simon (Mathieu Amalric), psychologue de formation, est au centre d'une histoire se déroulant dans les couloirs d'une multinationale. Responsable des ressources humaines, Simon a joué un rôle significatif dans la restructuration de l'entreprise et le film montre les conséquences que cela peut avoir sur le personnel, en l'occurence le directeur adjoint joué par Michael Lonsdale (très fort dans sa prestation).

Ce thriller psychologique joué avec une lenteur voulue a pour objet de démontrer que le capitalisme tous azimuts, tel que nous le voyons sous nos yeux ces années-ci, peut avoir des excès qui sont comparables à ceux d'une dictature, sinon au fascisme.

Traité d'une manière trop intellectuelle et apprêtée d'une manière parfois trop recherchée, la quête du réalisateur se trouve par le fait même à manquer d'envergure et de dynamisme. Le jeu des acteurs peut parfois donner l'impression que la mise est sauvée, mais, au final, c'est l'ennui qui l'emporte, tellement la construction est lourde et froide.

Pour amateurs très accrochés des deux premiers volets du réalisateur, à n'en pas douter... Autrement, c'est un supplice interminable. 

09.01.2008

Ces sapins qu'on abat inutilement

Je ne suis pas précisément un environnementaliste à tout crin, mais j'aime bien faire ma part, au moins en ce qui concerne le papier journal et le verre. Chaque semaine, je prépare mon bac vert, comme la plupart des Montréalais, en vue du passage du camion de récupération.

S'il y a des matériaux récupérables que je tâche de sauver, il y a aussi des habitudes que je tente d'éviter pour ne pas participer au gaspillage global. Je pense ici aux fameux sapins de Noël naturels que certaines familles aiment avoir dans leur salon pendant la période des Fêtes.61e0096782ef41abdfc28a71d573ee97.jpg Je ne comprends pas ce caprice qui n'a rien d'écologique.

Au lieu de se servir d'un sapin artificiel, utilisable chaque année, beaucoup de gens préfèrent installer un véritable sapin (de quelque 2 à 3 mètres de haut) dans leur salon. Bien entendu, il y a cette odeur typique que dégage le sapin et qui imprègne la maison d'une atmosphère plus riche du temps des Fêtes. Mais à quel prix? Non pas en termes monétaires, mais d'un point de vue écologique.

Ces sapins-là ont en moyenne 5 à 7 ans de vie, de sorte qu'ils ne sont pas encore à maturité quand ils sont coupés par des producteurs en vue du marché des sapins de Noël. Ensuite, les clients en achètent et les exposent dans leur salon pour une durée de deux semaines. Et dès que le temps des Fêtes est terminé, tous ces sapins se retrouvent sur le devant des maisons pour être ramassés par les éboueurs. Dans le meilleur des cas, ils seront passés dans une sorte de moulin où ce bois sera émietté pour je ne sais quel emploi.

Personnellement, je ne crois pas à cette pratique inutile et sans lendemain, un peu à l'image de notre société de consommation et du jetable après usage... Déjà qu'il y a un problème de déforestation dans beaucoup de territoires de type boréal, pourquoi en rajouter???

07.01.2008

Écailles d'oeuf

10c6cb6b055cf6dd43023dcfd75204d0.jpgSi vous faites un peu de cuisine, vous avez sûrement cassé un oeuf. Si vous n'êtes pas habile comme moi, vous avez forcément manqué votre coup au moins une fois, de sorte que quelques fines écailles se déposent au fond de votre récipient. Grrr... J'ai essayé bien des façons de casser un oeuf d'une manière nette, mais je n'ai pas encore trouvé une manoeuvre fiable.

Je me suis donc concentré sur une méthode de récupération des petites écailles. Le filtrage, bien évidemment, fait le travail. Par ailleurs, si vous êtes pressé comme je le suis souvent, le hasard m'a fait trouver un truc que je ne sais pas encore fiable, sauf que ç'a marché ce coup-ci. Je verrai à l'usage.

Voici le truc:

Éviter de jouer au plus malin avec l'écaille rebelle. À chercher à le saisir à deux doigts, il vous rit au nez et fuit à la moindre pression venant de deux côtés à la fois. Il suffit de plonger un doigt dans le blanc d'oeuf vers l'écaille récalcitrante et de le pousser contre la paroi du fond, puis vous ramenez le doigt et, infailliblement, l'écaille reste au bout du doigt. J'ai refait sans problème l'expérience deux autres fois...

C'était un autre épisode des drôleries et songeries de ce blog(ue)... S'cusez-moi pour aujourd'hui... Hé, hé!

05.01.2008

Le phénomène Mika

Je l'ai souvent entendu sans pouvoir mettre un visage sur le chanteur. D'abord, je ne suis pas abonné aux services d'un câblo-distributeur, aussi je n'écoute pas les émissions du genre Much music. Et Mika, comme il appartient sans complexe à la pop music, eh ben, il fait partie des meubles de cette chaîne, si j'ose dire.94e26e0b7de5bd32a74f34c88b68eb9c.jpg

Pourquoi j'en parle alors? Parce qu'il sévit aussi sur les ondes radio, bien évidemment. Et comme j'écoute la radio, je suis piégé: Mika par ci, Mika par là, finalement, on ne peut pas le rater. Qui n'a pas entendu ce tube Relax, take it easy? Inévitablement, on finit par le dépister sur Youtube et là, on peut voir sa tronche. C'est ce que j'ai fait. Je vais vous surprendre, mais il n'a pas réussi à me foutre en rogne. C'est que je co-habite avec la diversité humaine avec une certaine souplesse, hé, hé, hé! Mes proches vous diraient peut-être autre chose, mais comme je suis seul maître à bord de ce blog, je me donne les coudées franches... Hé, hé!

À la minute même où j'écris ces lignes, j'écoute Relax machin... Cette mélodie m'accroche et je n'arrive pas à m'en affranchir. Bordel! C'est peut-être cela un début de soumission à la mode et l'abandon d'une éthique de l'esthétisme et du goût en faveur de trucs faciles et peu exigeants. Et la dépendance continue: l'autre jour, j'ouvre le journal métro, savez, celui qui est distribué gratuitement dans tous les métros du monde, eh ben, Mika avait droit à un article.

Je me décidai: je le lus (encore une autre étape vers le kitch, je ne les compte plus)! Et voilà, je rapporte l'essentiel de cette lecture minute.

Attendez, je clique sur replay pour entendre encore Relax...

"Mika ressemble exactement à l'idée que l'on se fait de lui en écoutant sa musique: joyeux, extravagant... avec, toutefois, un fond de sérieux (!). C'est le mode de vie libanais, lance-t-il, tout sourire." (Mon oeil! j'ai entendu des Libanais au discours tout différent)."

Je suis en train de voir ce foutu vidéo en tapant sur le clavier. À jeun, je signale. Sans marijuana. Autrement, je ferais sans doute un bad trip... Là, c'est trop et ça me dérange. Des images à l'allure psychédélique, quelque chose de très loin du Mika réel, j'en mettrais ma main au feu. Étrange comme les symboles d'une autre époque sont recyclés d'une manière inoffensive par la génération suivante...

Je continue la lecture:

"Tout pour y arriver (selon la grande mode néo-libérale: les parenthèses sont de moi)
(...) Il n'a pas hésité à voyager un jour à travers tous les États-Unis et à bousculer une fête donnée en l'honneur de grandes pointures de l'industrie du disque, juste pour démontrer ce dont il était capable." (Eh ben, moi j'ai déjà tenté le coup au Canada avec un patron d'une boîte télé: on m'a mis dehors manu militari!)

"Il y avait Bob Jameson, le patron de la grande compagnie RCA, raconte-t-il. L'une des invitées était Diana Ross. J'ai joué cinq chansons et j'ai frappé à la porte de Jameson le jour suivant. Tu as des couilles pour faire une chose pareille, m'a-t-il lancé. Ça faisait des années que j'envoyais des démos, mais, à chaque fois, personne n'en voulait."

Voilà comment le phénomène Mika a été lancé...

Pour le reste, il ne veut pas se prononcer sur son orientation sexuelle. On s'en fout, remarquez. Mais le simple fait de ne pas vouloir se prononcer est une réponse en soi. Anyway, il ira loin le petit. La musique pop anencéphale, c'est le succès garanti.

Finalement, il m'énerve et pourtant je continue à l'écouter. Je suis incurable.

Je vous donne donc le lien youtube pour répandre le virus: je ne serai pas le seul atteint, c'est garanti.

http://www.youtube.com/watch?v=Be6jlCuMvVQ&feature=re... 

 

Et en prime les paroles de la chanson pour ajouter au plaisir (miam, miam):

 

Took a right to the end of the line
Where no one ever goes.
Ended up on a broken train with nobody I know.
But the pain and the (longings) the same.
(Where the dying
Now I’m lost and I’m screaming for help.)

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m terrified.
It’s as if I scared.
It’s as if I’m playing with fire.
Scared.
It’s as if I’m terrified.
Are you scared?
Are we playing with fire?

Relax
There is an answer to the darkest times.
It’s clear we don’t understand but the last thing on my mind
Is to leave you.
I believe that we’re in this together.
Don’t scream – there are so many roads left.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m terrified.
It’s as if I scared.
It’s as if I’m playing with fire.
Scared.
It’s as if I’m terrified.
Are you scared?
Are we playing with fire?

Relax
Relax

[Relax, Take It Easy Lyrics on 

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