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29.04.2008

Mon horoscope

horoscope-quotidien-1.jpgMon horoscope pris au hasard sur le Net...

Si vous ne sautez pas sur l'occasion, quelqu'un d'autre s'empressera de le faire à votre place et vous aurez raté une belle opportunité. N'ayez pas peur de ne pas posséder suffisamment d'aptitudes; il y a bien des choses qui peuvent s'apprendre sur le terrain. Profitez du positionnement d'Uranus en Poissons au trigone de Mars en Cancer pour oser prendre une bonne initiative.

 

Tiens, je vais demander une augmentation à mon patron et je vais inviter une belle brune du bureau voir un film...

 

C'est mon jour de chance, je le sens! :))) 

28.04.2008

Mickey Burger

Nous sommes tous habitués à la publicité des produits alimentaires associant des personnalités ou des personnages de BD. On les voit sur les emballages, ce qui incite les enfants à mettre de la pression sur leurs parents pour qu'ils en achètent.

Voilà que non seulement ils sont affichés sur la boîte d'emballage, mais la nourriture prend le profil de vos héros préférés. Ainsi en est-il du burger  surgelé de la gamme Compliments Junior Disney distribué par la chaîne Sobeys/IGA... Ce burger, comme le montre la photo ci-contre, ressemble à s'y méprendre au Mickey Mouse de son créateur Walt Disney.

C'est rendu qu'on  mange de la publicité...1254528849.jpg warhol-andy-mickey-mouse-2803603.jpg

19.04.2008

Coïncidences II

perec.jpgTranche de vie survenue au boulot. C'est un collègue qui vint m'accoster:

- Inuk, vient voir, y a un type qui ressemble trait pour trait à Georges Perec!!

- Non, je ne peux pas y croire. Y a pas deux Georges Perec en ce monde... Franchement...

Il insista et me tira par la manche:

- Je t'assure, Inuk, c'est du solide. Faut que tu viennes voir ça!

- OK, je fais, de toute manière il faut que je fasse un détour par la machine à café, j'ajoutai.

Après quelques détours et une enfilade de corridors, nous arrivâmes à un cubicule où un employé s'affairait à remettre de l'ordre dans des dossiers épars. De dos, il a les cheveux frisés comme le grand écrivain. Un peu court et replet, mais ça s'annonçait plutôt bien. Mon collègue l'interpella:

- Alexandre, as-tu deux minutes?

Il se retourna et je vis alors une apparition miraculeuse. L'auteur de La Disparition et de La Vie mode d'emploi était devant moi, en chair et en os. Le type aux yeux globuleux et à la barbichette était une reproduction quasi-exacte du romancier, à n'en pas douter. Je le touchai et ensuite je me pinçai pour être sûr que je ne rêvais pas. Alexandre lèva les sourcils, se demandant ce qui se passait.

- Enchanté de vous rencontrez, Alexandre, j'espère que vous allez vous plaire dans cette entreprise.

Je regardai mon collègue puis je continuai:

- Hummm..., j'espère que nous ne sommes pas les seules personnes à vous faire cette remarque..., c'est que vous ressemblez vraiment à Georges Perec. Vous l'a-t-on déjà dit?

Il répond en bégaillant quelque peu. Pendant ce temps, j'avisai un livre dont les caractères étaient cyrilliques. Je t'interromps aussitôt.

- Mais je vois que vous êtes familier avec le russe, Alexandre, non?

- Oui, je comprends le russe, en ce moment je lis Crimes et châtiment dans la langue d'origine. Voyez-vous, je suis né de parents russes et j'ai été élevé en Allemagne...

Nous le remerciâmes de ces précisions et le laissâmes finalement à son travail. En  retraitant à nos postes, je continuai à parler à mon collègue:

- Je te remercie de m'avoir permis de rencontrer Georges Perec. Le déplacement en valait la peine, c'est l'évidence même. Et dire qu'un autre type, l'an dernier, ressemblait à Fiodor Dostoeïsky!!! Essaie d'imaginer la rencontre des deux sur le même plancher de travail!!!

C'est d'un air pensif et dubitatif que l'un et l'autre retournèrent à leur poste en se demandant quelle sera la prochaine coïncidence... 

17.04.2008

Dommages collatéraux

650445005.jpgLes tenants du néo-libéralisme aime bien faire la promotion du libre marché, sans toujours tenir compte des dérapages et ratages que cette approche peut provoquer.

Voici une histoire très typique du néo-libéralisme tous azimuts dans laquelle le travailleur non  spécialisé paie la note pendant que l'investisseur ramasse encore plus de profits.

Deux Québécois, Marie-Claude de Billy et Andrew Reddyhoff, il y a dix ans, ont inventé une sorte de sandale en matière plastique, très confortable et durable. Les propriétés de ce plastique sont telles, qu'il reste imperméable à la saleté et aux microbes. Donc, ces chaussures restent inodores malgré un usage continu. Ce sont les sandales Crocs. En très peu de temps, ces sandales ont conquis le marché des chaussures d'été.

Limités par un réseau de distribution peu étendu en dehors du Québec, Reddyhoff a rencontré des acheteurs américains à l'occasion d'une foire au Colorado en 2003. Non seulement, ils ont acheté tout le stock de chaussures mais ils ont fini par acheter la compagnie.

Je résume l'histoire. Cette hiver, le syndicat de l'usine de la ville de Québec négociait le renouvellement de la convention collective. Les propriétaires américains, tout à coup, ont préféré fermer l'usine, malgré des profits de plusieurs millions de dollars. Toute la production sera donc transférée ailleurs dans le monde, plus particulièrement là où il n'y a pas de syndicat et de conditions de travail minimales comme au Canada.

500 travailleurs de Québec viennent de perdre leur emploi pendant que les propriétaires déménagent la production pour faire plus de profits...

15.04.2008

Les coïncidences

L'autre jour, je vous parlais de la quasi-disparition de la solidarité entre les hommes. J'avais fait allusion à la déclaration de Balasko sur sa satisfaction sans mélange de faire du fric et d'être célèbre. En lisant La Peau de Malaparte, par coïncidence, je me rends compte que c'est le même thème qui est exploré par l'auteur. Il note la décadence de l'Europe au lendemain de la libération du joug nazi. Permettez-moi de vous citer l'extrait qui résume son approche.

 À lire avec un oeil poétique...

- Vous êtes un honnête homme, dit le général Guillaume, vous ne vendriez pas vos enfants.

- Qui sait? répondis-je (Malaparte) à voix basse, il ne s'agit pas d'être un honnête homme. Cela n'a rien à voir, d'être un homme convenable. Ce n'est pas une question d'honnêteté personnelle. C'est la civilisation moderne, cette civilisation sans Dieu, qui oblige les hommes à donner une telle importance à leur peau. Seule la peau compte désormais. Il n'y a que la peau de sûr, de tangible, d'impossible à nier. C'est la seule chose que nous possédions, qui soit à nous. La chose la plus mortelle qui soit au monde. Seule l'âme est immortelle, hélas! Mais qu'importe l'âme, désormais? Il n'y a que la peau qui compte. Tout est fait de peau humaine. Même les drapeaux des armées sont faits de peau humaine. On ne se bat plus pour l'honneur, pour la liberté, pour la justice. On se bat pour la peau, pour cette sale peau.

- Vous ne vendriez pas vos enfants, répéta le général Guillaume en regardant le dos de sa main.

- Qui sait? dis-je. Si j'avais un enfant, peut-être irais-je le vendre pour pouvoir m'acheter des cigarettes américaines. Il faut être un homme de son temps. Quand on est lâche, il faut être lâche jusqu'au bout. 

13.04.2008

La Lune aux Italiens

moon.jpgLe colonel Brand croyait que les Italiens aiment entendre dire à un étranger: Ce soir, la lune est merveilleuse, parce qu'il imaginait que les Italiens aiment la lune comme si elle était un lambeau d'Italie. Ce n'était pas un homme très intelligent, ni très cultivé, mais il avait une extraordinaire gentillesse d'âme: et je lui étais reconnaissant de la façon dont il avait dit: La lune est merveilleuse, ce soir, parce que je sentais qu'il avait voulu m'exprimer par ces mots, sa sympathie pour les malheurs, les souffrances, les humiliations de mon peuple.

 

Extrait de La Peau, Curzio Malaparte. 

12.04.2008

Josiane Balasko

BALASKO-2.jpgJosiane Balasko est dans nos parages pour assurer le service après-vente de L'Auberge rouge, une comédie de Gérard Krawczyk. Comme d'habitude, pendant ce genre de tournée des médias pour faire la promo d'un film, un comédien dit toutes sortes de choses pour se faire intéressant. À d'autres moments, il ou elle lâche involontairement un commentaire qui fait réfléchir.

Ici, Josiane balance ce truc: "Je n'ai aucun malaise d'avoir réussi. Je vis bien avec l'idée de faire de l'argent". Et dire qu'il y a eu une époque, justement celle de mai '68 dont nous célébrons le 40e anniversaire, où l'éthique du jour était celui de l'authenticité et la révolte contre les bourgeois! On n'entends même plus le mot "bourgeois", c'est dire... Il y a comme une amnésie collective à ce sujet, on dirait.

On aura compris que lorsqu'on a franchi une frontière, celle par exemple de la classe sociale ou du style de vie, un autre discours montre à la surface, celui-là tout aussi bien défendu et (presque) convaincant qu'il y a 40 ans... Je ne critique pas Balasko, qui, à cet égard, fait comme absolument tout le monde. Je ne parle que de ces tendances qui font les pages de journaux, la tendance individualiste à tout prix, par exemple. Ça se décline ainsi: "Je sauve ma peau, on verra pour les autres"...

C'est bien vrai que les journaux et nos médias sont le reflet (sans mémoire) de nos sociétés...

 

08.04.2008

La villa du Mépris

2.malaparte.jpgUne anecdote au sujet de Malaparte.

Saviez-vous que la villa où a été tourné le film Le Mépris de Jean-Luc Godard a été la propriété que possédait Curzio Malaparte sur l'île de Capri?

Potinage de la part d'un ami avec qui je parlais du roman Kaputt...

 

 

 

 

 

06.04.2008

Curzio Malaparte

17422.jpg La première fois que j'ai vu la photo de Curzio Malaparte, avec son allure de dandy, tout à côté de son entrée dans un dictionnaire de noms propres, j'avais pensé que c'était un poseur imbuvable, sorte de pilier de salon dont on rêve qu'il prenne la sortie côté jardin, tant il semble raseur.

Comme la page de dictionnaire revenait constamment sous mes doigts, par je ne sais quel caprice de la reliure (ayant eu une sérieuse période de fascination pour les personnalités historiques et artistiques), je finis par me résoudre de ne jamais m'intéresser à cette personnalité que j'imaginais en écrivain tatillon et incapable d'émettre une idée claire, concise et signifiante.

Par un étrange hasard, des années plus tard, je tombais sur "Kaputt", ce journal de guerre de Malaparte, qui allait faire sa renommée incontestable après avoir été connu pour son "Technique du coup d'État" quelque part au début des années '30. 

Ainsi donc, je ne savais pas qu'il avait été un héros de la Première guerre mondiale aux côtés des Français; je ne savais pas qu'il avait fait de la prison pour la parution de son premier livre anti-fasciste; je ne savais pas qu'il écrivait d'une manière magistrale et que ses écrits étaient saturés d'observations intelligentes, lucides, poétiques et même lyriques. En fait, avant de lire Kaputt, je ne savais rien de cette homme hors norme.

Après avoir lu l'intense Kaputt, je ne me croyais pas capable de m'y remettre avec cet auteur. Pourtant, récemment, en me promenant entre des rayons de livres de la Grande bibliothèque du Québec, je croisais des yeux un autre de ses ouvrages, "La Peau", sorte de suite de Kaputt.

Il s'agit de la libération de l'Europe à laquelle il a assisté aux premières loges. La lecture des premières pages m'a encore enfiévré et j'ai fini par comprendre que j'en avais pas fini avec ce grand Malaparte... 

La violence gratuite (II)

L'autre volet important du film Drôle de jeux, c'est la critique selon laquelle le spectateur moyen aime voir les scènes de violence au cinéma. Le réalisateur Haneke fait valoir que cet étrange plaisir, qu'on veut croire inoffensif, participe plutôt à la promotion générale de la violence dans notre quotidien. Bien entendu, un des objectifs du film, j'imagine, c'est de faire réfléchir justement le spectateur sur sa perception de la violence et des effets que cela peut avoir sur lui. Néanmoins, Drôle de jeux est tellement excessif, qu'il faut être un peu dérangé pour prendre son pied devant autant de gestes brutaux et, surtout, d'attitudes dégradant la nature humaine.

Ceci m'amène à aborder un sujet connexe, la violence dans les sports professionnels, en particulier au hockey. Je suis convaincu qu'il y a parmi la foule des amphithéâtres un bon nombre d'individus pour qui une partie de hockey prend tout son sens quand il y a de la bataille à coups de poing entre des joueurs de hockey.

Dernièrement, il y a eu une echafourrée majeure mettant aux prises des joueurs de calibre junior (Ligue junior majeure du Québec - LJMQ) des Remparts de Québec et des Saguenéens de Chicoutimi. Le clou de la soirée a été l'assaut donné par le gardien de but des Remparts aux dépens du gardien des Saguenéens, à brûle-pourpoint, comme ça, parce que ses coéquipiers avaient jeté les gants et que ce gardien sentait qu'il devait faire sa part... La rumeur veut que le père du gardien, incidemment l'instructeur en chef des Remparts, l'ait encouragé à commettre ce geste agressif.

Voici le vidéo-clip des événements de la soirée de hockey. Et la foule qui en redemande... Édifiant...


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