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31.05.2008

Sex & the city

1201821800.jpgOù que vous soyez, vous ne pouvez prétendre ne pas savoir qu'il existe une vague nommée Sex & the city, à moins de vivre sur la planète Mars. De toute manière, je soupçonne même les martiens d'en connaître un rayon sur le sujet depuis l'arrivée de Phoenix...

J'allume la télé, on y fait une critique de Sex & the city; j'ouvre le journal et on en parle dans les articles portant sur Cannes; j'allume la radio et c'est la même rengaine. Même chose dans tous les autres médias. Le Net ne fait qu'amplifier le phénomène. C'est comme si Sex & the city venait de réinventer la roue sociale...  Sarah Jones Parker, par exemple, je ne comprends pas son succès... Faudrait peut-être que j'écoute au moins un épisode, je le reconnais.

Mais ai-je besoin de l'écouter? C'est que la critique est systématiquement dithyrambique. Presque aucune femme ne prendra ses distances relativement à ce phénomène. Quelques hommes, par ailleurs, le feront et avec raison. Il y a quelque chose de misogyne dans ces histoires de femmes insatisfaites. Les hommes sont cons, imbéciles, insensibles, etc., à ce qu'on en dit. De réels dummies...

J'ai au moins eu la satisfaction aujourd'hui de lire un article du Monde qui va à contre-courant.  On y parle de la combinaison funeste de la pub et du marketing dans le scénario de cette télé-série (qui correspond davantage aux fameux roman-photos, version télé et adaptée au mode de vie nord-américain actuel).

Cette invasion des marques dans la fiction n'est pas anodine. Elle dope le sens et l'idéologie qui sous-tend celle-ci et qu'entretiennent inconsciemment les fans. "Le fait que certains consommateurs emploient un registre affectif pour parler de leur marque préférée et que leurs relations avec ces marques peuvent se comprendre comme l'extension ou le substitut symbolique de relations personnelles dans les sociétés matérialistes peut légitimement faire penser que ces relations sont de nature à nourrir (symboliquement du moins) le "soi vide" auquel prédispose l'abandon de la tradition et de la communauté dans la société contemporaine", énonce Benoît Heilbrunn (La Marque, PUF, 2007).

Dommage que Jean Baudrillard n'ait pas vu cela de son vivant...

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/31/marketi...

30.05.2008

Les rêves et les attentes

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Une petite fille tire sa mère par la manche pour qu'elle lui achète une glace;

Une jeune femme examine une robe de mariée dans une vitrine;

Un vieil homme attend le passage du bus;

Une file d'attente devant l'entrée d'un cinéma.

Je pense à mon prochain voyage, à ma prochaine paye, à mon prochain livre (à lire), à ce que je vais faire ce week-end...

L'Homme, dirait-on, est fait pour vivre en attendant. Rares sont les moments où il vit tout simplement, sans penser à ce qui a précédé ou à ce qui s'en vient. L'Homme vit sur une passerelle. Il est éternellement en transit, d'un point à l'autre, d'un désir à l'autre, d'une espoir à l'autre, d'un rêve à l'autre, d'un fantasme à l'autre.

Cet éternel besoin toujours à satisfaire.

L'Homme, cet être de désirS... 

29.05.2008

Les marchés publics

marché2.JPGQuand j'étais gamin, il y avait un passage obligé dans l'itinéraire des courses hebdomadaires, celui du marché public. Au début, cela me rebutait.  Tout ces gens qui se promenaient d'un kiosque à l'autre, les cris qu'on entendait des vendeurs qui vantaient leurs produits, toutes ces odeurs fortes qui "fouettaient" mon odorat et cette vague impression qu'il y avait une saleté générale des lieux, tout cela avait le don de m'énerver.

Puis, lentement, j'appris à aimer le marché public, surtout celui de mon enfance. Si on y allait comme un passage obligé, c'est que les prix étaient franchement concurrentiels: les producteurs étaient sur place pour vendre, sans intermédiaire, leurs fruits, leurs légumes ou leurs viandes.  C'était la vie dans son expression la plus simple et la plus humaine.

Par la suite, il y a eu la vague des supermarchés où tout était en ordre et en rangée. C'était hygiénique et organisé. Des produits alimentaires industriels archi-bourrés de préservatifs (pour allonger leur temps de survie) faisaient aussi leur entrée. Il y avait par ailleurs de meilleurs prix offerts aux clients, la raison étant que les grandes surfaces pouvaient vendre à moindre prix. On connaît la chanson. Pendant ce temps, les marchés publics tombaient presque en désuétude.

Voilà qu'ils reprennent du poil de la bête, les gens ayant compris que les produits naturels ont une grand importance pour la santé. Sauf que les prix ont nettement augmenté. Bien évidemment, vous me direz qu'il faut s'attendre à ce genre de situation: tout ce qui n'est pas "fabriqué" sur une ligne de montage et qui requiert une plus grande main d'oeuvre coûte plus cher. C'est vrai.

On oublie aussi de tenir compte des taxes municipales exorbitants que les locataires de kiosques doivent payer. Ahurissant! 

26.05.2008

Maurits Cornelius Escher

1940157190.jpgVu hier un documentaire (Achever l'inachevable) sur le graveur artiste Maurits Cornelius Escher. Préoccupé par les principes mathématiques derrière la réalité, Escher en explore les multiples possibilités. Si ses prédécesseurs avaient déjà découvert l'effet de perspective (principalement à la Renaissance), il restait des mystères à percer, ce à quoi Escher s'est tôt employé après avoir abandonné l'idée de poursuivre une carrière d'architecte.

Escher est connu pour plusieurs tableaux ou gravures représentant une énigme mathématique telle que par exemple le ruban de Möbius, le cube de Necker et le ruban de Penrose. Le documentaire a surtout porté sur Exposition d'estampes. Cette lithographie montre l'effet visuel d'une image qui se renvoit à elle-même à l'infini, donnant par le fait même un effet miroir qui n'a pas de fin, de sorte que l'image se perd dans une fuite devenant infiniment microscopique difficile à imaginer. C'est pourquoi Escher a laissé un point central non résolu, ce qu'un admirateur d'Escher (Douglas R. Hostadler) soutient à son tour dans son essai Gödel, Escher, Bach.

Dans le documentaire mentionné plus haut, il est justement question des travaux de mathématiciens pour résoudre ce mystère du point central inachevé. La démarche est pour le moins impressionnante, d'autant plus qu'une solution a été trouvée, après de lourds travaux mathématiques menés avec brio par le Néerlandais Hendrik Lenstra .

http://www.sciences.uqam.ca/scexp/11fev08/vol7_no6_art_fa...

Escher dans wiki:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurits_Cornelis_Escher

Pour ceux qui veulent voir la résolution du centre:

http://ens.math.univ-montp2.fr/SPIP/local/cache-vignettes...

23.05.2008

Soupirs ferroviaires

"À tous les voyageurs, je souhaite bonne route!", a-t-elle dû dire avant de passer à des choses plus sérieuses...

Une conductrice de train aux Pays-Bas a manifestement oublié d'éteindre l'intercom avant de passer à des occupations personnelles... Un passager a été assez vigilent pour enregistrer le tout. Ce que vous entendez entre les soupirs, ce ne sont pas les tchou-tchou du train, de toute évidence... ;)

Vous aurez remarqué que le train est immobile à la fin du clip. Arrêt de station?? Il fallait donc faire vite-vite... (À titre d'ancien employé de trains passagers, plus rien ne m'étonne...)

Humain, trop humain... (hé, hé!)

Anecdote piquée sur l'excellent blog Embruns:

http://embruns.net/

 

22.05.2008

MKE

Je voyais ces initiales sur beaucoup d'équipements de cuisine à une époque où je galérais dans les restaurants. MKE ici, MKE par là. Toujours, ces initiales étaient sur une plaque d'acier en lettres rouges sur fond gris éclatant. Et toujours ces appareils étaient faits en acier trempé. De la foutue de bonne qualité. Du MKE, j'en ai tellement vu qu'il me fallait un jour savoir de quoi il en retournait.

Mais je n'y pensais que lorsqu'il était trop tard, quand je vadrouillais dans les rues d'un centre-ville. C'est à Vancouver que j'y ai finalement pensé à temps. Je me trouvais dans une cuisine et j'avisai les fameuses lettres MKE. Bordel, j'y pense, il faut que je vérifie cette fois-ci!!!  Comment j'y suis arrivé, je ne me souviens plus trop. Il reste que sur une étiquette de métal, à l'intérieur d'une porte de four, je vis une rapide description signalétique de l'appareil et le nom de l'entreprise tout au long.

 "Montréal Kitchen Equipement", je lus.

 J'étais ému comme c'était pas possible. Si loin de ma ville et, tout à coup, si près!!! (Je sais que c'est débile, mais c'était une autre tranche de vie arrangée...)

 Rassurez-vous, je ne travaille pas pour cette entreprise... :)

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Lecture de force

lowry.jpgD'année en année, je remettais cette lecture incontournable, me promettant que lorsque je m'y mettrai, ce sera la fête. Finalement, l'autre jour, j'ai cédé à l'appel des sirènes: j'ai acheté la dernière édition de Sous le volcan de Malcolm Lowry. La couverture d'un rouge vif sur lequel je pouvais voir une photo de format rectangulaire montrant seulement les yeux passionnés de l'auteur aura eu l'effet escompté de l'éditeur, ie me faire acheter  ce livre au  mystérieux appel quasi-mystique. C'est ainsi que j'ai franchi le dernier obstacle menant à ce roman.

Je ne savais toutefois pas que j'allais commencer une course à obstacles. Il faut savoir que cette lecture se fait à de multiples niveaux, tant ce roman est farci de symboles. Après quelques pages, n'importe quel lecteur le moindrement attentionné fera le lien entre ce roman et celui de Joyce et son fameux Ulysse.  Il est clair qu'il faut une bonne épaisseur de culture pour en savourer le raffinement. Une culture linguistique, géographique, littéraire et que sais-je encore! Tant de codes s'y entremêlent, qu'il faut y faire son chemin avec beaucoup d'humilité. Je dois vous l'avouer, je traverse ce roman comme au milieu d'une jungle, ne sachant pas toujours comment interpréter tous ces symboles et ces signes. J'avance donc souvent à découvert, quitte à manquer le coche de temps en temps. C'est avec quelques soupirs, pendant cette épreuve, que je me promets une prochaine lecture plus près de mes préférences, ie à l'américaine avec un style direct, vif et même cinglant...

Mais mon supplice n'est pas fini. Je dois aussi me taper des descriptions fort belles mais d'une tortuosité cruelle et presque alambiquée. Cette prose est bien sûr accompagnée d'une tournure d'esprit identique, dans laquelle le lecteur est appelé à mettre ses skis pour effectuer un slalom ininterrompu au milieu des divagations précieuses auxquelles se prêtent les personnages de cette histoire.

J'en suis à la page 100, ie au cinquième de ce qu'on appelle presque à l'unanimité un chef d'oeuvre. Eh ben, le lecteur, lui, sent que ce sera une lecture de force... 

Un petit extrait pour vous le mettre en bouche:

La tragédie que clamaient ensemble dans cette demi-lune d'allée qu'ils gravissaient l'ouverture béante des trous comme la haute végétation exotique, fantômes crépusculaires de plantes au foyer des lunettes noires qui, se mouvant inutilement de soif de tous côtés, titubaient, semblait-il, tige contre tige, nonobstant leurs efforts pour afficher, tels de sybarites moribonds, une ultime utopique démonstration de verdeur ou d'impuissante fécondité collective, se fit-il à lui même froidement la remarque, paraissait soumise à la critique et l'exégèse d'une personne à ses côtés qui eût souffert à sa place et dit: "Vois donc comme les choses familières savent être étranges et tristes. Touche cet arbre, ton ami de naguère: se peut-il hélas, que cela que tu connus dans le sang soit devenu si lointain! Lève tes yeux jusqu'à ce Christ souffrant calmement dans sa niche, là-haut, sur le mur: il répondrait à ton appel mais tu ne peux l'appeler. Regarde l'agonie des roses. Regarde se dessécher dans le soleil, sur la pelouse, les caféiers de Concepta dont tu disais qu'ils venaient de Marie. Sais-tu encore la douceur de leur arôme? Regarde ces chers plantaniers aux fleurs bizarres, naguère emblèmes de vie et aujourd'huui de funeste mort phallique. Tu as perdu la clé de l'amour de toutes ces choses. Tu n'aimes désormais plus que les cantinas, pâle survivance d'un amour de la vie mué en poison qui n'est même pas poison pur mais dont tu fais ton élément quotidien lorsque aux tavernes-"

21.05.2008

À l'ère de la numérisation

12.jpgIl y a quelques années déjà, après avoir eu une consultation chez un médecin, une secrétaire m'avait retenu pour compléter mon dossier personnel. Tout de suite après avoir répondu à ses questions, la secrétaire appuya sur "Enter" et, du coup, mon dossier était mis à jour. Mon identité était maintenant fichée sur un support numérique... Je n'ai pu m'empêcher alors de lâcher ce mot: "Gosh, now I'm computerized!". La secrétaire leva les yeux au plafond, comme si je venais de l'ère du Néandertal.

Au fil des ans, j'ai acquis un ordinateur très modeste avant de passer à un autre plus performant. Pendant ce même temps, j'ai acheté un lecteur CD et eu en cadeau une mini-caméra numérique. Bientôt je vais me procurer un scanner.602_1040.jpg

Ce matin, je naviguais sur le web et j'écoutais l'excellent Steve Dumas. Et je réalisai, tout à coup, que je fonctionnais presque complètement en numérique, que la plupart de mes gestes, de mes achats et de mes transactions tenaient du numérique.

Il était temps que je le réalise, me direz-vous... Heureusement que j'ai encore une vieille télé à tube cathodique et que je n'ai pas de cellulaire, qu'un téléphone à touche...

 

  

17.05.2008

Le showbizz perpétuel

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Juste un petit mot au sujet du métier d'acteur. Peut-être sera-t-il sans intérêt mais j'y repense de temps en temps, et cette idée que j'ai ne cesse de revenir à mon esprit. Alors aussi bien sortir le "méchant", histoire de passer à autre chose...

Cela avait commencé avec une simple entrevue entendue à la radio (ou peut-être l'avais-je vue à la télé, peu importe). Il s'agissait d'une comédienne qui parlait de la dureté du showbizz. Elle mettait surtout l'accent sur l'insécurité du métier et de la difficulté d'assurer une continuité entre les "contrats" (c'est bête ce genre de mot pour un métier si "intemporel"...). 

Elle en concluait qu'une absence momentanée du métier (une grossesse) lui avait coûté cher en termes de visibilité et, forcément, d'offres de la part de producteurs et/ou réalisateurs. Aussi, avait-elle conclu qu'il lui fallait désormais "rester en piste", que le désir de jouer soit là ou non. Depuis cette époque, je revois cette artiste de manière systématique à la télé, la radio et même au ciné. Elle n'arrête pas de travailler, aussi j'ai pensé qu'elle a cessé de jouer et que cette volonté d'être une véritable artiste l'a ironiquement empêché de continuer à se prétendre "artiste". Étrange, n'est-ce pas? Pourtant, elle est loin d'être la seule à suivre cette voie. Le showbizz est une machine perpétuelle qui a besoin de chair fraîche. Et c'est bien dommage, car certains artistes, pour être performant, ont vraiment besoin de suivre leur rythme personnel.

Pour en revenir à cette comédienne, autant je la trouvais rafraîchissante à ses débuts (elle avait un charme fou, un charisme indéniable et une aura très particulière), autant que maintenant je la trouve prévisible, ordinaire et surtout (et tristement) très "convenue". La magie l'a quittée, c'est indéniable. Peut-être suis-je le seul à l'avoir remarqué mais cela m'importe peu. Ce qui est grave, c'est qu'elle a accepté de "rentrer dans le rang" et de faire marcher la caisse enregistreuse. Avant, elle se faisait rare et elle était enivrante; maintenant elle est là en tout temps et elle n'a plus d'attrait. C'est moche.

La photo plus haut n'a donc rien à voir avec l'actrice en question, vous l'aurez deviné, mais elle représente quelque part cette part de moments d'émotion alignés sur une chaîne de montage à l'image de ce qu'est devenu le monde du showbizz de nos jours. Une réelle buziness...

14.05.2008

Coup d'argent facile!

71014_MoneyHappiness_vl-vertical.jpgSuggestion pour faire un coup d'argent rapide et facile: faites le plein de votre réservoir et ne vous server plus de votre voiture sous aucun prétexte.

 

N'avez plus qu'à attendre que le cours de l'essence monte...

 

C'était un autre chapitre des "drôleries et songeries" de ce blog... ;) 

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