30.06.2008
Une journée d'enfer

Qui n'a pas eu le temps de lire son journal avant de commencer sa journée?
Qui n'a pas été arrêté par tous les feux rouges en se rendant au boulot?
Qui n'a pas été retardé par des éboueurs en train de vider les poubelles d'un grand restaurant?
Qui n'a pas été forcé de faire des heures supplémentaires à la demande du patron?
Qui n'a pas eu à faire face à un collègue insupportable qui pète un plomb une autre fois?
Qui n'a pas eu à refaire le même boulot plusieurs fois pour faute de distraction?
Qui n'a pas remarqué, par la fenêtre du bureau, que pendant vous vous prenez la tête, dehors, il y a des gens heureux savourant une limonade ou un drink sur une terrasse du centre-ville?
Eh ben, tout le monde a dû vivre cela au moins une fois dans sa vie, alors de quoi je me plains?
Je me plains parce que tout cela m'est arrivé aujourd'hui. Je crois qu'il y a des journées de ce genre. Elles sont marquées au fer rouge et le mieux que vous auriez à faire, c'est de rester peinard à la maison. Si je me rappelle bien, il s'agit du syndrome de Philadelphie (mais peut-être est-ce un autre nom...). Et je confirme que, quel que soit le nom, ce syndrome m'est tombé dessus dix sur dix.
Je me console en pensant à une autre époque où j'y avais droit une fois par mois. C'était réglé comme une horloge. Maintenant, c'est beaucoup plus rare. Heureusement.
* le tableau est de Pieter Bruegel: la chute des anges rebelles (1562)
21:03 Publié dans Impressions | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.06.2008
À travers un moustiquaire
J'étais à regarder le paysage, assis à l'intérieur d'un gazebo pendant qu'un copain était occupé à ramener quelques consommations. C'était un après-midi ensoleillé sans histoire, comme si le ciel était immobilisé d'une manière indéfinie. S'offrait effectivement à moi un immense ciel azuré et tranquille, événement météorologique rare dans ce coin de pays ces temps-ci. Seul une toile moustiquaire me séparait de l'extérieur, aussi je voyais le monde à travers un fin réseau réticulé panoramique.
Au bout de quelques minutes, j'essayais de comprendre ce que la simple vue d'un moustiquaire éveillait à ma conscience. À part cette idée d'impureté - mon observation du monde était effectivement entachée de ce matériel artificiel, je ne voyais pas à quoi ma préoccupation futile pouvait servir.
Puis l'image du chef-d'oeuvre de Léonard de Vinci s'imposa progressivement à ma conscience. Je repensais tout à coup à mon passage au Louvre il y a de cela plusieurs années. À cette époque je ne saisissais pas pourquoi cette peinture était considérée comme une pièce de maître - c'était une vérité reçue et indiscutée -, et vous m'excuserez de l'avouer, mais même aujourd'hui je ne pige pas encore ce que cette toile représente dans l'histoire de la peinture.
Mais peu importe, l'important n'est pas de révéler mon ignorance mais de me rappeler que j'avais retenu une chose curieuse au sujet de cette peinture. En raison de son âge, la surface de la peinture est passablement craquelée, signe évident du passage du temps.
Et c'était comme si une toile de moustiquaire avait été ajoutée en surimpression sur ce chef d'oeuvre... Ainsi donc les toiles de moustiquaire sont intimement reliées à la vieillesse, ai-je eu comme conclusion bizarre à ma divagation gratuite, facile et pas très originale...
21:44 Publié dans Impressions | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.06.2008
Pot-au-feu
Une fois n'est pas coutume, je suis sorti de mes ornières habituelles en terme de cuisine et j'ai ouvert un ouvrage culinaire, histoire de voir ce que je pourrais préparer comme nouvelle recette.
J'ai choisi mon livre de prédilection: La cuisine pour les nuls. Une recette de chili con carne avait déjà fait ses preuves dans le passé. D'ailleurs, j'en prépare toujours une grande quantité, de sorte que je fait des portions congelées que je donne ensuite à des amis qui me reçoivent chez eux. Ou à un autre qui me réserve toujours une portions de sauce Stroganoff à chacune de ses sessions culinaires.
Cette fois-ci, j'ai choisi un pot-au-feu, tout simplement.
Je vous épargne la recette pour la simple raison que vous pouvez en trouver vous-même tout partout sur le Net. Par contre je vous parlerai des épices et de la sauce qui en résulte. Divin.
Ce qui importe en cuisine, ce sont les épices. C'est la première chose que j'ai apprise quand j'ai travaillé à bord des trains restaurants à titre de serveur. Le chef ne cessait de le répéter quand il nous refilait des gigots d'agneau à la menthe entre les aller-retour de la salle à manger et le pantry.
Alors voilà. Une fois vos cubes de boeuf brunis (4 livres) dans une bonne demi-tasse d'huile d'olive, vous les mettez à part et vous ajoutez vos deux oignons (espagnols) et vos quatres gousses d'ail finement hachées (cette opération étant faite de préférence en écoutant une émission de radio pour se détendre). Après quatre minutes de cuisson modérée, vous ajoutez 3 tasses de vin et trois tasses de bouillon de boeuf, plus 1 grosse cuiller à soupe de concentré de tomate. Ensuite vous épaississez votre sauce avec de la farine.
Vous aurez compris que vos légumes sont déjà hachés avant le paragraphe précédent, sinon vous êtes dans le jus!
C'est à dessein que j'ai inversé les deux paragraphes...
Mais voilà l'essentiel, les épices. Qu'est-ce que vous ajoutez à part le sel et le poivre? Deux feuilles de laurier, une cuiller à soupe de thym (frais ou fraîchement émincé), une cuiller à soupe de persil et une cuiller à soupe de romarin.
Ensuite, vous ajoutez vos légumes (carottes, navet, fèves vertes) - sans oublier de rajouter vos cubes de boeufs que vous aviez préalablement mis de côté - et vous laissez mijoter le tout pendant une bonne heure et demie.
L'odeur est incroyable. Et vous faites des heureux autour de vous!!
12:24 Publié dans Inclassable | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.06.2008
Le week-end
Pour réussir son week-end, il faut surtout réussir ses objectifs du vendredi...
Bon week-end à tous!
20.06.2008
Mini-rage en vélo
Je roulais tranquillement sur une piste cyclabe aménagée en plein centre-ville. Loin en avant de moi, je voyais deux femmes d'âge mur en vélo en train de parler. Progressivement j'arrivai sans peine à leur hauteur.
Au feu rouge, on est tous les trois à attendre le feu vert. Au passage de la lumière, je les dépassai sans faire d'effort particulier: elles discutaient et moi je pédalais. Voilà qu'une centaine de mètres plus loin, elles me talonnaient! Je décidai d'appuyer un peu sur les pédales pour garder mes distances mais je sentis rapidement qu'elles tenaient à avoir le haut du pavé. Tout en continuant de parler de leurs affaires.
Je les laissai me dépasser. Je m'en foutais. Au bout de quelques coins de rue, je ne les voyais plus. Elles avaient probablement dû prendre une rue transversale.
C'est fou comme le rythme des gens est influencé par leur environnement. Si je n'avais pas été là, sur la même piste cyclable à les dépasser, il est fort probable qu'elles s'en seraient tenues à suivre le même rythme peinard que celui qu'elles avaient au début de ma randonnée.
C'est du moins ce que j'en conclus. Le phénomène de la rage au volant peut aussi se traduire en mini-rage en vélo. Allez savoir!!!
23:39 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.06.2008
Des journaux, un concierge et un arrêt de bus
Tous les matins, je voyais deux journaux de métro (gratuits) sur une étagère du hall d'entrée de mon immeuble d'appartements, tout à côté de la porte du concierge. Un jour, je cédai à la tentation de les prendre tous les deux pour la route. Cette routine s'est ensuite déroulée sans problème pendant plusieurs semaines. Puis, en croisant le concierge à la retraite, je lui parlais des deux journaux que je piquais en douce, le matin avant d'aller au boulot, soupçonnant tout à coup qu'ils devaient lui être destinés.
- Ah, c'est toi! qu'il dit un peu surpris.
J'appris qu'il avait un arrangement avec un locataire de l'immeuble qui lui laissait les deux journaux de métro en revenant de son quart de nuit.
- C'est pas grave, Inuk, je récupère d'autres exemplaires plus tard dans la journée.
- Bof, si tu le permets, j'en garde un, le people, l'autre je te le laisse.
- C'est ok pour moi, qu'il fit.
C'est ainsi que de jour en jour, je partais désormais avec le journal de métro avec ses pages people. J'étais sûr de tout savoir sur Lindsay Lohen, Britney Spears et autres vedettes du showbizz, tout en faisant le plein côté actualités et autres affaires publiques. Au boulot, j'étais bien sûr incollable sur les derniers potins.
Malgré tout, un petit désagrément se logeait encore dans ma tête: le mardi, je passais à côté d'un chroniqueur d'humeur qui avait sa page dans l'autre journal. Celui-là, il me le fallait. De semaine en semaine, je trouvais une manière de contourner le problème en faisant un détour dans une librairie du coin qui avait toujours une pile de ce journal près de la porte d'entrée.
Mais voilà, ce matin-là, il me le fallait précisément celui-là, l'autre. Comment faire? Je décidai de lire tout de suite l'autre journal, histoire de liquider la chronique sur-le-champ. Ensuite, peinard, je n'aurais plus qu'à prendre le people et aller mon chemin. Le problème, c'est que l'arrêt de bus en face de l'immeuble était temporairement déplacé au coin de rue suivant en raison de la réparation d'une conduite d'eau. L'autre problème, c'est que le bus était sur le point d'arriver à l'arrêt d'ici deux minutes tout au plus.
Que faire?
Je décidai de lire en fou furieux la-dite chronique et de me tenir ensuite à l'arrêt de bus temporairement fermé en faisant semblant de rien. "J'en suis capable", je pensai. Aussi, je lus à pleine vapeur la chronique devenue subitement maudite mais quand même intéressante. Pendant ce temps le bus s'en venait à une vitesse inquiétante. Je bouillais. Il ne me restait qu'un petit paragraphe à lire mais mon radar m'a vite fait comprendre que la chute était ratée. Je mis alors rapidement les voiles pour l'arrêt. Juste à temps!
Je montai dans le bus en haussant les épaules, croyant que le chauffeur habituel me ferait un sourire en coin, au pire une légère grimace pour le contretemps. Mais c'était un chauffeur de remplacement. "Savez, j'avais pas remarqué madame la chauffeure!"
- Savez pas lire! L'Arrrrrêt est au coin de rue suivant. Y en a marre de prendre des passagers complètement à la masse. DES GENS COMME VOUS!"
Tout cela à cause d'une chronique d'humeur!
19:33 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.06.2008
Le trousseau de clé
Je me ne rappelle plus où pendant longtemps j'avais l'habitude de remiser mon trousseau de clés, une fois la porte de mon appartement refermée et verrouillée. Fort probablement qu'un cendrier faisait l'affaire. Un dont je ne me servais pas puisque j'ai quand même fumé pendant quelques années. Ou peut-être les laissai-je sur le coin d'un bureau sans leur porter davantage d'attention.
Puis l'idée de ranger le trousseau encore plus près de la porte s'est tout à coup imposée. J'avais alors pensé qu'un crochet au mur, tout près du cadre de la porte, ferait l'affaire. En un tournemain, les clés étaient une affaire classée. Que je sorte ou que je rentre, en un geste furtif, les clés, qui pendaient tranquillement à un endroit pratique, étaient à portée de main.
Puis, dans une séquence banale du film The Perfect Murder, à la vue du personnage interprété par l'aérienne Paltrow, j'ai eu une révélation sur l'endroit suprême où devait atterir un trousseau de clés, une fois que la porte est refermée sur la réalité.
En un geste tout à fait désinvolte et distrait, Mme Paltrow, riche héritière d'une grande famille et mariée à un mari âpre au gain et au coeur de pierre (joué par Michael Douglas), lançait négligemment son trousseau de clés dans un vase de marbre installé dans une sorte de console ornée d'un miroir de courtoisie, tout près du hall d'entrée.
Depuis ce jour, je sais que le nec plus ultra relié à un trousseau de clés, c'est de les balancer dans un vase de marbre, avant même d'avoir enlevé son paletot ou son manteau. Pas besoin de viser un crochet ou un truc pointu, juste de balancer approximativement le tout vers une surface concave de l'espace, qui recevra l'objet au bout de toute la plénitude de son vol.
Et si le lancer manque quelque peu de précision, qu'importe, le vase est suffisamment grand pour récupérer l'objet dans sa trajectoire légèrement erratique.
C'était un autre moment de drôleries et de songeries de ce blogue sans queue ni tête... ;)
20:50 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.06.2008
L'instruction forcée
Dans un bus, à côté de moi, il y avait une lycéenne (qu'on appelle communément une étudiante, au Québec). Elle potassait tranquillement un ouvrage sur le discours. C'était de tout évidence un livre d'école, le genre de truc obligatoire auquel on ne peut pas couper. Elle le lisait peut-être pour rattraper son retard ou peut-être pour se le mettre en tête en vue d'une leçon à venir. En même temps, j'entendais les échos de son iPod. Elle combinait donc la musique et la lecture et cela a eu le don de me ramener à mes propres souvenirs d'école.
C'est au cours secondaire que j'étais devenu un étudiant appliqué. Il m'arrivait d'apprendre par pur plaisir mais, au total, c'était plutôt la galère. Je pense que c'est le stress des examens qui donnait le ton à mes études, surtout la crainte de ne pas décrocher une "bonne note". Inévitablement, au sortir d'une salle d'examen, je m'exclamais en disant que "j'avais certainement coulé", alors que je n'étais habité que par le doute.
Je reviens au bouquin de l'élève à côté de moi. Par dessus son épaule, je lis des mots qui me font aujourd'hui rêver: "développement", "discours", "argumentation", "prémisse majeure", "prémisse mineure", etc. Il était de toute évidence question de la manière d'écrire sous différentes formes, que ce soit l'essai, le discours et que sais-je encore.
Aujourd'hui, je me disais, si on me donnait tout le temps au monde pour revoir tout cela, je serais preneur. Puis je me mis à réfléchir. "Quelle est la différence entre l'apprentissage obligatoire et la lecture ludique et enfiévrée?" Entre les deux, c'est la différence entre l'instruction publique et la liberté d'apprendre. Toute la différence au monde.
Aussi, si on m'offrait de recommencer ces études, fort probablement que je m'emmerderais encore, ne serait-ce qu'à la seule pensée d'un examen à venir. On ne se refait pas!
10:07 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.06.2008
Un héros comme président...
Il n'y a pas longtemps, John Kerry, l'ancien héros de guerre (médaille de bravoure) et candidat démocrate à la présidence, avait été presque ridiculisé par les Républicains. Tout à coup le parcours de Kerry n'avait aucune valeur... et Kerry n'était peut-être pas un véritable héros. Peut-être pcq il s'est déjà affiché contre la guerre du Vietnam, à titre de vétéran (ce que GWB n'a jamais été, le couillon).
Voilà que dans la présente course présidentielle, le républicain McCain fait aussi valoir sa bravoure et son courage pendant la même guerre que Kerry, la guerre du Vietnam, et toute l'équipe républicaine joue sans retenue cette carte...
Comme quoi, on peut faire dire n'importe quoi du passé et y croire... Bien entendu, McCain est un héros de guerre. Mais qu'est-ce que cela a à voir avec les fonctions d'un président. Pourquoi tout à coup le parcours de McCain a une grande valeur et n'est pas remis en question...
11:01 Publié dans Inclassable | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.06.2008
J'ai résisté!
Je rêvais d'un appareil photo numérique depuis des mois. Est-ce que j'avais les moyens? Ouais, j'avais les moyens. Quel modèle allai-je choisir? Un rapide coup d'oeil sur des sites spécialisés m'avait fait comprendre que je devais rapidement me recycler. Je suis de l'époque des 35mm... Là, il est maintenant question de mégapixels, de stabilisateur d'image, d'écran mobile, de white balance override, de orientation sensor, de cartes mémoires, etc.
J'avais finalement choisi un modèle bridge, sorte de compromis entre le réflexe et le compact. Je suis allé dans un commerce à cet effet et là, à la vue de toutes ces caméras, ma tête avait commencé à tourner. Les prix aussi... D'une centaine de dollars à plus de mille! J'imaginais déjà les superbes photos que j'allais prendre! Ouf! Il me suffisait de manipuler une caméra pour ressentir le frisson du photographe amateur.
Je commençai à demander les prix des modèles qui correspondaient à mes besoins. Un semi-compact ferait l'affaire. Le commis me donne un chiffre. Il ajoute que j'aurais quelques accessoires en prime si j'achetais maintenant. Ouais, je pensai, peut-être que je devrais voir ailleurs. 400$ c'est quand même beaucoup d'argent.
J'allai ainsi d'un commerce à l'autre. Pas plus de 5 tout de même. Quelques variations de prix mais tous pas mal comparables. Je me mis à réfléchir. Ouais, peut-être à l'an prochain, rien ne presse. De toute manière, je ne pars pas en voyage avant encore un bout et la mini-caméra actuelle va faire encore l'affaire.
Plus tard dans la journée, j'entrai dans un autre commerce électronique. Juste pour voir. Je passai devant le rayon des caméras numériques. Un autre épisode de tournis me prit... Le commis m'adressa la parole en premier. Je pointai du doigt un modèle bien spécifique que j'avais dans l'oeil depuis le début de mes recherches.
- Avec tous les accessoires, je vous le laisse à 350$
- Zêtes sérieux?
- C'est la fin du mois, on a besoin d'écouler le stock.
Autre choc. Tout à coup, toutes mes résolutions tombaient. C'était le meilleur prix qu'on m'offrait depuis le début de mes courses. Ma tête tournait de nouveau. Autres sensations de clic-clic envahissaient ma tête. Que de belles photos allai-je prendre!!!!
- Prenez votre temps, monsieur, l'offre tient jusqu'à la fermeture.
Un supplice qui allait durer encore deux heures si je me fiais à l'horloge. Je me fis violence et allais me promener dehors pour prendre l'air frais. Lentement le tournis disparut. Puis, je sentis que même à 50$ de rabais, l'offre n'en valait pas la peine pour moi. Peut-être pour un autre mais pas pour moi.
Et c'est sur cette pensée rassurante que je rentrai chez moi. Je venais de sauver 350$...
19:53 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


