31.07.2008

La solitude de l'écrivain

solitude.jpgGoethe a écrit le roman bien connu  Les Affinités électives, oeuvre qui a fait date et qui s'est classée parmi les créations cultes de l'Occident. Je me souviens de l'avoir acheté et de l'avoir lu, sauf que le livre en question n'a pas survécu à un premier naufrage de ma bibliothèque. Aussi, j'ai peine à m'en rappeler les grandes lignes.

Peu importe, car s'il y a les amours impossibles et les grands amours passionnés, il y a heureusement toutes sortes d'amitiés, de celles où on privilégie l'intimité comme celles où tout est plus ou moins en surface. À l'âge de l'adolescence, j'ai beaucoup cultivé les grandes amitiés aux dépens de la vie de groupe. Cette formule a toutefois eu ses limites, surtout quand on les expérimente comme moi de manière entière et presque tyrannique. Malgré tout, quelques unes ont  survécu à mon âge ingras...

Puis j'ai appris à considérer que chaque amitié avait sa teinte particulière, de sorte que chaque personne offrait une palette d'intérêts et de possibilités, au-delà desquels il est absurde d'insister. Cette première constatation était le premier pas vers l'acceptation de l'Autre, cet inconnu.

Néanmoins, j'ai eu beau avoir compris cette notion incontournable, tenant compte que moi-même je ne suis vraiment pas toujours à la hauteur en toutes circonstances, il m'arrive encore d'être interloqué par les goûts et les aptitudes de mon entourage. Un tel est un organisateur syndical hors pair et très connaisseur des moeurs et coutumes au travail, tel autre est un amateur d'opéra, d'allemand, en plus d'être versé (ici, un jeu de mot) dans la dégustation des vins, tel autre encore un traducteur haut de gamme et préoccupé d'existentialisme... et ainsi de suite. Ils font de tout, sauf de la lecture et encore moins s'occupent-ils de littérature.

Aussi, rares sont ceux qui s'intéressent franchement à ce domaine et surtout pas à l'écriture. Je suis constamment en alerte pour dépister ce genre de personne bien que les adeptes de cette activité semblent une race en voie d'extinction. C'est comme s'ils rasaient les murs avant de rentrer dans leur grotte! De véritables taupes en mode survie... Il reste peut-être la communauté des blogueurs, groupe virtuel se retrouvant dans les sujets qui les intéressent au premier degré... Comme vous, lecteur(e)s inconnu(e)s... ;)

Mon dernier fantasme, incidemment, serait de relire, à haute voix, en compagnie de quelques fous, l'un des premiers romans de Dostoïevski, De pauvres gens, comme lui-même le faisait au fur et à mesure de la rédaction de son premier roman. Il était alors à la mode de lire en groupe certains extraits choisis, quand ce n'était pas l'oeuvre entière, quand bien même la nuit entière pouvait y passer. Le tout accompagné d'un thé au samovar ou d'eaux de vie... 

J'ai compris, sans l'être moi-même, la solitude de l'écrivain... 

28.07.2008

Avis de recherche

Je n'ai pas une culture musicale très fouillée et j'avoue que j'envie ceux qui ont une (ou ont pris la peine de s'en donner une). Toutes sortes de circonstances n'ont tout simplement pas favorisé cet apprentissage. Aussi, quand je me balade sur YouTube, il m'arrive enfin de pouvoir mettre des noms et des visages sur des chansons entendues distraitement à la radio.

Ma dernière découverte - et elle est majeure -, c'est le tube d'Étienne Daho, Tombé pour la France.  J'ai vu et revu le clip tourné par Jean-Pierre Jeunet en 1987, celui-là même qui allait se faire connaître pour Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Tenant compte des moyens technologiques de l'époque, ce clip est tout à fait exceptionnel. J'aime tout de cette réalisation, autant les images et le montage original que les scènes imaginées pour illustrer le contenu de la chanson. Et que dire des séquences en accélérées, répétitives et téléscopiques tout à la fois!! Idée intéressante, il va sans dire.

Rapidement, j'ai remarqué l'actrice qui accompagne Daho dans ce clip. J'ai fait des recherches pour savoir de qui il s'agit mais peine perdue, je n'y arrive pas. Quelle allure elle a!!! Les cheveux à la manière de Cléopâtre, les sourcils d'une belle courbure et des yeux à damner un saint! Je me suis amusé à faire des captures d'écran pour vous la montrer, dont une à partir d'un photomaton (quel mot!). Est-ce Elli Medeiros?

J'ai aussi ajouté des photos (prises du clip) pour rendre hommage au Daho des années '80...

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b-bop.jpg
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daho.jpg
daho2.jpg

 

26.07.2008

Le héros, le mythe et la réalité

bale.jpgPetit retour au potinage, chronique que je n'alimente pas beaucoup mais, faute de temps, - c'est la fête à mon frère! -, je me sers d'un sujet facile pour nourrir ce blogue insatiable. En tout respect pour mes respectables visiteurs, ceci dit...

Alors voilà, il s'agit de Christian Bale, un acteur de grand calibre dont je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir la filmographie complète. Il ne m'a toutefois suffit que de le voir quelquefois pour comprendre son immense talent. En matière d'acteur intense, on ne fait pas mieux, on en conviendra.

Mais tout le monde sait qu'il y a une marge entre l'acteur et ses personnages. Le monde du cinéma a beau nous proposer de grands héros, nous savons tous que c'est un leurre et que le véritable héros de la planète Hollywood n'existe pas ou très rarement. Chose certaine, un héros authentique n'existe pas selon les critères hollywoodiens. En fait, ce genre de héros passe peut-être à côté de vous à tous les jours sans que vous le sachiez. C'est quelqu'un qui continue à vivre malgré la maladie et les limitations de toutes sortes. Le héros authentique vit malgré tout, envers et contre tout.

rumourchri254367.jpgAinsi donc, Christian Bale, quand bien même il incarne Batman dans l'univers fantasmagorique des cinéphiles, dans la vie, il peut aussi disjoncter à l'occasion. Récemment, dans un hôtel de Londres, alors qu'il se préparait à la soirée de l'avant-première de The Dark Knight, il aurait rudoyé sa mère et sa soeur. La mère avait commis l'erreur de lui demander 200 000 $ pour qu'il aide sa soeur, mère de deux enfants.

Ce n'est pas facile d'être une vedette. La célébrité et le fric leur attirent sans doute une pléthore de parasites, quand ce ne sont pas les membres de leur famille qui se mêlent de jouer les quémandeurs. Comment départager tout cela? C'est sans doute quelque chose d'extrêmmement difficile. 

Heureusement que je suis inconnu, ainsi, ceux qui me rendent visite dans ce blogue viennent sans arrière-pensées, tout heureux qu'ils doivent être de lire un autre épisode de la vie trépidante d'Inukshuk (ou de ses pensées iconoclastes) et d'en retirer la substantifique moelle pour leur édification toute personnelle... ;)

 

http://www.canoe.com/divertissement/celebrites/nouvelles/...

23.07.2008

L'Assimilation - une courte histoire

assimilationà.jpgS'il y a un sujet qui occupe mon esprit de manière récurrente, c'est bien celui de l'assimilation des francophones d'Amérique. Il suffit de lire l'histoire des Canadiens-français et celle des Québécois pour comprendre que cet épée de Damoclès ne cesse de pendre au-dessus de nos têtes.

Tout au long de notre histoire, il y a eu des coupes sombres (pour emprunter un terme de foresterie...) menaçant notre survie culturelle, sinon notre survie tout court. Dès la Nouvelle-France, le problème de la survie s'est imposé, ne serait-ce qu'en raison de l'environnement ingras  et des difficultés d'adaptation des nouveaux habitants dans un nouveau territoire. Puis, il y a eu les affrontements avec les Amérindiens qui voyaient négativement l'implantation des Européens sur leurs terres. Le commerce, oui, la colonisation, non.

Après la Paix des Braves en 1701 (entre les tribus amérindiennes et la Nouvelle-France), une autre époque était entamée. Mais la menace anglaise qui s'était aussi fait sentir depuis longtemps s'est imposée encore davantage en raison des affrontements entre Anglais et Français sur le continent européen.

Ensuite, ce fut la Conquête (1759), avalisée par le traité de Paris (1763),  les pertes matérielles et humaines, la fuite des élites françaises, la confiscation des terres et du commerce, l'exil de beaucoup de Canadiens dans les territoires encore inexplorés de l'Amérique. Pendant et après la formation du Canada, le phénomène de l'assimilation avait d'abord frappé les commuautés hors du territoire du Québec. Des difficultés économiques ont ensuite forcé beaucoup de familles canadiennes à émigrer dans les États de la Nouvelle-Angleterre pendant le XIXe siècle et le début du XXe. L'écrivain franco-américain Jack Kerouac appartient à cette vague migratoire.

Toute cette histoire en est donc une de survivance et chaque époque prélève sa "ponction" de francophones, de sorte qu'il n'y a jamais eu de masse critique suffisante, ni de forces économiques assez dynamiques, pour que cette population, surtout celle délimitée par la province de Québec, puisse faire le saut "quantique" pour former un État à son image. Aussi, la seule issue possible a longtemps été la pratique du compromis avec le maître britannique, puis Canadian.

Dans ce contexte, les promesses d'une vie prospère étaient souvent assurées par l'apprentissage de l'anglais, que ce soit en tant que Québécois ou en tant qu'exilé quelque part en Amérique.

La prospérité subite des Québécois dans l'après-guerre a parfois donné des espérances du côté de la maîtrise de notre économie et de notre demi-État. Jusqu'à tout récemment, je croyais que malgré tous les soubresauts que notre histoire avait connu, il pouvait y avoir encore de l'espoir.

Puis la mondialisation et le libéralisme débridé, qui sont devenus la norme dans la jeune génération (comme de notre élite économique), remettent tout en question relativement à l'identité culturelle et à l'émancipation d'une nation en un État. Toutes ces idées passent maintenant pour rétrograde et l'apprentissage de l'anglais est perçu comme une évolution vers l'avant. Bref, devenir un anglophone c'est devenir un être supérieur et/ou un citoyen du monde. Beaucoup mieux que francophone unilingue, c'est évidence même.

Tandis que celui qui s'accroche à sa culture d'origine est un pauvre plouc. Définitivement arriéré, quelque part...

C'est à cela que je pensais quand j'écoutais Gate 22 de Pascale Picard... Une belle frimousse tout de même... bien qu'elle reproduise les mêmes tics des chanteuses folk des années '60... Des phrases à demi-prononcées comme dans un rêve... Un rêve anglophone, bien entendu... qui se termine par un fondu en noir et un éclairage à contre-jour... comme dans un film d'horreur... Voir la dernière séquence pour vous en convaincre. Bien sûre, Pascale joue la carte de la provocation soft.

L'assimilation, de nos jours, ne procède plus selon un mode contraignant mais plutôt à partir d'un mode festif et d'une ambition mondialiste, rien de moins.

 

20.07.2008

Backbeat

Ce qui est fascinant dans le cas des Beatles, ce n'est pas seulement l'oeuvre majeure en elle-même mais tous les détails qui entourent ce phénomène culturel. Car le mythe a une histoire fascinante à bien des égards.

Dans les années '90, j'avais vu l'excellent film d'Ian Softley, Backbeat, dans lequel était retracé les débuts du groupe. On y explorait non seulement le désir de ces jeunes hommes de s'éclater, mais aussi de trouver de nouvelles voies d'expression musicale.

Et derrière cette musique naissante, il y avait l'esprit du temps et son style artistique. Quelque chose d'abrupt et de fin tout à la fois. Une sorte de retour aux sources dans un monde moderne livré au bitume et à l'acier. Rien de mieux pour exprimer cet état d'esprit que les photos inspirantes d'Astrid Kirchherr, la copine de Stuart Sutcliff, le bassiste qui aura bientôt quitté le groupe pour se livrer à la peinture et vivre avec elle.

Photos prises sur le site même de Mme Kirchherr:

http://www.silverkgallery.com.au/astrid/astrid.htm

Quelques photos du site (en finissant avec Kirchherr et SutclJohn.jpgstuart.jpgiff):

 

stuart-1.jpg

 

19.07.2008

Paul McCartney et la fondation de Québec

mccarthney.jpgJe n'ai pas l'habitude de faire de la politique dans mon blogue, considérant que le sujet est amplement discuté dans les médias. De toute manière, quel ennui!

Ici, je déroge à mon habitude pour la bonne raison que les organisateurs des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec ont effectivement fait un coup médiatique en engageant Paul McCarthney, en dépit des conséquences ennuyeuses que ce choix aura entraînés.

Est-ce parce qu'il est britannique et que son spectacle sera tenu à l'endroit (le parc des Champs de Bataille sur les Plaines d'Abraham) où les Canadiens ont été conquis en 1759? Absolument. Surtout quand ces même organisateurs amateurs doivent allonger les millions de dollars pour faire venir Sir Paul...

D'abord, les revanchards indépendantistes allaient tomber dans le piège de critiquer la venue du célèbre chanteur et de l'associer au colonisateur britannique. Ensuite, parce que les fédéralistes allaient s'amuser à les traiter d'intolérant et de passéiste.  Et c'est exactement ce qui est arrivé. 

Et tout le monde de se traiter de colons, les fédéralistes comme les séparatistes. Voilà le véritable scandale qu'il aurait fallu éviter et que les organisateurs ont malgré tout volontairement suscité pour faire de la petite politique. Les véritables provocateurs, c'est les têtes dirigeantes du 400e.

Quant à McCartney, il est à son meilleur comme chanteur-compositeur. Dès qu'il sort de ce domaine, il fait preuve d'un amateurisme pitoyable comme en fait foi l'affaire des phoques du golfe du St-Laurent. 

En passant, l'affaire fait maintenant le tour du globe, de sorte que les Québécois se font une réputation pitoyable grâce aux inconséquents politicailleux organisateurs bas de gamme du 400e.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080719/CPSOLEIL/80718...

Ouais, quelquefois j'ai mal à mon Québec! 

17.07.2008

Lectures d'été

AA-lecture.jpgChacun a sa formule relativement aux lectures d'été. Bien entendu, le plus souvent on choisit léger. Ce n'est pas le temps de se prendre la tête, on en convient.

J'ai donc cédé à une lecture de roman policier. J'hésitais à poursuivre ma lecture du Millénium de Stieg Larsson (note du 30 déc. '07), mais comme tout le monde en parle et que c'est devenu une lecture convenue, j'ai perdu la motivation de m'y coller.  J'y reviendrai plus tard, quand la vague sera passée.

Je me suis donc replié sur un James Lee Buke et son détective cajun, Dave Robichaux. Dans Black Cherry Blues, il sera question d'exploitation de réserves de gaz en territoire des Pieds noirs. Grand prix de litt. policière en 1992. Un bon millésimé, de toute évidence.

Ma liste se complète ainsi (la difficulté augmentant de l'un à l'autre):

- Sexe et dépendances (roman de Stephen McCauley);

- Technique du coup d'État (Curzio Malaparte) - j'en reparlerai dans les semaines à venir;

- La Raison dans l'Histoire (Hegel) - je ne sais pas ce qui m'a pris...;

- L'Art d'avoir toujours raison (Schopenhauer)... ;) 

13.07.2008

Amicalement vôtre!

Entre forumistes, cet après-midi, le souvenir d'une bonne vieille série télé est tout à coup remonté à la surface. Quel plaisir que de se rappeler le bon vieux Amicalement vôtre mettant en vedette les stars éternelles comme Tony Curtis (le personnage de Danny Wilde) et Roger Moore (Brett Sinclair)! Quelle série, tout de même!

Et quel plaisir de retrouver la musique thème sur YouTube:

Wikifiction, rue des plumes

wikifiction.jpg            

Un étudiant à la maîtrise en communication et blogueur tout à la fois vient de lancer un site sur la création littéraire.

En effet, Coyote inquiet prend cette initiative par l'intermédiaire du site Wikifiction, rue des plumes:

Bienvenue sur la plateforme de création collaborative de la Rue des plumes perdues ... Wikifiction.ca. Une plateforme et une communauté dédiées aux nouvelles formes de littérature et de créativité qu'ouvrent la post-modernité et les technologies numériques.

On comprendra que ce site offre de l'espace pour plusieurs formes d'expression allant de la prose libre au théâtre en passant par la poésie et la philosophie. C'est dans l'esprit d'ouvrir la littérature au plus grand nombre qu'il a choisi la plateforme du Net, c'est pourquoi il a aussi prévu de la place pour un forum d'échange de discussion.

http://www.wikifiction.ca/index.php?option=com_fireboard&... 

Plus loin, Coyote inquiet précise son intention:

Mon projet se propose d'offrir un espace d'expression individuelle, de création artisitque et de communication qui offrira au visiteur-interacteur différents modes de participation : la proposition de créations individuelles, le débat, le brainstorming, la critique, la lecture, la correction, l’appréciation… ainsi que la création collective d’ouvrages de plus grandes ampleur et ambition. Il se veut donc une entreprise de diffusion d’œuvres et d’idées, un vivier de création tout autant qu’un laboratoire d’expérimentation. De plus, cet espace virtuel localisé sur un nœud du Web se veut aussi un lieu de convergence pour les esprits férus de culture, amoureux des mots, des idées ou du récit; un lieu propice non seulement à susciter l’intérêt et retenir l’attention, mais aussi à stimuler l’échange, l’approfondissement, un lieu susceptible d’induire davantage de réflexion, d’innovation, de créativité via l’interaction, donc de catalyser d’autant plus la création actuelle dans un processus de perpétuelle rétroaction.

Voilà. Bonne visite à tous!

http://www.wikifiction.ca/index.phphttp://www.wikifiction...

11.07.2008

Chelsea Hotel

chelsea hotel.jpgLe Chelsea Hotel, c'était le refuge new-yorkais des artistes méconnus. Quelques futurs génies y étaient accueillis par le gérant  au coeur d'or, Stanley Bart. Des grands noms comme Jack Kerouac et autres beats (A. Ginsberg et W. S Burroughs), Dylan Thomas, Arthur C. Clarke (il y écrivit le fameux 2001, l'odyssée de l'espace), C. Bukowski, les chanteurs Lou Reed et Leonard Cohen, les cinéastes Stanley Kubrick et Milos Forman et combien d'autres y sont passés à un moment ou un autre de leur existence.

Avant de devenir un hôtel célèbre pour artistes de renom, cette bâtisse avait d'abord été conçue pour une coopérative d'habitation privée (l'une des premières aux USA) en 1883.  Après une banqueroute en 1905, c'est la famille Bart qui s'en porta acquéreur. Le père puis son fils (Stanley) pratiquèrent une forme de mécénat en permettant à des artistes prometteurs d'y trouver résidence pour des périodes prolongées. 

En juin 2007, toutefois, Stanley Bart, à 74 ans, a été démis de ses fonctions par la nouvelle administration, sa famille n'étant plus que des actionnaires minoritaires de l'hôtel. Vous aurez deviné que la mission de l'hôtel n'est plus la même et que les prix ont aussi changé. Plus d'exception, il faut faire des profits!!!

Je suis loin d'être un excentrique ou un avant-gardiste, mais de savoir qu'il n'y a plus de place pour les rêveurs et les poètes dans la ville de New York, cela me laisse profondément perplexe. 

Pour consulter une liste exhaustive des célèbres occupants de l'hôtel, vous pouvez jeter un coup d'oeil à la liste affichée dans Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hotel_Chelsea 

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