25.03.2009
Nouveau blog
Pour ceux que ça intéresse, je lance un nouveau blog sur le serveur Blogger. Ce sera comme un blog conceptuel, oserais-je dire, quelque chose faisant dans l'irrévérence sympathique que l'on devinera sous les auspices du taulier Trader (et sa gueule patibulaire).
Les sujets seront toutefois les mêmes que ceux explorés ici sur HautetFort, ie au gré de mes intérêts et, je l'espère, du vôtre...
Lectures, photos, cinéma, coups de gueule, bref la panoplie habituelle d'un esprit retors et pugnace... ;)
Quant à la fréquence de publication, je n'en ai aucune idée.
Où le trouver? C'est Le dernier motel sur la gauche...
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09.03.2009
À la prochaine!
Toute bonne chose a une fin.
Je pensais depuis un bon bout de temps de mettre fin à ce blogue et voilà que le jour est arrivé. Après 276 billets et 1859 commentaires en l'espace d'un an et quatre mois de bloguage, ça fait beaucoup d'interaction, de toute évidence.
Je crois avoir fait le tour du jardin dans ce format. Bien sûr il y a eu des intervenants passionnants qui ont vraiment apporté de la joie dans cet espace cybernétique. C'est une expérience qui valait le détour, ne serait-ce que par ce moyen de rejoindre des gens de partout dans le monde.
Merci du fond du coeur à tous ceux qui ont pris la peine de laisser leurs traces ici. J'ai beaucoup appris grâce à vos interventions.
Peut-être vais-je revenir sur la planète blogue à un moment donné. D'ici là, je me contenterai de rendre visite aux uns et aux autres.
J'ai fermé la section commentaires, de manière à éviter inutilement l'agonie de cet espace.

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L'incontournable Claude Lévi-Strauss II
Je viens de reprendre la lecture de Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss, après avoir liquidé quelques autres livres. Ce livre-ci, je le déguste. D'ailleurs je n'ai pas eu le choix: il a fallu que je le retourne à la bibliothèque nationale du Québec puisque quelqu'un s'était mis sur une liste d'attente pour le lire à son tour.
Alors me voici à faire un autre tour de piste en compagnie de M. Lévi-Strauss...
On apprend aux jeunes ethnographes que les indigènes redoutent de laisser capter leur image par la photographie et qu'il convient de pallier leur crainte et d'indemniser ce qu'ils considèrent comme un risque, en leur faisant un cadeau, sous forme d'objet ou d'argent. Les Caduveo avaient perfectionné le système: non seulement ils exigeaient d'être payés pour se laisser photographier, mais encore ils n'obligeaient à les photographier pour que je les paye; il ne se passait guère de jour sans qu'une femme se présentât à moi dans un extraordinaire attirail et m'imposât, bon gré mal gré, de lui rendre l'hommage d'un déclic suivi de quelques milreis. Ménager de mes bobines, je me bornais souvent à un simulacre, et je payais.
Pour qui a lu un peu les mythes, légendes et coutumes de diverses contrées, ces propos peuvent avoir une résonnance saisissante:
L'ensemble des coutumes d'un peuple est toujours marqué par un style; elles forment des systèmes. Je suis persuadé que ces systèmes n'existent pas en nombre illimité, et que les société humaines comme les individus - dans leurs jeux, leurs rêves, ou leurs délires - ne créent jamais de façon absolue, mais se bornent à choisir certaines combinaisons dans un répertoire idéal qu'il serait possible de reconstituer. En faisant l'inventaire de toutes les coutumes observées, de toutes celles imaginées dans les mythes, celles aussi évoquées dans les jeux des enfants et des adultes, les rêves des individus sains ou malades et les conduites psycho-pathologiques, on parviendrait à dresser une sorte de tableau périodique comme celui des éléments chimiques, où toutes les coutumes réelles ou simplement possibles appaîtraient groupées en familles, et où nous n'aurions plus qu'à reconnaître celles que les sociétés ont effectivement adoptées.
Tristes tropiques. Claude Lévi-Strauss.
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07.03.2009
Le hasard cybernétique
Le bédéiste lew s'est prêté à un exercice des plus amusant. En suivant les étapes indiqués sur une adresse facebook, il a obtenu le montage hilarant d'une pochette du CD d'un groupe de musique.
Voici les étapes:
1 - Aller à http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le titre de l’article qui sort au hasard est le nom de votre groupe de musique.
2 - Aller à http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 ou 5 derniers mots de la dernière citation de la page sera le titre de votre premier album.
3 - Aller à http://www.flickr.com/explore/interesting/7d...
La 3e image, peu importe ce que c’est, deviendra votre couverture d’album.
4 - Utilisez vos talents de photomontage pour fabriquer un album. (Ici lew a bien voulu le faire pour moi!)
Et il m'a renvoyé par courriel le résultat final. Le band Greater bird of paradise lance l'album Don't betray me:

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06.03.2009
De fil en aiguille
J'aime regarder en rétrospective comment je suis arrivé à une idée. Vous devriez faire vous-même cet exercice, chers lecteurs!
Voici, de façon succinte, comment ma démarche m'a mené au chroniqueur Jean-Christophe Laurence de La Presse.
1- Je tombe sur la chanson A world without love de Peter & Gordon;
2- Je le télécharge dans ma fenêtre Blog-it express, sans y donner une seconde pensée;
3- Je la réécoute quelquefois par la suite pour la bonne raison que je suis fasciné par cette musique que j'écoutais autrefois très distraitement, sans chercher à en savoir davantage;
4- Je fais une petite recherche wiki sur Peter & Gordon.
Peter and Gordon were a British Invasion-era performing duo, formed by Peter Asher and Gordon Waller, that rocketed to fame in 1964 with "A World Without Love" and had several subsequent hits in that era.
5- Intéressant. Je me situe mieux dans l'univers musique avec cette donnée première. Mais encore...
Peter Asher's sister (the actress Jane Asher) was dating Paul McCartney (of The Beatles), and so Peter and Gordon recorded several songs written by McCartney, without John Lennon (though still credited, as all compositions by either were at the time, as Lennon/McCartney). Those hits included "A World Without Love" (U.S. #1), "Nobody I Know", "I Don't Want To See You Again" and "Woman". The writing credit for "Woman" is given to "Bernard Webb," which was in fact an alias for Paul McCartney. McCartney used the pseudonym to see if he could have a hit song even without his famous name attached to it. The song reached number 14 in the US and number 28 on the British charts. Peter and Gordon also recorded the John Lennon penned Lennon/McCartney song, "If I Fell".
6- Oui, cela me sidère considérablement d'apprendre que McCartney avait écrit quelques chansons du duo Peter & Gordon, que McCartney se servait d'un pseudonyme - celui de Bernard Webb - pour vérifier si derrière ce pseudonyme il pouvait connaître autant de succès que sous son véritable nom.
7 - Je me suis ensuite demandé comment l'excellent chroniqueur de musique Jean-Christophe Laurence (à gauche) - le secret le mieux gardé dans le journalisme - section musique contemporaine - dans la grande presse francophone nord-américaine - comment Laurence, disais-je, aurait rédigé une note là-dessus....
8 - lien menant à un article de Laurence sur un groupe québécois des années '70, The Haunted.
Jean-Christophe Laurence - The Haunted

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04.03.2009
La pub censurée
Suis tombé sur un clip montrant 4 pubs censurées sur les ondes publiques (américaines, je pense). Les Américains me désespèrent dans leurs critères culturels. Ils font pisser le sang dans bien des endroits mais ils s'énervent pour un bout de mamelon... :soupir:
La dernière vaut absolument le détour...
Celle-ci non plus, je ne comprends pas la censure:
Mais je ne peux m'empêcher de terminer sur cette pub de capote. Hilarant.
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02.03.2009
La lune et les Bédouins
Il s'agit d'une histoire vraie, celle d'un homme blanc qui avait décidé d'explorer le Sahara et bien sûr de rencontrer les Bédouins.
À la radio, l'homme en question racontait ce fabuleux voyage en insistant sur l'aspect le plus important, celui du dépaysement et, forcément, du choc culturel. Il voyageait avec des Bédouins en chameau, vivait avec eux sous la tente et partageait leurs repas.
Après une période d'ajustement, il a fini par s'adapter si bien qu'au bout d'un an il avait dû prendre une décision importante. En effet, il devait choisir entre rester - et la tentation était grande, tellement son expérience le comblait de bien des façons - ou retourner à la "civilisation"...
Un soir, tard après le souper, lui et les Bédouins s'étaient assis autour d'un feu de camp à discuter le bout de gras.
À un moment donné, en contemplant la lune, l'homme blanc commence à baragouiner dans la langue des Bédouins que les hommes de sa race (les Blancs) avaient réussi à se rendre sur la Lune.
Les Bédouins de sourire calmement et de dire à l'unisson qu'eux aussi y vont très souvent sur la Lune grâce à leur chaman.
- Chaman, lui, parler esprit pour savoir les dangers du voyage, lui, parler aux esprits et aux morts pour protéger nos vies. La Lune, bien sûr, que l'on y va, homme blanc!
Bien entendu, les Bédouins y allaient en esprit, ce sur quoi l'homme blanc répliqua que les Blancs y étaient allés pour de vrai.
- L'Homme Blanc est allé sur la Lune comme moi en chameau sur le sable du désert, répliqua-t-il à ses compagnons tout en jouant avec le sable de ses doigts.
Les Bédouins commencèrent par sourire devant cette insistance avant que chacun aspire longuement leur pipe et ensuite d'expirer de longues bouffées de fumée. L'aîné des Bédouins, le chef de la tribu, plissa alors des yeux, fixa ensuite l'Homme blanc et prit la parole:
- Toi, dire de graves mensonges qui vont nous attirer de sérieux ennuis avec les esprits.
Et les autres Bédouins de hocher doucement et unanimement la tête.
- Toi, inventer des sornettes de femmes folles, conclut-il.
Devant le malaise qu'il avait malgré lui créer parmi ses compagnons, l'homme blanc commença à se demander s'il en valait la peine d'insister sur ce fait historique. Pendant sa courte réflexion, il surprit même un Bédouin de très mauvaise humeur. Il crut même entendre quelqu'un parmi eux insinuer que l'homme blanc était devenu réellement fou et que ce n'était pas bon de garder un homme fou dans la tribu.
L'homme blanc se ressaissit donc et eut un sourire dégagé avant de les rassurer:
- L'Homme blanc voulait seulement voir si vous aviez le sens de l'humour. L'humour est bon pour les traversées du désert, n'est-ce pas?
Et là-dessus, les Bédouins de se détendre d'un seul coup et de pousser de grands soupirs de soulagement. Aussi ils l'entourèrent spontanément de leur affection sincère, lui offrirent des boissons et du tabac tout en terminant la soirée au milieu de chants arabes entonnés sous une demi-lune souriante.
L'Homme blanc venait de décider qu'il devait retourner chez lui, ce soir-là.
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01.03.2009
Calendrier souple
On parle beaucoup de flexibilité de nos jours.
Personnellement j'ai réussi à assouplir mon calendrier blogueste du mois de février comme en fait foi cette démonstration brillante en trois temps. Je m'y déplace, sans obstacle, en glissant sur mes pantoufles phentex:
C'était un autre épisode des "Drôleries et songeries" de ce blogue ouvert à toutes les errances de l'âme humaine... ;)
01:24 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


