09.03.2009
L'incontournable Claude Lévi-Strauss II
Je viens de reprendre la lecture de Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss, après avoir liquidé quelques autres livres. Ce livre-ci, je le déguste. D'ailleurs je n'ai pas eu le choix: il a fallu que je le retourne à la bibliothèque nationale du Québec puisque quelqu'un s'était mis sur une liste d'attente pour le lire à son tour.
Alors me voici à faire un autre tour de piste en compagnie de M. Lévi-Strauss...
On apprend aux jeunes ethnographes que les indigènes redoutent de laisser capter leur image par la photographie et qu'il convient de pallier leur crainte et d'indemniser ce qu'ils considèrent comme un risque, en leur faisant un cadeau, sous forme d'objet ou d'argent. Les Caduveo avaient perfectionné le système: non seulement ils exigeaient d'être payés pour se laisser photographier, mais encore ils n'obligeaient à les photographier pour que je les paye; il ne se passait guère de jour sans qu'une femme se présentât à moi dans un extraordinaire attirail et m'imposât, bon gré mal gré, de lui rendre l'hommage d'un déclic suivi de quelques milreis. Ménager de mes bobines, je me bornais souvent à un simulacre, et je payais.
Pour qui a lu un peu les mythes, légendes et coutumes de diverses contrées, ces propos peuvent avoir une résonnance saisissante:
L'ensemble des coutumes d'un peuple est toujours marqué par un style; elles forment des systèmes. Je suis persuadé que ces systèmes n'existent pas en nombre illimité, et que les société humaines comme les individus - dans leurs jeux, leurs rêves, ou leurs délires - ne créent jamais de façon absolue, mais se bornent à choisir certaines combinaisons dans un répertoire idéal qu'il serait possible de reconstituer. En faisant l'inventaire de toutes les coutumes observées, de toutes celles imaginées dans les mythes, celles aussi évoquées dans les jeux des enfants et des adultes, les rêves des individus sains ou malades et les conduites psycho-pathologiques, on parviendrait à dresser une sorte de tableau périodique comme celui des éléments chimiques, où toutes les coutumes réelles ou simplement possibles appaîtraient groupées en familles, et où nous n'aurions plus qu'à reconnaître celles que les sociétés ont effectivement adoptées.
Tristes tropiques. Claude Lévi-Strauss.
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04.03.2009
La pub censurée
Suis tombé sur un clip montrant 4 pubs censurées sur les ondes publiques (américaines, je pense). Les Américains me désespèrent dans leurs critères culturels. Ils font pisser le sang dans bien des endroits mais ils s'énervent pour un bout de mamelon... :soupir:
La dernière vaut absolument le détour...
Celle-ci non plus, je ne comprends pas la censure:
Mais je ne peux m'empêcher de terminer sur cette pub de capote. Hilarant.
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02.03.2009
La lune et les Bédouins
Il s'agit d'une histoire vraie, celle d'un homme blanc qui avait décidé d'explorer le Sahara et bien sûr de rencontrer les Bédouins.
À la radio, l'homme en question racontait ce fabuleux voyage en insistant sur l'aspect le plus important, celui du dépaysement et, forcément, du choc culturel. Il voyageait avec des Bédouins en chameau, vivait avec eux sous la tente et partageait leurs repas.
Après une période d'ajustement, il a fini par s'adapter si bien qu'au bout d'un an il avait dû prendre une décision importante. En effet, il devait choisir entre rester - et la tentation était grande, tellement son expérience le comblait de bien des façons - ou retourner à la "civilisation"...
Un soir, tard après le souper, lui et les Bédouins s'étaient assis autour d'un feu de camp à discuter le bout de gras.
À un moment donné, en contemplant la lune, l'homme blanc commence à baragouiner dans la langue des Bédouins que les hommes de sa race (les Blancs) avaient réussi à se rendre sur la Lune.
Les Bédouins de sourire calmement et de dire à l'unisson qu'eux aussi y vont très souvent sur la Lune grâce à leur chaman.
- Chaman, lui, parler esprit pour savoir les dangers du voyage, lui, parler aux esprits et aux morts pour protéger nos vies. La Lune, bien sûr, que l'on y va, homme blanc!
Bien entendu, les Bédouins y allaient en esprit, ce sur quoi l'homme blanc répliqua que les Blancs y étaient allés pour de vrai.
- L'Homme Blanc est allé sur la Lune comme moi en chameau sur le sable du désert, répliqua-t-il à ses compagnons tout en jouant avec le sable de ses doigts.
Les Bédouins commencèrent par sourire devant cette insistance avant que chacun aspire longuement leur pipe et ensuite d'expirer de longues bouffées de fumée. L'aîné des Bédouins, le chef de la tribu, plissa alors des yeux, fixa ensuite l'Homme blanc et prit la parole:
- Toi, dire de graves mensonges qui vont nous attirer de sérieux ennuis avec les esprits.
Et les autres Bédouins de hocher doucement et unanimement la tête.
- Toi, inventer des sornettes de femmes folles, conclut-il.
Devant le malaise qu'il avait malgré lui créer parmi ses compagnons, l'homme blanc commença à se demander s'il en valait la peine d'insister sur ce fait historique. Pendant sa courte réflexion, il surprit même un Bédouin de très mauvaise humeur. Il crut même entendre quelqu'un parmi eux insinuer que l'homme blanc était devenu réellement fou et que ce n'était pas bon de garder un homme fou dans la tribu.
L'homme blanc se ressaissit donc et eut un sourire dégagé avant de les rassurer:
- L'Homme blanc voulait seulement voir si vous aviez le sens de l'humour. L'humour est bon pour les traversées du désert, n'est-ce pas?
Et là-dessus, les Bédouins de se détendre d'un seul coup et de pousser de grands soupirs de soulagement. Aussi ils l'entourèrent spontanément de leur affection sincère, lui offrirent des boissons et du tabac tout en terminant la soirée au milieu de chants arabes entonnés sous une demi-lune souriante.
L'Homme blanc venait de décider qu'il devait retourner chez lui, ce soir-là.
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01.02.2009
De la critique
S'il y a un métier que je trouve dangeureux, c'est bien celui de critique. Non pas que ce soit dangeureux pour le critique lui-même - même les pires s'en tirent assez bien, tenant pour acquis qu'ils sont protégés naturellement par une bonne dose d'inconscience -, mais plutôt pour les principaux intéressés- les artistes - en ce sens que ces derniers doivent parfois affronter le commentaire acide, sinon perfide, alors qu'ils ont mis leurs tripes à nu.
Dans le domaine artistique, pour ce que je crois en comprendre, le créateur livre une partie de lui-même - sinon en entier - et c'est trop facile de le tourner en ridicule, surtout si le-dit créateur ne fait pas partie de la classe des incontournables.
Vous aurez remarqué que dans ma petite barque, je ne me comporte pas en critique. Je n'en ai tout simplement pas l'âme. Et si je me prononce sur une oeuvre, c'est que le plus souvent je l'ai aimée. Et si je tape allègrement sur telle autre oeuvre, c'est que je n'ai vraiment pas aimé et que je sais l'artiste-réalisateur-compositeur-concepteur-je-ne-sais-plus-quoi en question bien trop fort pour être touché par ma critique.
En fait, j'aime ou j'aime pas. Je n'ai d'ailleurs pas l'armature d'un critique ni les bases fondamentales de ce métier pour m'y aventurer.
Quelque part, je préfère le genre pratiqué par Venise et son blogue Le passe mot, que je trouve très humain et inspiré d'un réel désir de faire connaître en l'occurence la littérature. Elle y pratique même l'entrevue avec un rare plaisir et on ne sent en aucun moment cette tendance malsaine de vouloir "détruire" quelqu'un par pure sadisme.
Si je vous parle de ce métier, c'est que je suis tombé sur le blog animé par Didier Jacob que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Ève. C'est en lisant sa critique lourde et mesquine de l'écrivain Frédéric Beigbeder que j'ai eu l'idée de ce sujet dans mon propre blogue.
Non seulement Jacob verse-t-il dans une critique malveillante de l'auteur, encore se permet-il d'y mêler des considérations personnelles d'une bassesse rare. C'est que les deux hommes ne s'aiment pas particulièrement et qu'ils règlent leur contentieux par médias interposés. Quel pathétisme, quand on y pense! Et Jacob qui en rajoute une couche en ajoutant à sa liste d'inquisiteur un autre écrivain qu'il trouve encore plus médiocre que Beigbeder, le bien-nommé François Bégaudeau que je ne connais pas non plus.
On sort de ce quasi-pamphlet avec une sensation de dégoût profond, Jacob s'étant amusé tout du long à relever les fautes (discutables) de sens ou de syntaxe de l'un et de l'autre. C'est horrible de tenter de dénigrer les uns et les autres de cette manière, à mon humble avis. Et pourtant, M. Jacob semble tenir tranquillement - avec une impunité qui m'étonne - sa colonne dans un journal pour le moins prestigieux, le Nouvel Obs, à moins que je ne pige plus rien à la presse française...
Personnellement, moi non plus je ne carbure pas fort sur Beigbeder (j'ai lu deux de ses romans), mais, sauf exception (pour les besoins de ce billet) je préfère ne pas parler d'un artiste qui ne m'inspire rien que de m'amuser à le traîner dans la boue.
J'ai d'ailleurs l'impression qu'on ne voit pas ce genre d'acharnement officiel dans la presse anglophone. Une idée comme ça...
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25.01.2009
"Obama style"
J'suis allé sur un site Obama style et j'y ai obtenu un poster Inukshuk. Hé!
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18.01.2009
Quand l'Amérique était encore bon enfant...
Quand l'Amérique était encore bon enfant et qu'elle carburait aux Beach Boys et à la série I dream of Jeannie...
On s'amuse... Oui, tous les ados ont fantasmé sur Barbara Eden...
Et cet enfoiré de Dr Bellows, l'éternel incompris dont on aimait se payer la tête!
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01.01.2009
L'incontournable Claude Lévi-Strauss
J'ai bien peur que ce titre ne m'attire une clientèle à la recherche d'une paire de jeans, mis à part mes visiteurs réguliers... Un grand auteur connu pour ses travaux en anthropologie, voyez ce que je veux dire?
Chaque fois que je découvre un auteur, j'éprouve deux sentiments antagonistes, d'abord celui d'être enthousiasmé par la beauté de la pensée et du style de l'écrivain en question, ensuite celui d'être habité par ce sentiment malsain de culpabilité: "Pourquoi tu le découvres après autant d'années de retard?" Shit. C'est un passage maintenant inévitable et obligé. C'est même pire avec le temps.
Hier je suis revenu de la BNQ avec Ashini (Y. Thériault) et Tristes Tropiques de l'immortel Claude Lévi-Strauss [1908 - ]. Le premier, c'est un devoir, histoire de vérifier quelque chose lu dans l'essai de VLB; l'autre, c'est le genre de livre dont on entend dire depuis des siècles qu'il faut le lire.
Le témoignage de Tristes Tropiques par Lévi-Strauss (photo ci-contre) fait partie de cette intuition que ce livre appartient obligatoirement à ma démarche génétiquement programmée d'avance - au même titre que, par exemple, les composants "sodium" et "chlore" (et, forcément, leur symbole chimique Na et Cl) constituent la composition chimique du sel, comme si ces symboles appartenaient à une banque de données déjà présentes dans mes neurones et seulement ré-actualisées (non apprises!) par un travail scolaire -, la seule mienne liberté étant celle de choisir mon heure. Et je suis d'une lenteur désespérante. Comme je l'ai dit dans une précédente note, je suis toujours en retard et cela me déconcerte. Je suis même plus en retard qu'un procastinateur ordinaire. Pourquoi? Parce qu'étant gamin je méprisais profondément les lecteurs et la lecture. À la même époque D Rimeur était le seul grand lecteur que je respectais. Et pendant toute mon adolescence j'ai continué dans cette voie stérile à perdre mon temps dans des niaiseries sans nom. En repensant à cette époque profondément a-culturelle, je me mords les doigts, un peu comme Tuco quand il entre chez l'armurier dans Le Bon, la Brute et le Truand... Étonnant parallèle, j'en conviens.
Chose certaine, je crois comprendre c'est quoi un a-culturel profond. J'en ai été véritablement un. 100% authentique pure laine. Genuine. Non pas un grand délinquant majestueux à la manière de Mickey Rourke dans Rumble Fish, interprétant ce genre de prince urbain en moto qui attire le respect naturel de ses semblables. Non-non, juste un être discret et un peu penaud. Etk. C'est pourquoi j'ai maintenant réellement pitié de cette catégorie de personne. Aussi je suis rarement habité par le colère quand j'en vois un (a-culturel) - et je les reconnais bien vite, même quand ils sont bien habillés, nickelés de cape en pied et tout -, mais plutôt par une profonde empathie. Quelle longue marche que celle menant à la civilisation d'une personne, quand bien même elle est immergée dans une société soi-disante avancée!! Je pourrais rester assis des heures durant dans un parc du centre-ville et ne pas bouger de là, occupé et fasciné que je serais à regarder ce spectacle d'une humanité désolante, poussée à faire de continuelles conneries alors qu'elle pourrait bénéficier de tous les outils légers et performants pour apprendre à se servir de sa tête et de son jugement. Souvent, un clochard a plus de jugement que tous ces pousseux de caddies remplis de trucs immondes.
À voir ce spectacle pathétique d'hyper-consommation hystérique, il m'arrive de croire que nos sociétés ne sont pas si loin de la préhistoire, à mon humble avis. Même pire encore parce que l'Homme préhistorique, au moins, allait à la chasse pour une question de survie, non pour une stupide préoccupation de confort ou en raison d'un solde ou d'une liquidation, juste au cas... Il suffirait peut-être de deux ou trois secousses majeures, d'ordre militaire ou naturel - je ne le souhaite évidemment pas -, pour que le genre humain retourne directement à l'essentiel, sinon à un état encore plus régressif équivalent à celui de sa sortie immédiate du limon originel. J'exagère, bien évidemment, mais à peine. Si nous sommes encore en mesure de communiquer les uns avec les autres, de transmettre nos connaissances techniques et culturelles (minimalement dans le dernier cas, du moins) c'est que la mémoire de l'Homme réussit encore à se perpétuer d'une génération à l'autre, d'un individu à l'autre. Ouf. J'espère que cela continuera et qu'on tâchera de revenir à plus de vigilance à cet égard.
Paix, paix, comme le disait aux moments les plus inattendus (à m'en faire tordre les boyaux) le personnage William F. Starbuck sous la plume de Kurt Vonnegut...
Avant de vous laisser, voici un extrait de Tristes Tropiques de Lévi-Strauss sur les voyages contemporains:
Aujourd'hui où des îles polynésiennes noyeés de béton sont transformées en porte-avions pesamment ancrés au fond des mers du Sud, où l'Asie tout entière prend le visage d'une zone maladive, où les bidonvilles rongent l'Afrique, où l'aviation commerciale et militaire flétrit la candeur de la forêt américaine ou mélanésienne avant même d'en pouvoir détruire la virginité, comment la prétendue évasion du voyage pourrait-elle réussir autre chose que nous confronter aux formes les plus malheureuses de notre existence historique? Cette grande civilisation occidentale, créatrice des merveilles dont nous jouissons, elle n'a certes pas réussi à les produire sans contrepartie. Comme son oeuvre la plus fameuse, pile où s'élaborent des architectures d'une complexité inconnue, l'ordre et l'harmonie de l'Occident exigent l'élimination dont la terre est aujourd'hui infectée. Ce que d'abord vous nous montrez, voyages, c'est notre ordure lancée au visage de l'humanité.
L'Homme moderne sera peut-être vu comme cet indigène (sur la page couverture plus haut) par nos successeurs de l'épopée humaine...
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21.12.2008
Un but artistique
Ça c'est de l'art sportif à son meilleur.
Salut Bobby!
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20.12.2008
La création artistique II
Ce matin je me suis servi d'une cuiller sale (tache sèche de sauce à spaghetti) pour verser du café moulu dans ma cafetière à piston. Acte créateur.
Je laisse aussi des taches de café sur le comptoir. Autre acte créateur.
Mais quand je vais au toilette pour chier, après l'évacuation, je torche bien soigneusement mon kul kréatif.
C'est un acte hygiénique, point barre.
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19.12.2008
La création artistique
Voilà la question à laquelle je réfléchis depuis bien longtemps.
En fait, c'est le seul aspect auquel je pense quand je lis une bio ou une correspondance d'artiste.
Je ne suis pas un créateur, mais, stie, ça je surveille ça très sérieusement. Parce que l'acte créateur est fondamental. C'est le geste le plus puissant de l'Homme et c'est le moment de plus pure liberté de l'Homme.
Quand un écrivain s'exprime, quand un peintre pose le pinceau sur la toile, quand un sculpteur touche la matière, quand le musicien joue d'un instrument, quand un danseur se sert de son corps, ce sont tous des gestes profondément humains et de première importance.
Pourquoi je vous parle de ça? Parce que je viens de voir l'émission télé All together now, un making of du show sur la carrière des Beatles par le Cirque du Soleil. Parce que j'ai entendu dans la même émission George Martin, Paul McCartney (oui, je sais), Ringo Starr (vraiment cool), Dominic Champagne, Guy Laliberté et bien d'autres encore.
Les derniers noms, ben ce sont des Québécois qui ont eu l'honneur de regrouper les Beatles des années plus tard après leur séparation. Personne d'autres n'ont pu faire cela avant ni après. Des ti-gars du Québec qui ont eu l'idée de parler aux Beatles et à George Martin et de monter un show avec leur approbation. Et nous de revivre l'histoire des Beatles et leurs moments créatifs dans ce making of, faute de voir le show en DVD ou en personne! Seulement de savoir que François Pérusse, un kid d'ici, a eu le droit d'écouter les tapes originaux des enregistrements des Beatles, cela me fait exploser la cervelle. Tsé veut dire!
Pourquoi est-ce si impressionnant que l'acte créateur? Parce qu'il vient tout près de vous, à côté de vous, en vous et directement dans votre âme. Parce qu'un ange est venu sussurer à votre oreille un univers, une perception et une vision que vous ne faisiez que soupçonner. Paul McCartney racontait que ses chansons étaient écrites sur le dos d'une enveloppe; Henry Miller avouait que l'idée de son oeuvre avait été écrite sur 8 ou 10 feuillets, et la même chose pour tous les créateurs de la terre. Joual-vert! Chaque mot, chaque couleur, chaque geste, chaque son, c'est de la pure création, le reste étant le déploiement de l'idée originale.
Ma tête éclate et j'ai bu une bouteille de Chianti.
Alors voilà comment je comprends l'acte créateur. C'est grave en esti. Pis y a pas d'place pour un ti-cass à la casquette de baseball à l'envers conduisant une Honda Civic. Je reculerai jamais au grand jamais là-dessus. @!@!@!@!
Alors je vais vous rentrer dans la gorge, encore une fois, A Day in a Life et I'm a Walrus. Pis le volume à fond la caisse. S'cusez-le. Pis y aura pas d'image dans ce billet. Juste la mesik des Bealtes que je vais écouter jusqu'à ce que je crève. Stie.
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