06.07.2008
Le combat du papier
Voici un combat chronique que je mène régulièrement sans être toujours sûr d'avoir le dernier mot, celui de la paperasse accumulée.
Pour en arriver à cela, il y a eu un long cheminement à partir de mes heures fiévreuses d'étudiant jusqu'à mon âge actuel. Au début, sur mon bureau, ne traînaient que quelques crayons et une efface que je coïnçais entre le pied d'une lampe et un bibelot. Mon coffres à crayons et stylos, je le gardais dans mon sac ou ma mallette.
Ensuite, j'ai pris l'initiative extraordinaire d'utiliser un verre en plastique pour les mettre tous ensemble sans qu'ils prennent indûment de la place. Pourquoi indûment? Parce que les lettres, les notes éparses, les coupures de journaux, toutes sortes de papier s'accumulaient sur le bureau. Un étrange combat avait déjà commencé pour la possession du territoire du bureau. Les objets prenaient de la place aux dépens de mes activités pour lesquelles j'avais besoin d'un espace libre.
De temps en temps, je faisais un effort de rangement. Il me fallait passer en revue les lettres et les factures et autres feuilles jonchant la surface du bureau pour me résigner à les classer. Une fois le mécanisme enclenché, il n'y avait plus de problème car je suis un expert en rangement. C'est uniquement le premier mouvement qui coûtait le plus cher.
Voilà que le problème s'est alourdi depuis quelque temps: l'ordinateur est venu occupé le champ libre que je m'étais créé. Le boîtier, surtout, me nargue avec son modèle à plat, compliquant encore plus le problème de l'espace. Que faire?
Je connais un maître charpentier. Un homme fantastique et plein d'expérience. Je lui ai parlé d'une étagère pour surelever l'ordinateur. Il a dit "OK". À quel prix? "Je vais te faire un bon prix", qu'il dit. Je suis maintenant rassuré car je connais son habileté et sa probité.
Cet homme me connaît suffisamment pour ajouter ceci: "Grouilles-toi! Donne-moi les mesures et le plan avant la fin de l'été!"
C'était la centième note de mon blogue. Merci de votre participation à tous!!!!
10:17 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.06.2008
Le trousseau de clé
Je me ne rappelle plus où pendant longtemps j'avais l'habitude de remiser mon trousseau de clés, une fois la porte de mon appartement refermée et verrouillée. Fort probablement qu'un cendrier faisait l'affaire. Un dont je ne me servais pas puisque j'ai quand même fumé pendant quelques années. Ou peut-être les laissai-je sur le coin d'un bureau sans leur porter davantage d'attention.
Puis l'idée de ranger le trousseau encore plus près de la porte s'est tout à coup imposée. J'avais alors pensé qu'un crochet au mur, tout près du cadre de la porte, ferait l'affaire. En un tournemain, les clés étaient une affaire classée. Que je sorte ou que je rentre, en un geste furtif, les clés, qui pendaient tranquillement à un endroit pratique, étaient à portée de main.
Puis, dans une séquence banale du film The Perfect Murder, à la vue du personnage interprété par l'aérienne Paltrow, j'ai eu une révélation sur l'endroit suprême où devait atterir un trousseau de clés, une fois que la porte est refermée sur la réalité.
En un geste tout à fait désinvolte et distrait, Mme Paltrow, riche héritière d'une grande famille et mariée à un mari âpre au gain et au coeur de pierre (joué par Michael Douglas), lançait négligemment son trousseau de clés dans un vase de marbre installé dans une sorte de console ornée d'un miroir de courtoisie, tout près du hall d'entrée.
Depuis ce jour, je sais que le nec plus ultra relié à un trousseau de clés, c'est de les balancer dans un vase de marbre, avant même d'avoir enlevé son paletot ou son manteau. Pas besoin de viser un crochet ou un truc pointu, juste de balancer approximativement le tout vers une surface concave de l'espace, qui recevra l'objet au bout de toute la plénitude de son vol.
Et si le lancer manque quelque peu de précision, qu'importe, le vase est suffisamment grand pour récupérer l'objet dans sa trajectoire légèrement erratique.
C'était un autre moment de drôleries et de songeries de ce blogue sans queue ni tête... ;)
20:50 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.05.2008
Soupirs ferroviaires
Une conductrice de train aux Pays-Bas a manifestement oublié d'éteindre l'intercom avant de passer à des occupations personnelles... Un passager a été assez vigilent pour enregistrer le tout. Ce que vous entendez entre les soupirs, ce ne sont pas les tchou-tchou du train, de toute évidence... ;)
Vous aurez remarqué que le train est immobile à la fin du clip. Arrêt de station?? Il fallait donc faire vite-vite... (À titre d'ancien employé de trains passagers, plus rien ne m'étonne...)
Humain, trop humain... (hé, hé!)
Anecdote piquée sur l'excellent blog Embruns:
14:00 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.05.2008
Coup d'argent facile!
Suggestion pour faire un coup d'argent rapide et facile: faites le plein de votre réservoir et ne vous server plus de votre voiture sous aucun prétexte.
N'avez plus qu'à attendre que le cours de l'essence monte...
C'était un autre chapitre des "drôleries et songeries" de ce blog... ;)
14:31 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.03.2008
Mon esprit qui vagabonde
Comme tout le monde, quand je prends le bus et que je n'ai pas un livre en main, mon esprit vagabonde. J'étais assis sur un siège latéral, l'autre jour, aussi je voyais les maisons et immeubles défiler devant mes yeux. À un arrêt d'autobus, je me suis mis à fixer un immeuble en pierres grises, à l'entrée dont la porte était noire. Progressivement, j'imaginais une immense tête de bouddha remplaçant la facade de l'immeuble. Les fenêtres devenaient des yeux, un immense balcon un nez, l'entrée la bouche, etc.
Le bus s'était remis en marche mais cette image continuait à habiter mon esprit. Bordel, c'est quoi ce truc avec cette grosse tête grise et l'air serein?? Jusqu'à la fin de la journée, cette image d'un être heureux ne cessait d'occuper ma conscience. Lentement, les morceaux se sont mis en place. La pierre grise m'a fait penser à la peau au teint cigarette de Jules. Sur le coup, je revis ce visage, celui d'un bon collègue un peu râleur mais, tout au fond, avec un coeur d'or. C'est celui-là même qui organise des repas pour des organismes de charité, le même qui s'occupe de sa mère malade de diabète, le même qui donne une tape dans le dos à un collègue qui passe par un passage à vide.
Sacré Jules, c'était bien lui et ce sera bien lui dans peu de temps, alors qu'il sera retraité et qu'il regardera les autres personnes valides partir le matin au boulot, l'air ravi et serein, derrière sa fenêtre d'immeuble...
Salut Jules! À lundi...
09:05 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.02.2008
Le passage du temps
Je passais souvent devant ces plaques installées contre chaque cadre de porte du magasin à rayons, sans les remarquer.
Aujourd'hui, alors que je me dirigeais vers mon guichet bancaire, un mot gravé juste au-dessus chaque plaque a retenu mon attention. Le mot matches y était en effet gravé. La rugosité de ces surfaces, je le devinai tout à coup, servait à gratter des allumettes.
Il s'agissait donc d'un grattoir à allumettes dont tout client du Bay Hudson Company pouvait se servir pour allumer un cigare ou une cigarette au sortir du commerce, avant de franchir la porte.
Je pris le temps de toucher l'une de ces surfaces pour vérifier si elles pouvaient encore avoir leur utilité, quand bien même il est désormais interdit de fumer dans les établissements publics. L'usure avancée rendait le contact presque imperceptible. Il y eut tellement de grattages d'allumettes que leur surface s'est forcément émoussée au fil du temps. C'est à peine si les gens les remarquent et c'est à se demander s'ils servent même comme élément décoratif ou nostalgique d'une autre époque.
J'ai tout à coup pensé aux marches en marbre de la tour de Pise, que j'avais gravies il y a des années, dont leur surface concave laissait deviner le passage de milliers, sinon de millions de visiteurs ayant contribué à leur "vieillissement".
Même en Amérique, ai-je pensé, le temps laisse son empreinte. Ces magasins à rayons, qu'on appelle maintenant La Baie (francisation oblige) ou HBC ailleurs, ne sont plus que les reliquats de l'ancien empire commercial ayant possédé des milliers de kilomètres carrés de territoires, terrain de "chasse" pour le commerce des fourrures, et des dizaines de succursales à travers le pays.
Aujourd'hui, les succursales encore en affaires appartiennent à un consortium dirigé par un homme d'affaires américain possédant d'autres chaînes de magasins. Ainsi va la vie et ainsi passent les noms et les modes de vie...
13:40 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : temps
25.01.2008
À la recherche du titre perdu
Il m'arrive de songer à un nouveau titre pour mon blog. Je regrette presque d'avoir adopté aussi rapidement celui que j'ai choisi sans trop y réfléchir, d'autant plus qu'un autre bloggeur avait déjà un titre comparable au mien (Au fil du temps).
Comme le titre sert à annoncer ce que le bloggeur veut offrir, il aurait fallu que j'oriente ma réflexion sur le côté ecclectique de ma démarche. J'aurais pu par exemple y aller avec un néologisme reflétant cette préoccupation: Ekklektike- Ekklektisme, ou quelque chose de semblable, aurait pu faire l'affaire bien que d'un autre côté, cela aurait donné une allure trop avant-garde pour ce que je suis en réalité.
Voici d'autres propositions suivant mon approche:
- Le magasin général
- Le bazar
- Salmigondis
- Bric-à-brac
J'aurais pu aussi donner un signal plus provocateur avec un titre ravageur comme À vos risques et péril, annonçant ainsi un espace où mes idées auraient eu le don de secouer le lecteur dans ses certitudes. Mais ce n'est pas vraiment mon style, aussi le visiteur excentrique aurait pu être déçu par mon allure assez consensuel, oserais-je dire.
Finalement, comme mon objectif majeur est de trouver des gens aussi intéressés par un peu de tout, en autant que cela soit fait avec intelligence et finesse, un titre comme Une bouteille à la mer aurait vraiment collé à ma démarche. Non pas que je sois désespéré, loin de là, mais cette façon toute cybernétique de lancer une idée dans l'espace et de recevoir une réaction ou un écho correspond très bien à l'outil que peut être le blog.
Il est par ailleurs vrai que tous les bloggeurs se servent de leur site pour lancer des bouteilles à la mer, sauf que j'aurais été le premier à le dire ouvertement... :)
15:50 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Les référents de mon blog
Je vous mentirais si je vous disais que je ne tenais pas compte des statistiques reliées à mon blog. Quand bien même je ne nourris pas de grandes ambitions - je le fais en grande partie par la pure conviction d'avoir quelque chose à dire -, je jette régulièrement un coup d'oeil sur ce genre d'info.
Par ailleurs, ce qui commence à m'intriguer, ce sont les référents, ie la provenance de mes visiteurs. Après quelques mois d'activité assez continue, la curiosité m'a poussé à vérifier l'origine de ceux qui passent par chez moi.
Comme mon blog est assez ecclectique - c'est du moins mon impression -, j'imaginais que j'allais avoir une "clientèle" assez hétérogène. À l'heure actuelle, je ne peux tirer de conclusions définitives à cet égard, mais effectivement mes visiteurs viennent de plusieurs horizons et la plupart d'entre eux sont européens, HauteFort oblige, sans doute.
Je peux par contre en donner un aperçu. Par exemple, au moins le quart de la fréquentation du blog vient d'une requête directe pour "inukshuk". Bien entendu, j'y inclus les quelques connaissances au courant de ma démarche bloggeste. Dans cette proportion d'"inukshuk", toutefois, il y a sans doute des amateurs d'art esquimau, mais j'ose croire que les réguliers se trouvent dans cette catégorie.
Les autres provenances sont les suivantes:
- "blog-it express" pour des raisons évidentes;
- les sites, les forums et autres blogs où je laisse des traces;
- finalement, il y a les visiteurs exotiques, ceux qui arrivent par hasard sur mon site, par exemple ceux qui cherchaient sans doute des recettes à base d'oeuf en raison de mon billet (Écailles d'oeuf), les amateurs de Arnon Grunberg (j'en ai fait allusion dans un billet littéraire), les fans de John Fante (autre billet littéraire), les bloggeurs ne maîtrisant pas leur orthographe ("l'évolution de la fante des glases" les ont fait aboutir sur mon billet sur Fante...), etc.
Un référent qui m'a attiré des visiteurs, surprenamment, était l'article sur "les disparus de 2007". Je me suis amusé à faire google sur ces termes et curieusement, je me trouve dans la première page dans les résultats de recherche. Étrange... Je vous le suggère, amis bloggeurs, de tenter le coup pour l'an prochain. Vous aurez de la visite, quand bien même la plupart ne laissent pas de messages.
Les référents, ça donne souvent de drôles de résultats. À preuve, j'ai fait "référent" sur google image et j'ai obtenu l'image que j'ai mis en début de texte. Quelqu'un peut m'expliquer le lien entre "référent" et cette demoiselle?? :)))
Pour obtenir la réponse, il n'y a qu'à refaire la même démarche, bien évidemment...
14:40 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.01.2008
Écailles d'oeuf
Si vous faites un peu de cuisine, vous avez sûrement cassé un oeuf. Si vous n'êtes pas habile comme moi, vous avez forcément manqué votre coup au moins une fois, de sorte que quelques fines écailles se déposent au fond de votre récipient. Grrr... J'ai essayé bien des façons de casser un oeuf d'une manière nette, mais je n'ai pas encore trouvé une manoeuvre fiable.
Je me suis donc concentré sur une méthode de récupération des petites écailles. Le filtrage, bien évidemment, fait le travail. Par ailleurs, si vous êtes pressé comme je le suis souvent, le hasard m'a fait trouver un truc que je ne sais pas encore fiable, sauf que ç'a marché ce coup-ci. Je verrai à l'usage.
Voici le truc:
Éviter de jouer au plus malin avec l'écaille rebelle. À chercher à le saisir à deux doigts, il vous rit au nez et fuit à la moindre pression venant de deux côtés à la fois. Il suffit de plonger un doigt dans le blanc d'oeuf vers l'écaille récalcitrante et de le pousser contre la paroi du fond, puis vous ramenez le doigt et, infailliblement, l'écaille reste au bout du doigt. J'ai refait sans problème l'expérience deux autres fois...
C'était un autre épisode des drôleries et songeries de ce blog(ue)... S'cusez-moi pour aujourd'hui... Hé, hé!
18:25 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
09.12.2007
Les urinoirs et le destin américain...
Sur le dessus des urinoirs commerciaux, il est immanquable, du moins pour les hommes, de lire la marque de fabrication. Je vous épargne le nom de l'usine mais je vous révèle l'endroit d'où le plus souvent ils sont fabriqués: City of Industry, California...
Autre détail, il y est la plupart du temps inscrit ce qui suit: 3,2 gpf. Mon esprit inquisiteur n'a pas tardé à découvrir qu'il s'agit du drainage suivant une opération hygiénique: 3,2 gallons per flush. N'oublions pas, je vous écris d'Amérique du Nord...
Quoi qu'il en soit, mes pensées ont continué à vagabonder sur ces détails insignifiants, cet après-midi, juste avant la présentation d'un film. Mon attention a ensuite été fixée sur la ville City of Industry, Calif. L'originalité de cette ville tient à sa manière de financer ses services: l'argent ne vient que des taxes de vente! Récemment fondée - 1957 -, cette ville américaine est à l'image de la tendance contemporaine: tous les esprits supposément "modernes" sont rivées sur le matérialisme et l'industrialisation. City of Industry est donc le dernier symbole de l'évolution américaine...
Et dire que ces mêmes Américains ont fondé Independance (Missouri) en 1827 (l'endroit même où François-Xavier Aubry est passé avant de lancer une compagnie de transport reliant St-Louis et Santa Fe - j'y reviendrai sous peu dans un autre billet) dans un tout autre état d'esprit, celui de la découverte d'un pays et de sa domestication. De la ville d'Independance à City of Industry, les Américains ont apparemment oublié l'esprit de leur constitution vouée à la liberté et au bonheur. À moins que le bonheur ne soit qu'une affaire de business et d'urinoir... :)
C'était un autre chapitre des Drôleries et songeries de mon blogue...
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