01.03.2009
Calendrier souple
On parle beaucoup de flexibilité de nos jours.
Personnellement j'ai réussi à assouplir mon calendrier blogueste du mois de février comme en fait foi cette démonstration brillante en trois temps. Je m'y déplace, sans obstacle, en glissant sur mes pantoufles phentex:
C'était un autre épisode des "Drôleries et songeries" de ce blogue ouvert à toutes les errances de l'âme humaine... ;)
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25.02.2009
Les mots-clés
Il m'arrive de jeter un coup d'oeil sur les mots-clés utilisés par les internautes sur leurs moteurs de recherche pour parvenir à mon blogue.
Certains arrivent chez moi par une voie anonyme sur une base régulière. Ils aiment venir me voir, sauf qu'ils préfèrent rester anonyme. C'est comme si quelqu'un venait chez vous et s'installait dans votre salon en ayant préalablement mis un sac de papier brun sur la tête avant d'entrer.
Voici une liste de mots-clés qui ne m'étonne pas puisque j'ai utilisé ces termes dans mes billets:
- porno-montréal
- eucosmie
- biscuits porte-bonheur
- Claude Lévi-Strauss
- Spinoza
- Pascal Mantovani
- le mépris Malaparte
Pas grave, je ne m'en formalise pas. De toute manière, c'est très courant sur le Net.
De mon côté, toutefois, je ne me cache pas derrière un mot-clé quand je vais ailleurs. Il peut arriver que je passe par les blogs-rolls pour aller plus vite, néanmoins je ne me sers pas non plus d'un fureteur d'adresse IP.
Puis il y a les visites impromptues, celles reliées au pur hasard d'une recherche sur le Net. Certains termes sont tout à fait surprenants:
- deust (!)
- font écran mystique visage d'homme
- frappe sur une feuille (?)
- Cedrom
- écarteur trachée (probablement le texte sur Boulgakov)
- doctoresse en chaleur :lol:
Je regrette de ne pas avoir colligé d'une manière exhaustive les mots les plus exotiques dont j'ai perdu trace au fil des mois. Certaines fois j'étais proprement ahuri par l'allure inhabituelle de ces termes.
Qu'en est-il de vous, visiteurs-blogueurs?
14:08 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.02.2009
Parcomètre inventif
00:05 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.01.2009
Pourquoi?
Pourquoi mon bout de papier tombe presque toujours à côté de la poubelle et quand, par hasard, il atteint la poubelle il tombe sur un verre en styromousse et rebondit sur le plancher?
Pourquoi mon lacet de chaussure casse juste au moment où je suis pressé?
Pourquoi le bus vient tout juste de passer quand j'arrive à l'arrêt?
Pourquoi est-ce que je choisis TOUJOURS la mauvaise file d'attente à la caisse d'un supermarché?
Pourquoi ai-je un urgent besoin de pisser juste au moment où j'ouvre la porte de mon appartement et que j'ai encore mon manteau sur le dos et que je porte encore mes bottes pleines de slotch? Je vous laisse deviner le reste: courir comme un dératé jusqu'aux toilette. Joual-vert!
Si vous êtes habités par des "pourquoi", faites-moi le savoir...
Ce week-end, je vais publier un "pourquoi" dont je connais la réponse. D'un genre d'humour acidulé... Il est déjà en boîte prêt à être lu, mais je préfère le mijoter encore. Ça parlera de ma recette de chili con carne...
18:28 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31.12.2008
Méli-mélo + suite de l'empire inukshukien (II)
Eh oui, c'est sous le coup de l'émotion que se termine l'année 2008, tant j'ai connu des moments intenses sur ce blogue que sur ceux des autres. Si vous me demandez de faire un bilan, je vous réponds derechef que j'en suis incapable. Trop complexe de rendre de manière ordonnée ce mélange extraordinaire de rencontres cybernétiques et des sensations qui en découlent. C'est comme ça.
De toute manière, des bilans, j'en fais hebdomadairement pour mon propre compte, alors en ce qui concerne la durée de toute une année, c'est comme mettre en ordre des pâtes dans un macaroni. Un exercice complètement inutile, aussi bien le dire en ces termes.
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Anecdote puisée dans la réalité:
Ça se passe durant une réunion familiale du temps des Fêtes. Un oncle me dit aimablement - et sans arrière-pensée - que j'ai l'allure d'un politicien. Je lui réponds que j'aurais été plus flatté s'il m'avait comparé à un vendeur de voitures d'occasion.
- Ah mais c'est pas une mauvaise idée, qu'il me rétorque avec un grand sourire.
- Hé, hé!
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Un petit mot sur une pub visant à promouvoir l'utilisation des laptops par les enfants du tiers-monde. Remarquez que je n'ai rien contre cette manoeuvre - quoique... - mais s'il faut utiliser un mort célèbre pour faire cette promotion en se servant d'une technologie cybernétique sophistiquée, cela me lève le coeur. C'est la veuve de Lennon, Yoko Ono, qui a accepté l'idée de cette promotion débile. Ça me fait gerber. Et vous?
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Je préfère poursuivre le filon de l'empire inukshukien, quand bien même ma réputation de blogueur sérieux risque d'en prendre pour son rhume. C'est les risques du métier. Allons donc dans l'aventure délirante inukshukienne...
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En ce qui touche la IWC, c'est une autre affaire. Voilà quelque chose d'autrement plus important. Parce que voyez-vous, dans cette affaire, il n'y pas seulement moi, Inukshuk Iier, mais des actionnaires qui demandent du rendement. De gros rendements.
Et du rendement, je leur en donne. Du vrai, pas du toc à la Madoff. Des chiffres? C'est confidentiel, à moins d'être actionnaire. Oui, je sais, ce n'est pas facile. Des actions, j'en mets en vente sous le seau de la confidence. Pourquoi? Parce que tout le monde se les arrache. Prenez un numéro, je fais du cas par cas, rien d'autre.
Ah si vous saviez comme c'est jouissif de mener le jeu... On cogne à ma porte et on se fait si hyper-gentil avec moi pour essayer de s'introduire dans le conglomérat ICW, tellement que c'est presque gênant de les voir tous se comporter en courtisan. De grâce, un peu de retenue. C'est pour cela que j'ai retiré l'adresse cybernétique de ce blogue. C'est trop difficile de dire non, voilà, c'est dit!
Passons maintenant aux choses sérieuses. Par pure bonté, j'ai décidé de diffuser une autre partie du rapport annuel ultra-secret de l'entreprise multi-nationale ICW. La lecture de ce rapport a eu tout simplement l'effet d'un électrochoc sur moi. C'est décidément un collaborateur de premier plan qui a rédigé cette note. Et j'ai voulu partager avec le RDM (reste du monde) le fruit de cette réflexion dans un pur but purement humaniste. Eh oui, je partage les secrets de ma réussite avec qui est prêt à réfléchir sur la mienne démarche et celle de mon équipe de collaborateurs. C'est cela le nouvel humanisme. Sans calcul. Gratuit. La main tendue, rien de moins. J'ai presque la larme à l'oeil pendant que je rédige cet avant-propos. C'est ainsi que je suis. Une âme sensible qui s'enflamme à la moindre émotion. C'est rare.
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D'abord, dans un premier temps, j'avais escamoté le tableau des acquisitions américaines de l'empire inukshukien dans le seul but de ne pas faire de jaloux. Mais là, je balance la carte de la région et advienne que pourra. Je le rappelle, les zones colorés sont des zones conquises.
Qu'est-ce que ça dit? L'Amérique du Nord m'appartient complètement. Sauf le Mexique. Bof, ils n'ont pas de pouvoir d'achat. Qu'est-ce que j'en ai à foutre des péquenots de Mexicains? C'est bien suffisant de les importer pour cueillir les récoltes de produits maraîchers en automne. Ils sont déjà bien contents d'avoir accès à une portion de notre prospérité. On leur apprendra bien tôt ou tard à consommer et à travailler comme des caves afin de faire partie de la grande foire occidentale. C'est ainsi que nous sommes sortis de la crise de 1929 et c'est ainsi que le monde fonctionne depuis lors. C'est pas compliqué.
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Autre extrait du rapport:

(...)
Ah l'Asie! Que de rêves ont eu d'anciens rois, empereurs et autres conquérants sur ce continent après les Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan et autres. Ils n'avaient pas compris que la victoire, la seule qui compte, c'est celle touchant le coeur des consommateurs par l'intermédiaire des kits magnifiques. Surtout les kits inukshukiens, on en conviendra.
Présentement, nous avons une solide présence en Iran et aux Indes. Ce dernier marché populeux est d'ailleurs très prometteur. Une fois les Indes absorbées dans l'empire inukshukien, tout l'Asie du Sud-Est devrait suivre sans maugréer. C'est l'effet domino, bien entendu. Il restera alors la Chine, autrefois appelé l'Empire du Milieu, pour que le continent ne devienne inukshukien dans son entier. (Parce que le cas de la Russie, c'est déjà réglé, j'y reviendrai.) C'est d'autant plus vrai que le Japon est déjà entré dans notre coalition, celle du Bien et de la Consommation, deux articles très importants de la foi inukshukienne. Le Japon, que nous ne voyons que très partiellement dans le tableau à droite ( située à l'extrême droite dans le tableau), a été intégré dans notre empire par l'entremise des conglomérats électroniques et sub-atomiques. Faisant maintenant partie de nos alliés naturels, ils servent de bouclier contre la Chine, advenant le cas qu'elle aurait voulu s'étendre plus à l'Est et trouver un partenaire pour contrer l'aventure de l'expansion inukshukienne. Autrement dit, le flanc droit est protégé.
Tableau annexe: expansion asiatique.
La phase d'expansion asiatique sera forcément la plus critique de la croissance inukshukienne. C'est vraiment à cette époque historique de cette croissance commerciale que tout va se décider. Il faudra que tous les fronts accessoires (Amérique et Europe en particulier) soient dans une position stable pour que le processus asiatique se passe dans les meilleures conditions. Nos agents de marketing devront porter une attention toute spéciale à la tradition culturelle de ce continent qui n'est pas encore américanisée de manière suffisante pour un blitz commerciale de l'envergure que nous voulons lui donner. Doit-on miser sur le temps - l'osmose des régions périphériques, celles qui auront adopté naturellement le mode de consommation nord-américain sans réchigner - ou sur l'effet coup de massue d'une publicité tous azimuts pour stigmatiser les modèles de consommation recherchés? Voilà deux voies de réflexions sur la marche de la conquête asiatique. Plus haut, un tableau de la progression géographique des marchés du sud-est asiatique, à partir des bases commerciales déjà en fonction.
(...)
À suivre, si jamais il y a une suite...
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Je sais que c'est très débile que cette aventure inukshukienne. Promis, j'arrête les frais ici et je retourne à ma marotte tranquillo de commentaires sur la littérature, l'histoire, l'actualité et autres balivernes du quotidien.
Et surtout, bonne année à tous mes valeureux visiteurs!!!! ;)
06:33 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.12.2008
L'empire inukshukien
Iiiicccchhh..., je prends le risque de publier un extrait d'un truc que j'ai écrit ce week-end. J'avais le goût de me conter des histoires. Je prends la peine de le préciser, juste au cas où on s'inquiéterait de ma santé mentale.
C'est donc un nouvel épisode d'une nouvelle aventure, celui de L'empire inukshukien. Très influencé par mes anciennes lectures de Philip K. Dick et du plus récent Vonnegut... Hé, hé!
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Extrait d'un rapport écrit par un haut responsable d'une agence mondiale, l'Inukshuk World Corporation (IWC).
Après un an d'activité l'empire inukshukien (et son marché) semblent très dynamiques. La recette de notre formidable succès est somme toute assez simple: il suffit d'envoyer des représentants sur place, pourvus d'un kit de démonstration, et, du coup, des floppées de nouveaux adhérents deviennent des distributeurs des produits IWC. Du coup nous élargissons le marché des statuettes Inukshuk ainsi que de leurs accessoires et autres sous-produits (magazines, t-shirt, tuques, mouflons et j'en passe de plus belles).
Voici l'état actuel du marché:
(...)

Après l'Amérique du Nord dont nous maîtrisons le marché dans sa presque totalité, il y a bien sûr l'Europe de l'Ouest où la France sert de point de chute principale. C'est à partir de la France que notre conquête des marchés a commencé. Voici un tableau ci contre.
À partir de ce territoire, nous comptons élargir notre clientèle de manière centrifuge. L'effet de masse aura progressivement contribué à l'expansion des marchés. C'est ainsi que nous avons pénétré le marché de l'Est par le corridor austro-hongrois. La Bulgarie et la Grèce font maintenant partie de nos nouveaux territoire et seront la base d'un futur marché du bassin méditerranéen. Avant cela, nous devrons faire la conquête de la péninsule italique. Une entreprise qui s'annonce facile. "A walk in the park", pourrait-on dire. Voir tableau ci-bas:
Entretemps, nous dépêcherons quelques détachements pour compléter la conquête de la Scandinavie où nous avons déjà une porte d'entrée en Suède, grâce en particulier à une entente d'autonomie particulière, cela afin de faire alliance avec les PDGs d'IKEA, une grande entreprise qui a fait ses preuves dans le marché du kit.
Aussi bien prendre pour acquis que le territoire européen nous appartiendra en totalité tôt ou tard.
08:47 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.09.2008
La tache rebelle
Comme tout le monde, je passe un chiffon sur la table de travail dans la cuisine ou ailleurs pour enlever les saletés et les taches. Et hop! de nouveau ça devient lisse et propre.
Certaines taches s'envolent au premier coup comme par exemple les empreintes d'une tasse de café. D'autres font la tête et résistent. Je monte alors d'un cran l'intensité de l'opération. Seuls les coriaces survivent à ce redoublement d'effort.
Comme je respecte les taches rebelles (sauf les cernes et autres saletés sur les vêtements), je leur donne un sursie de quelque temps avant qu'ils ne passent à l'excision majeure, habituellement un grattage au couteau ou l'usage d'un détergent capable de défoncer un mur de ciment.
C'était un autre épisode débile des drôleries et songeries de ce blogue.
08:45 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.09.2008
Un Jeep rouillé
En passant sur un certain boulevard achalandé de Montréal, je suis souvent pris dans un bouchon de circulation. Cela arrive assez souvent à une intersection, de sorte que j'ai fini par aviser un Jeep rouillé stationné dans une entrée de garage. Non seulement il est rouillé, mais ses pneus sont à plat.
La vue répétée de ce véhicule "amarré", au fil des jours, a fini par me remettre en mémoire un commentaire entendu dans mon entourage quand j'étais gamin: "Un Jeep, ça coûte rien en gaz..." disait-on. Bien sûr, comme j'étais gamin, je croyais qu'un Jeep ne coûtait absolument rien en essence et, forcément, ceux qui ne se déplaçaient pas en Jeep acceptaient absurdement de payer pour rouler en voiture.
À ce seul rappel d'un passé naïf s'est rajouté un autre souvenir, celui d'une vieille série télé que j'écoutais passionnément: Commando du désert (The Rat Patrol). Quand j'entendais le début de la musique thème, je cessais toute activité en cours et j'allais m'installer devant la télé pour regarder un autre épisode d'une patrouille d'Américains dans le désert africain qui combattaient les méchants Allemands.
J'ai retrouvé la musique thème sur YouTube. Dans l'extrait retrouvé, c'est seulement au bout d'une minute que tout s'enclenche: la musique tout à coup décolle et les Jeeps bondissent dans les airs, tenant à son bord de valeureux soldats! Qu'ils avaient de l'allure ces défenseurs de la liberté, surtout le colonel au chapeau australien et un étrange écusson sur le côté. Mais il y avait aussi ses camarades tout aussi courageux et super cools. Ah, c'était le bon temps... comme dirait l'autre...
Oui, je croyais encore aux héros à cette époque tendre de mon existence...
18:44 Publié dans Drôleries et songeries | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.09.2008
Mon gros orteil et Ducharme
J'étais assis sur mon canapé alors que je compulsais mon livret d'instructions de ma caméra numérique. En la manoeuvrant, j'ai par inadvertance réveiller la bête qui a poussé un gémissement déclenchant le mécanisme de prise de photo. Je pouvais tout de suite voir sur mon écran le résultat d'une photo ratée. Au bas, il y a mon orteil que j'ai pris la peine d'identifier à l'aide d'une flèche de mon invention...
À la vue de ce banal orteil, il m'est revenu cet extrait de L'hiver de force par l'auteur québécois Réjean Ducharme:
Dans quelques mois, déjà, nous pourrons passer notre temps à regarder le bout de nos chaussures sans que ça nous ennuie du tout, tout à la satisfaction de ne pas avoir à lutter pour échapper à quelque féroce angoisse.
Bien entendu, j'ai pris la peine de retracer dans le texte cet extrait. Quand même... J'en ai profité pour retrouver d'autres extraits que j'avais aimé lire à l'époque. Voici un florilège cueilli au hasard du roman.
Sur l'honneur:
L'honneur, c'est regarder la TV jusqu'à ce qu'elle ne diffuse plus rien puis aller se coucher.
Sur l'angoisse:
Il n'y a qu'un moyen de vaincre l'angoisse: arrêter de s'en faire et dominer la situation. C'est tout simple mais il fallait y penser. Je dis ça pour ceux que les recettes intéressent; nous on est au-dessus de tout ça.
Sur la politique:
S'ils veulent nos votes qu'ils versent des larmes.
Sur l'argent:
On n'a jamais été au-dessus de nos affaires, certes, mais assez d'argent c'est trop d'argent. Une bonne indigence va nous rendre notre vigilence de notre adolescence.
Sur la résilience:
La vie est remplie de déceptions, mais on est des capables. On est capables de le prendre! On est même capables de trouver ça bon!
Et pour terminer la courte liste, une autre sur le sentiment de dépendance ironisé:
On va la prendre d'assaut la Toune (une vedette médiatique de leurs amis). On va la forcer l'hostie! Elle ne viendra pas nous chercher: plus d'affaire de s'écraser par terre puis d'attendre que la poussière nous enterre. On va s'imposer, plus d'affaire de s'offrir au bout d'une perche longue. On va déranger, ennuyer, solliciter. On va l'achaler jusqu'à ce qu'elle abandonne et s'abandonne. On va l'user. On va la suivre partout, occuper tout le temps toute la place à côté d'elle; on va jouir d'elle malgré elle. Quand elle va dire: "Allez-vous-en, man!" on ne fera plus les susceptibles, les chiens battus, on va lui répondre du tac au tac: "Fuck you, man, on reste!" Et on va rester.
Écrit au début des années '70, ce roman est un reflet d'une époque absolument révolue, celle des années post '68 et d'une sorte d'anti-matérialisme qui n'a rien à voir la globalisation actuelle et à la sur-consommation. Le couple du roman se cherche à travers la création mais il connaît des revers en raison de ses idéaux inflexibles.
Réjean Ducharme (1941 - ) s'est vraiment fait connaître avec ce roman, juste après avoir fait publier son premier chez Galllimard, L'Avalée des avalés. C'est l'un de nos auteurs majeurs qui a aussi écrit des pièces de théâtre. Cet auteur fuit les médias et la scène publique. C'est un promeneur infatigable des rues de Montréal. Il y ramasse toutes sortes d'objet et en fait des installations qui font l'objet d'expositions.
Voilà. C'était mon hommage malhabile d'un auteur qui mérite d'être connu encore plus.
(Une des rares photos disponibles de Réjean Ducharme)
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06.07.2008
Le combat contre la paperasse
Voici un combat chronique que je mène régulièrement sans être toujours sûr d'avoir le dernier mot, celui de la paperasse accumulée.
Pour en arriver à cela, il y a eu un long cheminement à partir de mes heures fiévreuses d'étudiant jusqu'à mon âge actuel. Au début, sur mon bureau, ne traînaient que quelques crayons et une efface que je coïnçais entre le pied d'une lampe et un bibelot. Mon coffres à crayons et stylos, je le gardais dans mon sac ou ma mallette.
Ensuite, j'ai pris l'initiative extraordinaire d'utiliser un verre en plastique pour les mettre tous ensemble sans qu'ils prennent indûment de la place. Pourquoi indûment? Parce que les lettres, les notes éparses, les coupures de journaux, toutes sortes de papier s'accumulaient sur le bureau. Un étrange combat avait déjà commencé pour la possession du territoire du bureau. Les objets prenaient de la place aux dépens de mes activités pour lesquelles j'avais besoin d'un espace libre.
De temps en temps, je faisais un effort de rangement. Il me fallait passer en revue les lettres et les factures et autres feuilles jonchant la surface du bureau pour me résigner à les classer. Une fois le mécanisme enclenché, il n'y avait plus de problème car je suis un expert en rangement. C'est uniquement le premier mouvement qui coûtait le plus cher.
Voilà que le problème s'est alourdi depuis quelque temps: l'ordinateur est venu occupé le champ libre que je m'étais créé. Le boîtier, surtout, me nargue avec son modèle à plat, compliquant encore plus le problème de l'espace. Que faire?
Je connais un maître charpentier. Un homme fantastique et plein d'expérience. Je lui ai parlé d'une étagère pour surelever l'ordinateur. Il a dit "OK". À quel prix? "Je vais te faire un bon prix", qu'il dit. Je suis maintenant rassuré car je connais son habileté et sa probité.
Cet homme me connaît suffisamment pour ajouter ceci: "Grouilles-toi! Donne-moi les mesures et le plan avant la fin de l'été!"
C'était la centième note de mon blogue. Merci de votre participation à tous!!!!
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