04.03.2008
Trash vortex
Il ne faut pas mésestimer les petites publications gratuites comme par exemple les journaux de métro qui sont distribués gratuitement aux usagers. J'ai pris l'habitude de les parcourir, sachant que quelques trucs peuvent à tout hasard attirer mon attention.
L'autre jour, dans un journal de ce genre, je suis tombé sur un article traitant du Trash vortex. Cette seule expression (rare) a été suffisante pour attirer mon attention. Le Trash vortex (il n'y a pas d'équivalent français), c'est une expression traduisant la présence d'une immense île de déchets dans le Pacifique. Tellement grande qu'elle a une dimension comparable à celle du territoire de la France!
Comment se forme une telle agglomération de déchets? C'est la résultante des courants traversant l'océan Pacifique des Amériques à l'Asie et l'Océanie, de sorte que les déchets de plastique se retrouvent dans une zone statique et stagnante. Au fil des décennies, ces matériaux en plastiques fragmentés forment une masse diluée dans une immense masse d'eau perdue dans l'océans Pacifique.
Des chiffres?
En étudiant la concentration de débris de plastique flottant dans cette région, Charles Moore obtient ces chiffres ahurissants: trois millions de morceaux de plastique par km2. Dans la zone centrale, dans ce qui s'appelle le Trash Vortex, les études s'accordent à dire que l'on trouve aujourd'hui six kilos de plastique pour un seul kilo de plancton.
http://www.rue89.com/2008/02/02/une-mysterieuse-ile...
Les conséquences?
D'abord, en raison de l'absence de courant dans cette zone, cette "île" peut subsister d'une manière indéfinie. La faune marine des environs adopte ce nouvel environnement, en particulier les tortues et les albatros. Ceux-ci s'en servent comme abris ou ancrage tout en confondant les petites particules pour des planctons, d'où ingestion de plastique...
Tous ces déchets viennent en grande partie de la terre ferme, avant d'être déversés dans l'océan et se regrouper dans cette île mystérieuse. Évidemment aucun pays ne veut prendre la responsabilité de cet accident écologique...
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