25.01.2009

"Obama style"

J'suis allé sur un site Obama style et j'y ai obtenu un poster Inukshuk. Hé!

 

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Crashed ice à Québec

À tous les ans, une compétition de Crashed ice est tenue à Québec.

Qu'est-ce que c'est?

C'est une course (sans règlement!) entre des patineurs (4 à la fois) qui descendent un corridor (tortueux avec des bosses en dos d'âne) le long des rues en pente de la ville de Québec (dont j'ai parcouru les rues un nombre incalculable de fois, plus particulièrement le Vieux-Québec).

Comme tout le parcours est en pente, les patineurs prennent rapidement de la vitesse, aussi des bandes  sont installées tout le long du parcours avant d'aboutir à une barrière d'immenses coussins pour arrêter les patineurs.

Deux Finlandais ont gagné l'épreuve hier. Les femmes aussi ont leur compétition.

Un clip de la compétition de 2007 pour vous montrer de quoi il retourne. Aussi une façon de voir Québec de nuit et l'éclairage des bâtisses d'importance:

24.01.2009

Le bon usage

510JZGZ08BL._SL500_AA240_.jpgLe bon usage, c'est le détour obligé de ceux qui veulent maîtriser le français d'une manière classique et irréprochable. Cet ouvrage constitue en effet la bible du français et l'ironie veut que ses auteurs (Grevisse et Goosse) soient belges...

Quoi qu'il en soit, j'ai dû le potasser un peu il y a quelques années. M'en suis rendu compte en l'ouvrant pour écrire cette note. J'ai revu quelques phrases soulignées au surligneur jaune, ce qui m'a rappelé ces étranges heures à fouiller dans le coeur du réacteur nucléaire du français.

Qu'elle est (inutilement) compliquée cette langue!

Bien sûr, quand on la possède elle réussit à transmettre d'une manière gracieuse et ouvragée des idées et des sentiments auxquelles aucune autre langue ne pourrait prétendre. Mais à quel prix! Ne vous demandez pas pourquoi le français est maintenant en perte de vitesse avec l'anglais, cette langue plastique aux règles souples et minimales.

Sur le seul usage des prépositions, vous avez droit à 110 pages de règles et de citations!

En ce qui concerne l'usage du subjontif, Grevisse et Goosse se sont relâchés quelque peu: 4 pages et quelques poussières... Après les avoir lues, vous devriez savoir comment expliquer l'usage du subjonctif à un anglophone voulant apprendre le français. (Avez-vous déjà réfléchi à la manière dont on utilise le subjonctif? Hein?)

I. - Le subjontif dans la proposition indépendante et dans la principale

(...)

6. Une affirmation atténuée, dans les expressions négatives "je ne sache pas (ou: point), je ne sache rien, je ne sache personne", usitées seulement à la première personne du singulier ou avec le sujet on (1):

(...)

1. On lit, non sans étonnement, chez Hugo: Nous ne SACHONS pas qu'on ait fait des mots nouveaux (Litt. et Philos. mêlées, But de cette publicat.), - et chez Bescherelle (s.v. pédant): Nous ne SACHONS pas (...) que le s.f. "pédante" soit resté comme terme injurieux, en parlant de celle qui enseigne les enfants.

Tout cela pour en venir à cette constatation, à savoir que mon grand reproche à l'égard du Bon usage, c'est de tenir pour une règle les écarts des grands écrivains français...

22.01.2009

Une preuve par l'absurde

Petit extrait tiré de Sous le volcan (Malcolm Lowry):

Le Consul n'avait pas fait attention à Cervantès qui avait pris un fusil. "J'adore la chasse." Il l'avait remis en place avant d'ouvrir le tiroir du bas d'une garde-robe coincée dans un autre coin. Le tiroir débordait de livres parmi lesquels une Histoire de Tlaxcala en dix volumes. Il le referma immédiatement. "Je suis un homme insignifiant, et si je ne lis pas ces livres, c'est pour prouver mon insignifiance", annonça-t-il dignement.

Ça m'a fait sourire.

20.01.2009

La lâcheté

thereader_l200811041819.jpgFilm inspiré du roman du même nom de l'auteur allemand Bernard Schlink. C'est une histoire d'amour entre un adolescent et une ancienne SS (jouée par l'excellente Kate Winslet).

L'ancienne SS finit par être identifiée comme telle à la suite de la publication d'un roman par une ancienne prisonnière de camps d'extermination, dans lequel son rôle de gardienne de camp et celui de ses compagnes y est clairement exposé.

Le film a pour objet d'explorer la notion de culpabilité relativement aux responsabilités de ceux qui ont fait partie des SS et qui, dans certains cas, ont franchi certaines limites inacceptables. L'autre aspect du film, c'est évidemment cette histoire d'amour entre elle et l'adolescent.

Le hasard a voulu que l'adolescent devienne plus tard un étudiant en droit et qu'il assiste à la-dite poursuite au criminel de l'ancienne SS en tant que stagiaire observateur.

Durant la première moitié du film, j'ai été bouleversé par le jeu de Winslet en ancienne SS cachant son passé et tentant avec plus ou moins de "bonheur" de reprendre sa vie en main. Malgré en effet l'horreur de ce passé...

Dans l'autre moitié, j'ai eu l'oeil sec. L'étudiant en droit aurait pu "sauver" (sur le plan juridique) le personnage de Hannah Schwarts (interprétée par Winslet) mais il n'en a rien fait. Pourtant c'est cette même Schwarts qui lui avait fait découvrir l'amour et lui avait donné sa masculinité. Et c'est comme si la réalisateur du film - Stephen Daldry - et/ou l'auteur du roman sous-estimait cet important aspect de l'histoire.

J'ai encore moins aimé la fin. Le personnage de Fiennes, devenu un avocat reconnu, n'assure que le strict minimum par rapport à celle qui l'a pourtant véritablement aimé. Le véritable dilemme, mal résolu à mon sens, tient à l'impossibilité de l'amour quand cet amour est confronté au mal et au crime. Aurait-il été possible de faire autrement??? Est-il vraiment possible d'aimer quelqu'un d'autre et, en même temps, de faire partie d'une vaste entreprise de destruction d'êtres humains?

Je ne peux croire qu'un tel être humain puisse exister. Il m'est impossible de croire qu'une femme puisse si bien aimer avec autant d'ardeur un homme et avoir une vie antérieure de nature toute différente. Mais peut-être que je me trompe.

Alors je pose la question: la lâcheté est-elle du ressort de l'ancien amant ou de l'ancienne gardienne SS?

(Dans ma carrière de cinéphile, je n'ai aimé AUCUN personnage interprété par Ralph Fiennes et celui-là ne fait pas exception à ma règle. Je le trouve insupportable et faux la plupart du temps. Un autre mystère non résolu en ce qui me concerne.)

18.01.2009

Quand l'Amérique était encore bon enfant...

Quand l'Amérique était encore bon enfant et qu'elle carburait aux Beach Boys et à la série I dream of Jeannie...

On s'amuse... Oui, tous les ados ont fantasmé sur Barbara Eden...

Et cet enfoiré de Dr Bellows, l'éternel incompris dont on aimait se payer la tête!

 

La liberté selon Spinoza

Le plus beau compliment que quelqu'un m'ait fait, tout récemment, est venu d'un employé sur le plancher. Quelqu'un qui n'a aucun intérêt intellectuel en aucune manière, qui n'est ni un lecteur, ni un amateur de cinéma, juste un homme qui jadis a fait du syndicalisme militant et qui se contente maintenant de regarder le sport à la télé, de jouer au billard et au golf, de prendre sa bière et d'aller à la pêche pendant la saison. Un homme jadis élevé dans le quartier de Ville-Émard et qui en a vu de toutes les couleurs.

Ce compliment, c'est celui-ci, tout simple: T'es un chercheur, Inuk.

Cela a été dit d'une manière toute détachée, sans envie, sans flagornerie et sans condescendance. Ça lui est sorti de la bouche d'une manière spontanée et ça m'a fait un direct au coeur. Surtout parce que lui, il ne fait jamais de compliment. Ce qu'il ne sait peut-être pas, c'est que nous sommes tous des chercheurs...

Ce blog ne vise qu'à partager quelques trucs que je trouve au hasard de ma navigation sur le Net. Et si quelques personnes en tirent quelque chose d'utile pour elles-mêmes, ne serait-ce qu'un petit moment de rigolade, c'est tant mieux. Je n'en demande pas plus.

Tiens par exemple, je suis tombé sur ce texte parlant de Spinoza, ce philosophe de la Renaissance, contemporain de Descartes.

(...) Heureusement, il y a Spinoza. Baruch Spinoza n’est pas un maître mais un exorciste. Spinoza est l’exorciste de toutes les maladies socialement transmissibles transmuées en démons familiers. La prudence est son sceau. La clémence est son blason. On ne sait pas beaucoup de choses de Spinoza au quotidien, à part qu’il était seul, volontairement pauvre, visiblement chaste. Spinoza a compris très tôt que la condition de la liberté est de ne faire envie à personne. L’Envie est la Haine elle-même, c’est-à-dire une Tristesse, en d’autres termes une Affection par laquelle la puissance d’agir d’un homme ou son effort est réduit. Mais l’homme ne s’efforce vers une action et ne désire la faire que si elle peut suivre de sa nature telle qu’elle est donnée ; donc l’homme ne désirera pas qu’aucune puissance d’agir ou (ce qui revient au même) qu’aucune vertu soit affirmée de lui, si elle appartient en propre à la nature d’un autre et est étrangère à la sienne ; et ainsi son Désir ne peut être réduit, c’est-à-dire qu’il ne peut être contristé parce qu’il considère quelque vertu dans un être dissemblable, et conséquemment il ne peut lui porter envie. Mais il portera envie à son pareil qui est supposé de même nature que lui.

Ainsi, la meilleure vie est la plus obscure et la plus retranchée parce qu’elle seule permet de se singulariser suffisamment pour sortir du jeu permanent des passions humaines, de donner aux autres hommes l’illusion d’une dissemblance essentielle. Il ne s’agit pas de solitude ou de monachisme misanthrope ; il faut au contraire favoriser les relations sociales, créer des amitiés. Mais qui veut vivre heureux parmi les hommes ne doit faire envie ou honte à personne, ne doit donner ni son désir ni son accomplissement personnel en exemple, car du pouvoir qu’il tirera de ce modèle radieux qu’il imposera (l’important n’est pas qui vous regarde mais qui vous regardez dit Fabrice Petitjean), de cette identité qu’il incarnera, il ne récoltera que la tristesse et l’empêchement des autres. Il fera des hommes qu’il aura asservis à sa puissance des disciples qui ne lui apporteront rien : leur impuissance, leur ennui, et éventuellement leur jalousie, leur haine.

Ni maître ni maîtrise, l’homme participe de la béatitude lorsqu’il consacre sa vie à un exercice adéquat à sa puissance, et celui-ci est relatif à ce qu’il peut, c’est-à-dire ce qu’il tire essentiellement de lui-même, activement, dans son rapport aux autres. De cette vie obscure, solitaire et lente qu’il a choisi de vivre, Spinoza dégage la plus claire des pensées. Dans la pénombre, il saisit une lumière immanente. A l’écart, il se fond dans le courant du monde. Inventeur d’une pensée mutante qu’on pourrait décrire comme un taoïsme positiviste, un machinisme zen, Spinoza n’est pas un philosophe d’état, de profession ou un professeur ; il est opticien artisanal, polisseur de lentilles. La philosophie n’est que le revers de sa veste. C’est un des corpus les plus maigres de la philosophie moderne : à peine mille pages pour tout dire. Mais le but de Spinoza est la béatitude et rien d’autre. Et sa méthode ne supporterait nul à-peu-près qui en différerait l’obtention.

On peut lire tout Spinoza, puisque rien n’est bien long, mais si l’on veut aller aussi vite que lui, on préférera relire l’Ethique en boucle plutôt que de s’aventurer dans ses autres productions. Plus qu’aucun autre livre de philosophie, l’Ethique est le chef d’œuvre de la pensée occidentale, ce qu’elle pouvait produire de plus profond et de plus bénéfique à travers sa méthode particulière, scientifique, technique, modestement Hespéride, pour appréhender la vie. A elle seule, l’Ethique combine les éléments les plus forts et les plus efficaces de la pensée moderne et de la pensée classique ; elle est un extraordinaire objet cosmique, où se rencontrent logique, souci d’intelligibilité, psychologie comparative, critique sociale, et vision illuminative.

Comme s’il était le premier homme sur la planète Terre, Spinoza propose à son lecteur une joie qui ne soit pas éphémère, mais éternelle, une joie qui soit le résultat d’un " bien souverain ". Pour cela il se fie, non aux lumières de la théologie ou d’une production culturelle déjà formée par avance, mais à la " lumière naturelle ", soit la déduction claire, logique, qui découlerait d’un premier principe indiscutable. Il évalue les trois moteurs de joie communs aux hommes : soit (pour dire vite) le sexe, le fric et la gloire. C’est aussi simple que ça : les hommes veulent de l’argent ou du sexe ou de la gloire. Ils donneraient même tout pour ça. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous motive vers des fins dont nous ne savons peut-être pas (mais peut-être le savons-nous quand même) que nous n’en serons jamais, vraiment, satisfaits ? Parce que nous sommes des êtres pulsionnels, ne connaissant pas l’origine de nos pulsions, notre conditionnement essentiel. Les philosophes ou les théologiens n’ont pas compris l’homme : ils lui ont posé des interdictions au lieu de saisir ce qui motivait ses passions et l’enchaînait à celles-ci. Ils ont tiré des lois générales de faits particuliers ou se sont perdus dans des abîmes de perplexité qui ne les délivraient pas davantage. Leur haine profonde de l’être humain leur a masqué son essence. Une méthode rigoureuse permettant une connaissance adéquate sera donc la possibilité de notre bonheur et de notre liberté. Cette psychologie rationnelle s’appelle, éventuellement, l’éthique. Pour qui la pratique, rien n’est interdit, rien ne doit faire l’objet d’une obligation morale, mais tout découle d’une raison pratique irréfutable, d’une coordination parfaite entre les désirs et les lieux qui leur sont loisibles d’habiter. Un homme qui obtient l’intelligence de sa joie comprend nécessairement qu’il sera d’autant plus heureux qu’il ne tentera pas de rendre d’autres hommes malheureux ; il fera un usage d’autant plus plein et parfait de sa puissance qu’il ne tentera d’asservir nul autre à celle-ci : il saura concentrer son énergie dans un objet qui lui fournira la plus profonde satisfaction. Et celle-ci découlera de la connaissance la plus parfaite, la plus complète, qu’il puisse obtenir de lui-même et de son rapport au monde. (...)

6f48ce2888557366cf2907c774f53b24.pngÇa me donne tout à coup le goût de lire Spinoza... Bien plus que Nietzsche que j'ai déjà tout lu et qui a malheureusement fait des émules encore de nos jours...  Non pas qu'il ne faut pas le lire, mais encore faut-il savoir le digérer...

Texte cité de la Revue des ressources.

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article131&a...

16.01.2009

Souvenirs, souvenirs

Un clin d'oeil au  Terrible et à son billet sur la mort d'un club vidéo https://www.blogger.com/comment.g?blogID=28017326&pos.... À une époque où les chaînes télé n'avaient pas peur de diffuser du bon cinéma.

D'abord, juste pour réentendre le beau thème musical de Ciné-club http://www.youtube.com/watch?v=5j1fMYZTUPE&feature=re... à la SRC.

L'autre, c'est celui des Grand Films http://www.youtube.com/watch?v=mIcGTagBzFs&feature=re..., le jeudi soir...

(Je cherche un autre thème musical d'une émission de cinéma de fin de soirée à la SRC (qui ressemble pas mal au premier lien)).

________________

C'est fou ce qu'on trouve sur YT relativement aux vieilles émissions télé diffusées au Québec. Des shows d'humour, aux variétés (les vieux Bye-bye) ainsi que des séries télé.

Par hasard, je suis tombé sur un "fou rire" qui m'a vraiment fait rire. Ça vient apparemment d'une émission plus récente.

Dans un autre ordre d'idée, je vous mets au défi de ne pas rire en écoutant cet extrait de bulletin de nouvelles d'une station télé de 3e ordre. Vraiment hilarant tous ces noms commerciaux aux consonnances pour le moins loufoques.

Ouais, c'est bien tout ça, mais que diriez-vous d'un véritable humoriste qui est capable de tenir en haleine son public pendant 10 min avec une minuscule farce, qui devient forcément immense? C'était la première fois que j'entendais ce gag de Coluche.

 

15.01.2009

Les marginaux de la rectitude

google_environment_744719.jpgChaque époque a ses tabous. La génération qui nous a précédés s'est débarassée de la religion mais, du coup, elle a adopté d'autres modes de fonctionnement qui ont des airs de famille avec la foi d'autrefois. Le courant conventionnel et convervateur ne se balade que sous de nouveaux oripeaux. Voilà le gag.

Que ce soient la mode vestimentaire - même si la mode se veut "cool" il est facile d'être déclassé par la marque et le dernier cri (je n'ai jamais été à la mode) -, les vogues de régimes alimentaires (les groupes alimentaires, le sel, les gras saturés, le cholestérol, les multi-vitamines, les omégas-3), l'exercice physique (les centres de conditonnement et la pratique des sports), même la manière de penser (la tendance pratico-pratique l'emportant sur d'autres styles plus éthérés), tous ces discours sont autant de manière de nous culpabiliser à partir de "normes idéales" qu'on nous propose.

Exactement comme à l'époque où le Québec vivait sous le régime clérical de Duplessis. Ailleurs dans le monde, c'était autre chose, en pire ou en mieux, mais c'était le même foutu combat. Maintenant, on n'en parle pas vraiment - je parle des diktats sociaux -, bien que nous vivions presque autant de contraintes - sinon plus - qu'autrefois. C'est pourquoi c'est tellement facile d'être un déclassé de nos jours.

Et si vous croyez que vous réussissez malgré tout à passer au travers du filtre exigeant de nos fameuses normes de l'idéal  - selon les quelques piliers que je vous ai sommairement présentés plus haut -, détrompez-vous parce que le dernier filtre, le plus efficace, c'est celui de l'environnement.

N'insistez pas, vous n'êtes déjà plus à la hauteur quand vous saurez qu'en utilisant deux fois le moteur google pour une simple recherche, vous venez de faire émettre des gaz à effet de serre pour une quantité comparable à ce qui est dépensé en énergie pour faire bouillir votre tasse de thé. 5 grammes de CO2, bordel. Ouais pis! (Quand je pense que des cheminés industrielles crachent des tonnes de CO2  tous les jours...)

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200901...

doigt.jpgJe suis donc le dernier des délinquants. Tant pis. Je balance d'ailleurs un immense majeur à ceux qui contribuent à perpétuer ces idées culpabilisantes sur l'environnement. Parce que je fais déjà ma part: je dépose mon bac vert près du trottoir une fois la semaine; je prends le bus assez souvent; je surveille l'utilisation de l'électricité dans mon appartement, bref je fais gaffe.

Mais je ne perds pas les pédales avec les ukases des environnementalistes. Une fois une norme suivie, il y en aura une autre, puis une autre, puis encore une autre.

Un jour, on vous dira que votre respiration contribue à l'effet de serre, joual-vert.

La pire des rectitudes, c'est la rectitude elle-même. Je l'emmerde. Tiens, je viens malicieusement d'appuyer avec mon majeur sur la touche "recherche" de google. Quatre fois pour deux tasses de thé...

 

11.01.2009

Question quizz

Voici en format Lego une scène mythique de cinéma. Qui saura trouver la réponse?

C'est Venise qui a visé juste après seulement deux indices... Impressionnant!inconnu.jpg

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Découvrez Simon & Garfunkel!

 

Facebookien ou non?

tétine.jpgÊtes-vous des adeptes de Facebook? OK, c'est une autre façon de communiquer et c'est aussi une manière d'être plus interactif sur le Net.

Beaucoup se sont penchés sur le phénomène. Hormis le fait que ce réseau interactif permet de nouer ou renouer des liens avec des gens, il y a un côté assez infantile dans cette affaire, il me semble.

Par exemple, je pense à cette tyrannie du nouvel ami qu'on ne connaît le plus souvent pas du tout et qu'on a remarqué pour un ou deux points communs sur le profil en question. On lance une invitation à quelqu'un dont on a vu le profil et on souhaite que cette personne réponde affirmativement à notre désir. Ainsi, au premier abord,  il s'établit une chaîne de sympathie, sauf que si quelqu'un ne répond pas à votre invitation, cela créé une frustration inutile et contribue au phénomène primaire des petites cliques de la petite école.

Mais il y a un autre aspect encore plus important à l'affaire. Je me souviens que l'un des premiers à lancer une sonnette d'alarme sur le phénomène, du moins en français, c'est le poète québécois Tony Tremblay dans son blog dieu diesel. Il soulignait une clause incluse dans l'inscription de tout nouveau membre, selon laquelle tout ce qui est publié appartient à Facebook. Tsé veut dire?

Il est vrai que je n'y connais pas grand-chose en matière de copyright sur le net. De toute manière, je fais attention à ce que je publie et j'y suis surtout pour connaître d'autres personnes, m'amuser, apprendre des trucs et me tenir au courant des grands courants d'idées.

Vous aurez deviné que je ne suis pas inscrit sur Facebook ni sur MySpace.

Quand je vois l'enseigne Facebook, celle que j'ai affichée dans ce texte, j'ai l'impression de voir plein de tétines réparties à travers le monde.

Smick-smack-smock, yé bon le p'tit lait! Mais on peut en développer une dépendance encore plus forte que les autres moyens de com. ;)

 

10.01.2009

La force de Mètatuk

Maintenant, voici un "pourquoi" dont je connais la réponse. Pourquoi est-ce que je donne régulièrement une portion de chili con carne (piquant) à mon collègue de travail Mètatuk?

D'abord, je l'appelle Mètatak parce qu'il est chauve et qu'il a lontemps mis une moumoute (perruque). Aujourd'hui, il s'en fout et ne met plus sa perruque. Ensuite, Mètatuk est une institution dans notre milieu de travail. Il a tout vu. Il a même cassé la gueule à un patron dans les bonnes vieilles années '70. J'étais pas là mais ça fait partie du mythe.

farts.gifMètatuk est fait en béton et personne ne l'écoeure. Il est très fort. Il fait donc ce qu'il veut. Et quand il a envie de péter, il lui arrive de ne pas se donner la peine d'aller aux toilettes. Paraît que c'est bruyant et que ça sent très fort. J'ai déjà vu trois employés sortir de leur cubicule la face verte. Mètatuk venait de péter.

(Son excellent copain SkullKnockout est de la même veine. Les deux font des compétitions de pets quand ils ne montent pas sur un cubicule pour chanter à tue-tête un hit de radio. Je vous parlerai peut-être de SkullKnockout un jour. Un autre grand phénomène bougrement intéressant.)

Il est comme ça, Mètatuk. Imperturbable et indélogeable. Il peut répéter la même phrase cinquante fois dans la même journée sans que ce leitmotiv ait le moindre sens. Il m'arrive de penser à lui et de rire doucement. Sacré Mètatuk.

Heureusement que par rapport au territoire de Mètatuk, j'occupe un cubicule à l'autre extrémité d'un vaste plancher de travail. Aussi, il m'est déjà arrivé de lui demander de s'exécuter. Il peut faire sur commande de majestueux pets. Et c'est ainsi que je l'ai vu grimacer du visage tout en tendant les muscles du cou, avant que j'entende le bruit d'une énorme vanne à s'en défoncer les fondements. Bien entendu, j'ai décampé aussitôt pour regagner mon cubicule.

Depuis ce jour, quand je prépare ma "batch" de chili con carne, je lui apporte une portion, version bombe atomique.

Et je sais que Mètatuk va exploser dans le courant de la journée, de sorte que mon ennemi intime, qui travaille à côté de Mètatuk, va passer un mauvais quart d'heure.

Oui, c'est pas très réglo... ;) Mais c'est la réponse à un pourquoi.

08.01.2009

Pourquoi?

pourquoi.jpgPourquoi mon bout de papier tombe presque toujours à côté de la poubelle et quand, par hasard, il atteint la poubelle il tombe sur un verre en styromousse et rebondit sur le plancher?

Pourquoi mon lacet de chaussure casse juste au moment où je suis pressé?

Pourquoi le bus vient tout juste de passer quand j'arrive à l'arrêt?

Pourquoi est-ce que je choisis TOUJOURS la mauvaise file d'attente à la caisse d'un supermarché?

Pourquoi ai-je un urgent besoin de pisser juste au moment où j'ouvre la porte de mon appartement et que j'ai encore mon manteau sur le dos et que je porte encore mes bottes pleines de slotch? Je vous laisse deviner le reste: courir comme un dératé jusqu'aux toilette. Joual-vert!

Si vous êtes habités par  des "pourquoi", faites-moi le savoir...

Ce week-end, je vais publier un "pourquoi" dont je connais la réponse. D'un genre d'humour acidulé... Il est déjà en boîte prêt à être lu, mais je préfère le mijoter encore. Ça parlera de ma recette de chili con carne...

 

06.01.2009

L'Odyssée d'un rêve

ShangriLaSkyCaptain.jpg

Ce matin, en ouvrant la porte du bureau, je savais que le type à la moustache de la réception allait me dire, avec son ton ironique légendaire, sa réplique habituelle: Thanks for coming... Toujours avec ce sourire en coin. Un brave type tout de même. Aussi, je ne sais jamais quoi répliquer à cette mini-phrase qui dit tout en trois mots. Toute la journée pourrait être résumée là, dans ces trois mots lâchés de manière laconique.

Thanks for coming. J'y avais même pensé quand le cadran avait sonné, un peu plus tôt aux aurores. Du coup, je voyais déjà l'image du même type à moustache. Et je revoyais déjà aussi la journée à venir, ce rythme parfois endiablé, ces interactions quelquefois décevantes et d'autres fois satisfaisantes et même réjouissantes à l'occasion. Et tous ces imprévues comme tous ces gestes et paroles convenus et attendus qui servent de repère à cet odyssée continuel du monde du travail.

En avalant mon premier café, dans ma cuisine, tout en écoutant les mêmes élucubrations d'un animateur radio, j'ai eu soudainement cette pensée:

- Et si j'étais né pour une condition meilleure. Un monde sans conflits, harmonieux, planant, rempli de plaisirs de toutes sortes. Une sorte de shangri la où on ne te pose pas de questions, où tout t'est offert avant même que tu remues les lèvres. Oui, je vaux bien cela. Je suis pas une mule mais un Homme. Et un Homme qui a quelque chose à dire, bordel!

C'est pas réaliste, pensai-je, avant d'avaler une autre gorgée de café brûlant. Je me suis toutefois répondu à moi-même ce qui suit:

- Bon, disons un chalet au bord d'un lac où seraient interdits les moteurs à combustion. Que des chaloupes! Et mes voisins seraient super-chouettes, ils aimeraient les feux de camps le soir, après un bon souper arrosé. Et quelques lectures à haute voix pour s'émuler les uns les autres. Et un peu de musique à travers tout ça. Un shangri là à ma mesure, c'est certain. Pour ce qui est du train-train quotidien rêvé, ce serait une bonne séance d'écriture, quelque chose comme quatre heures raisonnables, dans un bureau dont la fenêtre donne vue sur le lac, bien entendu. Ensuite? Quatre autre bonnes heures de lecture dans la même pièce pouvue d'un excellent fauteuil à bascule, histoire de me reposer la tête et rêver par moments.

Oui, rêver à l'impossible, à n'importe quoi, même à de fulgurants projets à accomplir.

Puis il y aurait tout le reste: la correspondance à tenir à jour, mon journal de bord, une promenade dehors avec un iPod (dont j'aurais appris à me servir grâce à des âmes généreuses qui se seraient données la peine de m'expliquer), un petit tour en chaloupe et les zamis au retour. Et encore un autre repas arrosé, de la musique, la fête quoi!

Autre réponse à moi-même:

- Oui, ça je suis preneur... Et j'accueillerais mes visiteurs par ce Thanks for coming... ;)

Billet inspiré des propos tenus par l'excellent Claudio qui parlait des 10 choses qu'il aimerait faire avant de mourir. Lisez aussi les réactions des visiteurs de son blog, cela en vaut la peine:

http://ambitionpassion.canalblog.com/archives/2009/01/05/...

 

05.01.2009

You're gonna take me to the ball?

(C'est le retour au boulot. Je n'ai aucune idée si je vais pouvoir maintenir le rythme effréné de ces dernières semaines. J'ai bon espoir que oui en tout cas. D'ailleurs, je me suis beaucoup amusé à tenir vraiment actif ce blog pendant mes vacances. Je vous envoie ce clip tiré du film Kontroll, qui représente le moment coup de coeur de ma navigation sur le Net pendant mes vacances. Il est vrai que vous n'avez pas nécessairement vu ce qui a mené à cette scène, mais bon, puisqu'il faut commencer quelque part...)

À  la suite de cette séquence, j'ai pensé à imaginer ce court échange de mon invention entre les deux protagonistes du film, ce qui résumerait de trop longues minutes à s'apprivoiser - pas mal essouflant que ce jeu de séduction! Voici ma version écourtée (en anglais pour le marché international):

La femme déguisée en souris ayant enlevé son capuchon  - You're gonna take me to the ball?

Le mec contrôleur du métro  - Absolutely! (et, en bruit de fond, on entend l'air qui passe par ses narines comme ceux d'un boeuf légèrement fiévreux.)

Dans la version du film, le mec est ultra cool - trop même - parce que moi j'aurais mangé mes chaussettes - jusqu'au sang! - bien avant la proposition de Sophie... Grrrr....

En admettant maintenant que le rendez-vous soit chose entendue (je ne vous dévoilerai pas l'issue de cette affaire, tout de même), qu'est-ce qu'il reste à faire au mec? Parce qu'à force d'attendre - c'est long 24 heures -, il risque de se taper la tête contre un mur de ciment? Eh ben, il n'a plus qu'à réécoutez INXS en boucle et lire les paroles comme un débile juste pour ne pas devenir fou. Hé.

On s'amuse, n'est-ce pas?

 

04.01.2009

Programme double

munch.jpgEdvard Munch (1976) par Peter Watkins. Pour comprendre le passage de la peinture naturaliste à l'expressionnisme par celui qui en a ouvert la voie, avant même les Monet, Renoir et même Van Gogh. Aperçu aussi de l'avant-garde de l'époque (les années 1880), celle de Kristiana (capitale de la Norvège). Ce mouvement s'inscrivait dans une tentative d'émancipation des moeurs rigides des bourgeois protestants de l'époque où la vie sexuelle était officiellement régi par un code strict tout en acceptant qu'une classe de prostitués - elles devaient avoir un examen gynécologique régulier! - satisfassent les besoins des gens importants, ceux-là même qui promouvaient une pratique religieuse la plus rigoureuse...

Bien entendu, Munch devait sortir de Kristiana pour poursuivre son évolution artistique. Séjours à Paris et à Berlin.

J'attendais fiévreusement la rencontre de Munch avec August Strindberg au Cochon noir à Berlin. Cette période est bien entendu explorée. Plein d'artistes scandinaves et allemands s'y trouvaient. Apparemment, on y discutait de tout, de magie noire jusqu'à Nietzsche!

Strindberg demanda à Munch la définition de la jalousie, ce sur quoi il répondit ceci:

- Ce n'est pas la peur de perdre; c'est la peur de partager.

Portrait d'un génie (qui voulait avant tout rendre des sentiments avant des détails de l'espace physique) et portrait d'une époque. Fabuleux travail de Watkins à bien des niveaux. Je le recommande chaudement. (En anglais avec sous-titres français).

soeur.jpgC'est aussi un clin d'oeil à celui qui tient le blog d'Appels d'air. Il va comprendre... ;)

 

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Le thriller hongrois Kontroll (2003) du réalisateur Nimrod Antal est un pur délice. Intelligente construction, distribution impressionnante, photographie superbe, que dire de plus? On voit bien qu'en dehors de la planète Hollywood, il y a de la vie. Un film à petit budget qui vaut très bien les blockbusters américains. Même beaucoup mieux. Le genre de réalisation que Denis Côté ne renierait surtout pas.

cast.jpgEt un petit coup de coeur pour les deux acteurs principaux, Sándor Csányi (dans le rôle du héros) et la craquante Eszter Balla (la mignonne Sophie en souris), celle-ci à droite sur la photo.

03.01.2009

Méli-mélo II

Ah, ces prodigieux samedis matins! Rien pour battre cette atmosphère de repos et de relaxation. Cette période correspond au café, au journal et au round-up des blogues. Je voudrais que cela s'étire indéfiniment, bien évidemment. En tout cas, celui qui a inventé le samedi doit être un dieu trop ignoré. Rendons-lui hommage au moyen d'une statue et de quelques temples entretenus par des vestales. Je te salue, dieu du samedi matin!

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rietnam.jpgJ'espère que vous vous souvenez du Vietnamien dont je vous ai parlé dans une note précédente, celle où j'avais dit avoir croisé un photographe dans le métro. C'est celui-là même qui m'avait parlé de sa caméra et de son studio à Ho-Chi-Minh City (anciennement Saïgon). Eh ben je suis allé voir son site. Pas de doute, les Vietnamiens s'occidentalisent de manière irrémédiable... Ici, une photo classée dans la catégorie beauté. Yo. Méchante drill!

rietnam-1.jpgEt une autre pour faire bonne mesure. (Décidément, le Vietnam est en reconsctruction.) Il y a de l'avenir au Vietnam, à n'en pas douter. Grrrr....

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Comme c'est un méli-mélo, je suis donc habilité à parler de l'Arménie. Dans le journal d'aujourd'hui il y a une pub des Grands Explorateurs, un truc qui ne me dit en temps normal absolument rien. Mais voilà qu'on y parle de l'Arménie, pays qui ne cesse de m'interpeller, ne serait-ce que par certains Arméniens que je croise à l'occasion. Ses femmes et ses hommes ont un étrange charme.

Voir ma note à leur sujet:

http://notessaisiesaufildutemps.hautetfort.com/archive/20...

Quand je lis ceci, je commence à devenir fébrile...

4949_GIARMENIEmonasterehaghatsine.gif

Marie Dominique Massol vous fera découvrir « son » Arménie, celle qu’elle a ressentie « à fleur de vie » : ses monastères, forteresses et katchkars; ses rituels ancestraux; son univers de montagnes, de forêts profondes, de canyons vertigineux, à l’ombre du Mont Ararat, aujourd’hui en Turquie… Et vous partagerez le quotidien d’Arméniens qui se racontent avec pudeur et sincérité, sur cette terre d’aventures et de passions.

http://www.lesgrandsexplorateurs.com/2007_2008/programmat...

 

02.01.2009

La vie d'un livre

vie d'un livre.jpgIl y eut un temps où à l'endos d'une couverture de livre était collé une pochette dans laquelle une fiche était glissée. On y entrait l'information de la date de retour ainsi que le nom de l'emprunteur. Parmi les noms de famille courant se glissaient parfois des patronymes tout à fait exotiques et intéressants. Il m'est aussi déjà arrivé de surprendre des noms de gens que je connaissais. Je pense à cet exemplaire du Révizor de Gogol (que je n'ai finalement jamais lu) où j'avais surpris le nom d'une connaissance qui allait faire du théâtre son gagne-pain. Un pur inconnu aujourd'hui, mais peu importe.

C'était une bien drôle d'habitude qui me paraît aujourd'hui bien douce et touchante. Aujourd'hui, c'est un foutu code à barres qui fait foi de tout. Pas de date, pas de nom. Si le livre existe, c'est qu'on n'a pas pu faire encore autrement. Faute de quoi, on vous l'imposerait comme une forme de progrès... Et si vous ne remettez pas votre volume à temps, quelque part dans le cyber-espace, une amende à votre intention commence à s'accumuler à chaque jour supplémentaire d'oubli. Même pas une note écrite par une main de bibliothécaire pour le confirmer, juste quelques pixels d'un monde artificiel feront l'affaire. Une amende réelle à partir de foutues pixels virtuelles, on le comprendra...

(En passant, dans un journal de Montréal, il y a eu un article dans lequel il était question du nombre effarant de livres en retard chez les usagers de la bibliothèque nationale du Québec. C'est bien typique de nous autres: on veut du service mais on ne veut pas être responsable. On veut une loi 101 pour forcer les émigrés à apprendre le français mais beaucoup d'entre nous ne se magnent pas assez le derrière pour la parler  avec fierté, cette langue... En tout cas.)

Quoi qu'il en soit, au retour de ma dernière visite à la BNQ, voilà que je découvre un "feuillet de circulation" dans un volume emprunté (image ci-contre), qu'on a de toute évidence oublié d'enlever avant de déplacer toute la collection de l'ancienne bibliothèque de la ville à celle de la BNQ. Comme dans le bon vieux temps! Vite je consulte son parcours. À la condition que cet exemplaire ait été acheté à l'automne 1988, il est passé entre trois différents lecteurs avant l'année suivante, décidément sa meilleure pour avoir été tenu par 5 lecteurs. Puis ça ralentit à 2 seulement l'année suivante. En 1991 et 1992, il a suivi un tempo comparable avec trois emprunts. Assez pépère comme vitesse de croisière, non? Bien sûr, il faudrait savoir s'il n'y a pas d'autres exemplaires du même livre disponibles en même temps!!!

Puis un long silence de 6 longues années - 14 ans plutôt ! - sans même une seule sortie. Peut-être que des livres voisins ont eu cette chance mais pas cet exemplaire-ci, la fiche le confirmant. Il a séché bien longtemps à devoir regarder le même mur ou une autre étagère de livres, ceci à la condition qu'un livre ait une conscience! Je serais prêt à l'admettre par le simple exercice de la comparaison avec d'autres spécimen de mon espèce, l'Homme...

Levi-StraussClaude200.jpgEn l'occurence, je vous parlais bien d'un exemplaire de Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss... ;)

Maintenant, encore un petit effort. Voici un extrait brillant tiré du même livre. Lévi-Strauss parle du développement des espaces urbains selon des lois inconscientes et immanentes. J'avais souvent pensé à cela au cours de mes déplacements ou encore quand je voyais une ville d'en haut, en avion. Étonnante lucidité de ce grand-grand monsieur - encore vivant, je signale:

Enfin, il faut faire leur place à de mystérieux facteurs à l'oeuvre dans tant de villes, les chassant vers l'ouest et condamnant les quartiers orientaux à la misère ou à la décadence. Simple expression, peut-être, de ce rythme cosmique qui, depuis ses origines, a pénétré l'humanité de la croyance inconsciente que le sens du mouvement solaire est positif, le sens inverse négatif; que l'un traduit l'ordre, l'autre le désordre. Voilà longtemps que nous n'adorons plus le soleil et que nous avons cessé d'associer les points cardinaux à des qualités magiques: couleurs et vertus. Mais, si rebelle que soit devenu notre esprit euclidien à la conception qualitative de l'espace, il ne dépend pas de nous que les grands phénomènes astronomiques ou même météorologiques n'affectent les régions d'un imperceptible mais indélébile coefficient; que, pour l'habitant des régions tempérées de l'hémisphère boréal, que le nord ne soit le siège du froid et de la nuit; le sud, celui de la chaleur et de la lumière. Rien de tout cela ne transparaît dans la conduite raisonnable de chaque individu. Mais la vie urbaine offre un étrange contraste. Bien qu'elle représente la forme la plus complexe et la plus raffinée de la civilisation, par l'exceptionnelle concentration humaine qu'elle réalise sur un petit espace et par la durée de son cycle, elle précipite dans  son creuset des attitudes inconscientes, chacune infinitésimale mais qui, en raison du nombre d'individus qui les manifestent au même titre et de la même manière, deviennent capables d'engendrer de grands effets. Telle la croissance des villes d'est en ouest et la polarisation du luxe et de la misère selon cet axe, incompréhensible si l'on ne reconnaît ce privilège - ou cette servitude - des villes, à la façon d'un microscope, et grâce au grossissement qui leur est propre, de faire surgir sur la lame de la conscience collective le grouillement microbien de nos ancestrales et toujours vivantes superstitions.

Ça me fait penser à un essai écrit par un Québécois, qui fait écho à Lévi-Strauss... Mais je vous dirai pas de qui il s'agit. C'est mon côté cruel...

01.01.2009

L'incontournable Claude Lévi-Strauss

J'ai bien peur que ce titre ne m'attire une clientèle à la recherche d'une paire de jeans, mis à part mes visiteurs réguliers... Un grand auteur connu pour ses travaux en anthropologie, voyez ce que je veux dire?

Chaque fois que je découvre un auteur, j'éprouve deux sentiments antagonistes, d'abord celui d'être enthousiasmé par la beauté de la pensée et du style de l'écrivain en question, ensuite celui d'être habité par ce sentiment malsain de culpabilité: "Pourquoi tu le découvres après autant d'années de retard?" Shit. C'est un passage maintenant inévitable et obligé. C'est même pire avec le temps.

Hier je suis revenu de la BNQ avec Ashini (Y. Thériault) et Tristes Tropiques de l'immortel Claude Lévi-Strauss [1908 - ]. Le premier, c'est un devoir, histoire de vérifier quelque chose lu dans l'essai de VLB; l'autre, c'est le genre de livre dont on entend dire depuis des siècles qu'il faut le lire.

10268-004-94A6CBC1.jpgLe témoignage de Tristes Tropiques par Lévi-Strauss (photo ci-contre) fait partie de cette intuition que ce livre appartient obligatoirement à ma démarche génétiquement programmée d'avance - au même titre que, par exemple, les composants "sodium" et "chlore" (et, forcément, leur symbole chimique  Na et Cl) constituent la composition chimique du sel, comme si ces symboles appartenaient à une banque de données déjà présentes dans mes neurones et seulement ré-actualisées (non apprises!) par un travail scolaire  -, la seule mienne liberté étant celle de choisir mon heure. Et je suis d'une lenteur désespérante. Comme je l'ai dit dans une précédente note, je suis toujours en retard et cela me déconcerte. Je suis même plus en retard qu'un procastinateur ordinaire. Pourquoi? Parce qu'étant gamin je méprisais profondément les lecteurs et la lecture. À la même époque D Rimeur était le seul grand lecteur que je respectais. Et pendant toute mon adolescence j'ai continué dans cette voie stérile à perdre mon temps dans des niaiseries sans nom. En repensant à cette époque profondément a-culturelle, je me mords les doigts, un peu comme Tuco quand il entre chez l'armurier dans Le Bon, la Brute et le Truand... Étonnant parallèle, j'en conviens.

Chose certaine, je crois comprendre c'est quoi un a-culturel profond. J'en ai été véritablement un. 100% authentique pure laine. Genuine. Non pas un grand délinquant majestueux à la manière de Mickey Rourke dans Rumble Fish, interprétant ce genre de prince urbain en moto qui attire le respect naturel de ses semblables. Non-non, juste un être discret et un peu penaud. Etk. C'est pourquoi j'ai maintenant réellement pitié de cette catégorie de personne. Aussi je suis rarement habité par le colère quand j'en vois un (a-culturel) - et je les reconnais bien vite, même quand ils sont bien habillés, nickelés de cape en pied et tout -, mais plutôt par une profonde empathie. Quelle longue marche que celle menant à la civilisation d'une personne, quand bien même elle est immergée dans une société soi-disante avancée!! Je pourrais rester assis des heures durant dans un parc du centre-ville et ne pas bouger de là, occupé et fasciné que je serais à regarder ce spectacle d'une humanité désolante, poussée à faire de continuelles conneries alors qu'elle pourrait bénéficier de tous les outils légers et performants pour apprendre à se servir de sa tête et de son jugement. Souvent, un clochard a plus de jugement que tous ces pousseux de caddies remplis de trucs immondes.

À voir ce spectacle pathétique d'hyper-consommation hystérique, il m'arrive de croire que nos sociétés ne sont pas si loin de la préhistoire, à mon humble avis. Même pire encore parce que l'Homme préhistorique, au moins, allait à la chasse pour une question de survie, non pour une stupide préoccupation de confort ou en raison d'un solde ou d'une liquidation, juste au cas... Il suffirait peut-être de deux ou trois secousses majeures, d'ordre militaire ou naturel - je ne le souhaite évidemment pas -, pour que le genre humain retourne directement à l'essentiel, sinon à un état encore plus régressif équivalent à celui de sa sortie immédiate du limon originel. J'exagère, bien évidemment, mais à peine. Si nous sommes encore en mesure de communiquer les uns avec les autres, de transmettre nos connaissances techniques et culturelles (minimalement dans le dernier cas, du moins) c'est que la mémoire de l'Homme réussit encore à se perpétuer d'une génération à l'autre, d'un individu à l'autre. Ouf. J'espère que cela continuera et qu'on tâchera de revenir à plus de vigilance à cet égard.

Paix, paix, comme le disait aux moments les plus inattendus (à m'en faire tordre les boyaux) le personnage William F. Starbuck sous la plume de Kurt Vonnegut...

41CNAMWK7CL._SL500_AA240_.jpgAvant de vous laisser, voici un extrait de Tristes Tropiques de Lévi-Strauss sur les voyages contemporains:

Aujourd'hui où des îles polynésiennes noyeés de béton sont transformées en porte-avions pesamment ancrés au fond des mers du Sud, où l'Asie tout entière prend le visage d'une zone maladive, où les bidonvilles rongent l'Afrique, où l'aviation commerciale et militaire flétrit la candeur de la forêt américaine ou mélanésienne avant même d'en pouvoir détruire la virginité, comment la prétendue évasion du voyage pourrait-elle réussir autre chose que nous confronter aux formes les plus malheureuses de notre existence historique? Cette grande civilisation occidentale, créatrice des merveilles dont nous jouissons, elle n'a certes pas réussi à les produire sans contrepartie. Comme son oeuvre la plus fameuse, pile où s'élaborent des architectures d'une complexité inconnue, l'ordre et l'harmonie de l'Occident exigent l'élimination dont la terre est aujourd'hui infectée. Ce que d'abord vous nous montrez, voyages, c'est notre ordure lancée au visage de l'humanité.

 

L'Homme moderne sera peut-être vu comme cet indigène (sur la page couverture plus haut) par nos successeurs de l'épopée humaine...

 

31.12.2008

Méli-mélo + suite de l'empire inukshukien (II)

Eh oui, c'est sous le coup de l'émotion que se termine l'année 2008, tant j'ai connu des moments intenses sur ce blogue que sur ceux des autres. Si vous me demandez de faire un bilan, je vous réponds derechef que j'en suis incapable. Trop complexe de rendre de manière ordonnée ce mélange extraordinaire de rencontres cybernétiques et des sensations qui en découlent. C'est comme ça.

De toute manière, des bilans, j'en fais hebdomadairement pour mon propre compte, alors en ce qui concerne la durée de toute une année, c'est comme mettre en ordre des pâtes dans un macaroni. Un exercice complètement inutile, aussi bien le dire en ces termes.

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Anecdote puisée dans la réalité:

Ça se passe durant une réunion familiale du temps des Fêtes. Un oncle me dit aimablement - et sans arrière-pensée - que j'ai l'allure d'un politicien. Je lui réponds que j'aurais été plus flatté s'il m'avait comparé à un vendeur de voitures d'occasion.

- Ah mais c'est pas une mauvaise idée, qu'il me rétorque avec un grand sourire.

- Hé, hé!

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Un petit mot sur une pub visant à promouvoir l'utilisation des laptops par les enfants du tiers-monde. Remarquez que je n'ai rien contre cette manoeuvre - quoique... - mais s'il faut utiliser un mort célèbre pour faire cette promotion en se servant d'une technologie cybernétique sophistiquée, cela me lève le coeur. C'est la veuve de Lennon, Yoko Ono, qui a accepté l'idée de cette promotion débile. Ça me fait gerber. Et vous?

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Je préfère poursuivre le filon de l'empire inukshukien, quand bien même ma réputation de blogueur sérieux risque d'en prendre pour son rhume. C'est les risques du métier. Allons donc dans l'aventure délirante inukshukienne...

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En ce qui touche la IWC, c'est une autre affaire. Voilà quelque chose d'autrement plus important. Parce que voyez-vous, dans cette affaire, il n'y pas seulement moi, Inukshuk Iier, mais des actionnaires qui demandent du rendement. De gros rendements.

Et du rendement, je leur en donne. Du vrai, pas du toc à la Madoff. Des chiffres? C'est confidentiel, à moins d'être actionnaire. Oui, je sais, ce n'est pas facile. Des actions, j'en mets en vente sous le seau de la confidence. Pourquoi? Parce que tout le monde se les arrache. Prenez un numéro, je fais du cas par cas, rien d'autre.

Ah si vous saviez comme c'est jouissif de mener le jeu... On cogne à ma porte et on se fait si hyper-gentil avec moi pour essayer de s'introduire dans le conglomérat ICW, tellement que c'est presque gênant de les voir tous se comporter en courtisan. De grâce, un peu de retenue. C'est pour cela que j'ai retiré l'adresse cybernétique de ce blogue. C'est trop difficile de dire non, voilà, c'est dit!

Passons maintenant aux choses sérieuses. Par pure bonté, j'ai décidé de diffuser une autre partie du rapport annuel ultra-secret de l'entreprise multi-nationale ICW. La lecture de ce rapport a eu tout simplement l'effet d'un électrochoc sur moi. C'est décidément un collaborateur de premier plan qui a rédigé cette note. Et j'ai voulu partager avec le RDM (reste du monde) le fruit de cette réflexion dans un pur but purement humaniste. Eh oui, je partage les secrets de ma réussite avec qui est prêt à réfléchir sur la mienne démarche et celle de mon équipe de collaborateurs. C'est cela le nouvel humanisme. Sans calcul. Gratuit. La main tendue, rien de moins. J'ai presque la larme à l'oeil pendant que je rédige cet avant-propos. C'est ainsi que je suis. Une âme sensible qui s'enflamme à la moindre émotion. C'est rare.

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D'abord, dans un premier temps, j'avais escamoté le tableau des acquisitions américaines de l'empire inukshukien dans le seul but de ne pas faire de jaloux. Mais là, je balance la carte de la région et advienne que pourra. Je le rappelle, les zones colorés sont des zones conquises.

amérique du nord.jpgQu'est-ce que ça dit? L'Amérique du Nord m'appartient complètement. Sauf le Mexique. Bof, ils n'ont pas de pouvoir d'achat. Qu'est-ce que j'en ai à foutre des péquenots de Mexicains? C'est bien suffisant de les importer pour cueillir les récoltes de produits maraîchers en automne. Ils sont déjà bien contents d'avoir accès à une portion de notre prospérité. On leur apprendra bien tôt ou tard à consommer et à travailler comme des caves afin de faire partie de la grande foire occidentale. C'est ainsi que nous sommes sortis de la crise de 1929 et c'est ainsi que le monde fonctionne depuis lors. C'est pas compliqué.

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Autre extrait du rapport:

asie.jpg

(...)

Ah l'Asie! Que de rêves ont eu d'anciens rois, empereurs et autres conquérants sur ce continent après les Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan et autres. Ils n'avaient pas compris que la victoire, la seule qui compte, c'est celle touchant le coeur des consommateurs par l'intermédiaire des kits magnifiques. Surtout les kits inukshukiens, on en conviendra.

Présentement, nous avons une solide présence en Iran et aux Indes. Ce dernier marché populeux est d'ailleurs très prometteur. Une fois les Indes absorbées dans l'empire inukshukien, tout l'Asie du Sud-Est devrait suivre sans maugréer. C'est l'effet domino, bien entendu. Il restera alors la Chine, autrefois appelé l'Empire du Milieu, pour que le continent ne devienne inukshukien dans son entier. (Parce que le cas de la Russie, c'est déjà réglé, j'y reviendrai.) C'est d'autant plus vrai que le Japon est déjà entré dans notre coalition, celle du Bien et de la Consommation, deux articles très importants de la foi inukshukienne. Le Japon, que nous ne voyons que très partiellement dans le tableau à droite ( située à l'extrême droite dans le tableau), a été intégré dans notre empire par l'entremise des conglomérats électroniques et sub-atomiques. Faisant maintenant partie de nos alliés naturels, ils servent de bouclier contre la Chine, advenant le cas qu'elle aurait voulu s'étendre plus à l'Est et trouver un partenaire pour contrer l'aventure de l'expansion inukshukienne. Autrement dit, le flanc droit est protégé.

Tableau annexe: expansion asiatique.

asie-1.JPGLa phase d'expansion asiatique sera forcément la plus critique de la croissance inukshukienne. C'est vraiment à cette époque historique de cette croissance  commerciale que tout va se décider. Il faudra que tous les fronts accessoires (Amérique et Europe en particulier) soient dans une position stable pour que le processus asiatique se passe dans les meilleures conditions. Nos agents de marketing devront porter une attention toute spéciale à la tradition culturelle de ce continent qui n'est pas encore américanisée de manière suffisante pour un blitz commerciale de l'envergure que nous voulons lui donner. Doit-on miser sur le temps - l'osmose des régions périphériques, celles qui auront adopté naturellement le mode de consommation nord-américain sans réchigner - ou sur l'effet coup de massue d'une publicité tous azimuts pour stigmatiser les modèles de consommation recherchés? Voilà deux voies de réflexions sur la marche de la conquête asiatique. Plus haut, un tableau de la progression géographique des marchés du sud-est asiatique, à  partir des bases commerciales déjà en fonction.

(...)

À suivre, si jamais il y a une suite...

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Je sais que c'est très débile que cette aventure inukshukienne. Promis, j'arrête les frais ici et je retourne à ma marotte tranquillo de commentaires sur la littérature, l'histoire, l'actualité et autres balivernes du quotidien.

Et surtout, bonne année à tous mes valeureux visiteurs!!!!  ;)

 

 

 

29.12.2008

Les coups de gueule de Grand François

J'ai passé les dernières heures à écouter les clips de Grand François. Un coup de gueule après l'autre, tout cela dans un langage coloré. Un véritable festival d'humour et de lucidité. Quelques excès? Bof.

Faites "Grand" + "François" sur Dailymotion et laissez-vous bercer par son propos. Ne manque que du pop-corn. Tout à fait délicieux.

Je vous passe celui sur Madoff. (Et après, essayer de lire sérieusement votre journal. Hilarant. Je me marre.)


Allez hop! un autre coup de gueule:

Info supplémentaire sur Grand François (tiré du blogue Mange-ta-soupe (Et tais-toi)):

Il a travaillé comme chef-opérateur sur beaucoup de films documentaires dans le monde entier de 1966 à 1990 avec Frederic Rossif et Francois Recheinbach dont il a été l'assistant dans les années 70-80. Un de leurs films, sur Rubinstein je crois, a décroché un oscar à cette époque.

Je crois qu'aucun n'existe en DVD en France pour le moment.

Le film le plus connu reste HOUSTON TEXAS (1981) sur un condamné à mort. Il passe de temps en temps sur Cine-cinemas et Arte. GF a également été l'assistant d'Orson Welles sur ses derniers projets dont F FOR FAKE (vérités et mensonges 1974) sorti en DVD (à checker sur Amazon).

Il a également écrit plusieurs scénarios tournés par d'autres et réalisé un film en 1994 avec Annie Girardot et Laure Marsac "Une journée pour Rien". Pas la peine de le chercher, il n'est jamais sorti. Peut-être qu'un jour, je le diffuserais ici allez savoir...

28.12.2008

L'empire inukshukien

Iiiicccchhh..., je prends le risque de publier un extrait d'un truc que j'ai écrit ce week-end. J'avais le goût de me conter des histoires. Je prends la peine de le préciser, juste au cas où on s'inquiéterait de ma santé mentale.

C'est donc un nouvel épisode d'une nouvelle aventure, celui de L'empire inukshukien. Très influencé par mes anciennes lectures de Philip K. Dick et du plus récent Vonnegut... Hé, hé!

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Extrait d'un rapport écrit par un haut responsable d'une agence mondiale, l'Inukshuk World Corporation (IWC).

Après un an d'activité l'empire inukshukien (et son marché) semblent très dynamiques. La recette de notre formidable succès est somme toute assez simple: il suffit d'envoyer des représentants sur place, pourvus d'un kit de démonstration, et, du coup, des floppées de nouveaux adhérents deviennent des distributeurs des produits IWC. Du coup nous élargissons le marché des statuettes Inukshuk ainsi que de leurs accessoires et autres sous-produits (magazines, t-shirt, tuques, mouflons et j'en passe de plus belles).

Voici l'état actuel du marché:

(...)

europe.jpg

Après l'Amérique du Nord dont nous maîtrisons le marché dans sa presque totalité, il y a bien sûr l'Europe de l'Ouest où la France sert de point de chute principale. C'est à partir de la France que notre conquête des marchés a commencé. Voici un tableau ci contre.

À partir de ce territoire, nous comptons élargir notre clientèle de manière centrifuge. L'effet de masse aura progressivement contribué à l'expansion des marchés. C'est ainsi que nous avons pénétré  le marché de l'Est par le corridor austro-hongrois. La Bulgarie et la Grèce font maintenant partie de nos nouveaux territoire et seront la base d'un futur marché du bassin méditerranéen. Avant cela, nous devrons faire la conquête de la péninsule italique. Une entreprise qui s'annonce facile. "A walk in the park", pourrait-on dire. Voir tableau ci-bas:

europe-1.JPG

Entretemps, nous dépêcherons quelques détachements pour compléter la conquête de la Scandinavie où nous avons déjà une porte d'entrée en Suède, grâce en particulier à une entente d'autonomie particulière, cela afin de faire alliance avec les PDGs d'IKEA, une grande entreprise qui a fait ses preuves dans le marché du kit.

Aussi bien prendre pour acquis que le territoire européen nous appartiendra en totalité tôt ou tard.

27.12.2008

Aronovsky, Rourke et Tomei...

Je vais encore au cinéma, sauf que je deviens de plus en plus sélectif. J'y vais de plus en plus selon mon intuition. Les critiques? Je lis le dernier paragraphe - là où le critique ordinaire fait son appréciation finale - et j'y ajoute ou enlève de la valeur selon le nom du chroniqueur.

Et, la plupart du temps, ce truc marche... Hé, hé!

L'autre solution, c'est d'aller voir un film que je sais n'être que très passable. Je me pointe alors dans une salle à un dollar. Juste pour l'atmosphère anonyme, banal, ordinaire, légèrement désespérant et quelque part émouvant. Cette clientèle paumée + le film valent tout un cinéma en lui-même.

De temps en temps, par ailleurs, je ne lis aucune critique. Quand je vois Darren Aronovsky (π, Requiem for a dream) comme réalisateur d'un film mettant en vedette Mickey Rourke (Pilier de bar/Barfly, Rumble Fish) et Marisa Tomei (My Cousin Vinny, Before the devil knows you're dead), je suis preneur. J'achète les yeux fermés.

The Wrestler, apparemment, c'est l'histoire d'un anti-héros qui trouve un moyen de se racheter pour de bon. Et comme Mickey Rourke a vécu cette résurrection dans sa propre vie, vous voyez ce que je veux dire?

Tous, nous tombons sous l'assaut du quotidien, la plupart se relèvent. Moi, je me relève encore. Et c'est pourquoi je vais aller voir, les yeux grands ouverts, The Wrestler...


26.12.2008

Humour noir

Tenez le coup, nous en sommes à mi-chemin du temps des Fêtes.

Un peu d'humour noir pour ne pas lâcher. Une suggestion de film, 13 Tzameti. Le meneur de jeu est un acteur formidable:

Ou encore une réflexion encore d'actualité tirée de Network (de Sydney Lumet) en 1976... Toujours vrai: Il n'y a plus de peuple, ni de nation. (...) Il n'y a qu'un seul unique sacro-saint système de système (...), la domination par le dollar (...) Voilà ce qu'est l'ordre "naturel" des choses aujourd'hui. (...) Il n'y a pas d'Amérique, il n'y a pas de démocratie. Il y a seulement IBM, ATT et ITT, que Dupont, Exxon et Unioncarbide. (...) Le monde est un saint-collège de corporations (...)"

Miam-miam.

 

24.12.2008

Hier et aujourd'hui

k vonnegut.jpgLittérature d'aujourd'hui, littérature d'hier... J'ai toujours été en retard. Je suis venu peut-être au monde à temps, mais par la suite j'ai toujours été en retard.

Je suis fondamentalement et pour toujours en retard. Sur tout. Voilà une autre bonne question de réglé.

Pas grave.

Au moins, en matière de littérature, il n'y a pas d'aujourd'hui et d'hier. La littérature est de toujours. Et le dernier auteur qui se classe dans cette catégorie, c'est Kurt Vonnegut. Vonnegut me parle des États-Unis des années '70 mais on dirait qu'il me parle des États-Unis dont je suis témoin aujourd'hui. Tout ce miroir aux alouettes, cette parade de politiciens et d'hommes d'affaires corrompus, la cupidité et l'avidité de l'Américain moyen, tout cela est l'éternelle Amérique que l'on connaît de toujours. Voilà le sujet de Gibier de potence. Tout cela enrobé d'un humour rare, absurde et loufoque. Je n'arrête de me dire à moi-même: Il est con ce Vonnegut, mais il est génial ce Vonnegut!

Je le connaissais pas. Et dire que j'ai failli passer à côté. Et j'aurais manqué un rendez-vous presque essentiel.

Je le lis et tout à coup je me rends compte que le dernier paragraphe est énorme. Un autre auteur que je me sens incapable de lire d'un trait le livre ou le roman. Mais de toute manière je suis de plus en plus comme ça: je lis un peu et puis j'ai besoin de regarder par la fenêtre. Là, je laisse la phrase m'envahir tranquillement. Dans une phrase, il y a souvent un livre.

Quelques extraits:

Et c'était vrai. Il allait tout simplement se monter un troisième coup à la Ponzi - une fois encore proposer de faramineux taux d'intérêts aux imbéciles qui allaient l'autoriser à disposer de leurs fonds. Et une fois encore aussi, il allait se servir de la plus grande part de cet argent pour s'acheter propriétés, Rolls-Royce et autres bateaux de course. (...) Et lui, encore et encore, il userait de leur argent pour aussitôt verser de plus en plus d'intérêts à tout le monde - et ainsi de suite. (...)

Avec ma pauvre compréhension de l'économie politique, j'en viens même à penser que toutes les réussites en matière de gouvernement sont, de fait, des combines à la Ponzi. Où l'on accepte d'énormes emprunts en sachant que jamais on ne sera en mesure de les rembourser.

Ou cet autre allant dans un sens d'absurdité poétique:

Je le félicitai d'avoir appris le chinois, il me répondit qu'il n'en serait plus capable aujourd'hui.

- J'en sais trop. Enfin, je veux dire qu'à l'époque j'étais trop ignorant pour me rendre compte de la difficulté de la chose. Tenez, pour moi, apprendre le chinois, c'était comme de se mettre à imiter les oiseaux. Vous voyez, on entend un oiseau qui piaille et allez! on essaie de reproduire le son et puis on voit si l'oiseau y a cru.

Joual-vert de manière de parler de l'apprentissage d'une langue, non?

Tout cela dit sur un ton genre Vous en faites pas, j'suis complètement givré mais je me soigne. Voyez un peu dans cet autre exemple de discours déjanté, en début de chapitre cette fois:

L'hôtel Arapahoe: j'y étais déjà allé une fois - à l'automne Mille Neuf Cent Trente et Un. À cette époque le feu n'avait pas encore été domestiqué. Albert Einstein avait certes prédit l'invention de la roue mais était toujours incapable d'en décrire en termes compréhensibles à monsieur et madame tout le monde aussi bien la forme probable que les usages possibles. L'ex-ingénieur des Mines, Herbert Hoover, était président. La vente des boissons alcoolisées était illégale et moi, j'étais à Harvard, en première année.

Débile solide. Très beau aussi. Et c'est comme ça de page en page. L'homme s'y décrit comme un être totalement imparfait, se foutant bien d'être parfait d'ailleurs. Il ne fait donc pas cachette de sa réalité et il se contente de la réexprimer par sa vision du monde. Vonnegut comme un satiriste, oui je veux bien, mais aussi comme un poète-raconteur de la modernité. En toute sobriété et toute candeur.

Pure beauté littéraire. Bravo. En retard comme d'habitude... ;)

23.12.2008

Maintenant ou jamais

Blue dans son dernier billet avait posté la chanson de Françoise Hardy où l'on peut la voir se promener entre des reproductions de Charlot. Charlot, son chapeau melon et sa canne. Quel personnage!

Ça m'a fait penser à cette photo classique que j'adore:

charlotkid.jpgTout le monde l'a au moins vue une fois, cette photo. Et quand je la vois, je reste un peu éberlué comme si je cherchais à y trouver un nouveau sens. Immanquablement, cette photo me transperce le cerveau.

Un clown et un gavroche.

Un homme mûr et un gamin.

Tous les deux désoeuvrés.

Le regard neutre.

Ça, c'est du rentre-dedans sans compromis.

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Je me suis déjà intéressé à la photo. Connaissais un type qui se préparait à en devenir un. Et il l'est devenu. Il me prêtait tout son équipement. Son labo, ses bacs, ses lentilles, son agrandisseur, ses filtres, son Pentax, etc. Tout le bataclan. J'avais juste à acheter mes négatifs et le papier argenté.

Et l'inviter de temps en temps au resto avec sa blonde, une sacrée Polonaise baraquée... Hé, hé!

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Ça me disait quelque chose, la photo. Un jour j'ai photographié des gamins assis sur un perron de béton, dans l'entrée d'un aréna. J'ai tout de suite pensé à la photo de Charlot. Je ne leur avais demandé que deux choses. De regarder la caméra et, pour l'autre cliché, de regarder en avant. Ils l'ont fait sans discuter. De braves gamins pleins de bonne volonté. Ils avaient de bonnes gueules. Clic-clic et voilà les deux clichés pris.

charlot-1charlot-2

Mais c'est du boulot, la photographie. Ici ce ne sont que les photos passées sur mon scanneur mais pour bien faire il aurait fallu retravailler tout cela, reprendre les négatifs et refaire des développements. Surtout retravailler en particulier les foutus contrastes, les tons de gris, la composition et tout le reste.

Un photographe, c'est quelqu'un qui accepte de travailler avec plein d'accessoires et qui aiment se concentrer sur d'infinis détails. C'est ce jour-là que j'avais pensé que j'étais pas taillé pour autant de discipline.

Salut Dan!

 


Découvrez Ricky Nelson!

 

 

22.12.2008

Je blogue, donc je pense

plume.jpgC'est pendant mon round-up (tournée) quotidien de blogues que j'ai croisé le billet intéressant de Didier où il signale l'article du grand blogueur Andrew Sullivan sur l'activité blogueste. C'est fou comme l'info déboule à la vitesse grand V sur le Net.

Didier-Blogalaxie (Le Monde)-blog d'Andrew Sullivan sur The Atlantic.

http://lecanarducoin.blogspot.com/2008/12/bloguer.html

Tout va vite et tout s'interconnecte à une vitesse sidérale. Dire qu'étant gamin, j'avais appris à taper sur une vieille machine à écrire Royal sous les soins d'une parente attentionnée. Refais-moi cette page une autre fois. Sans fautes, Inuk! Une frappe sur une feuille blanche, un mot, un paragraphe, une page - enfin -, et zip! la feuille qu'on retire du rouleau, puis on recommençais avec une autre feuille... C'était long longtemps.

J'ai commencé ce genre d'activité, le blogue (contraction de web et de log), pour donner une autre dimension à mon écriture, si jamais mon écriture a une dimension...

Forcément, tenir un blogue, c'est non seulement écrire mais aussi accepter de parler de soi. Alors le blogue c'est un autre alter ego, un autre soi, une sorte de compromis qu'on a choisi entre ce que l'on sait de soi, ce que l'on pense en savoir du moins, et ce que l'on veut projeter tout en étant le plus honnête possible.

Et même quand on parle d'un sujet qui n'a pas au premier abord de lien avec sa personne, il reste que la seule manière de l'aborder en révèle sur soi et sa manière de voir les choses. On n'en sort pas: je blogue, donc je pense... Ou l'inverse, je ne suis plus sûr de rien...

Mais il y a aussi l'excitation de savoir que tout le monde peut lire ce qu'on écrit. Sur toute la planète. Hallucinant. Je peux être lu à Singapour, ne serait-ce que par le pur hasard d'un moteur de recherche. J'ai déjà eu un lecteur de Jordanie sur mon blogue!!! (Une seule fois, bien évidemment...) Il faudrait bien que je parle des mots clé qui m'amènent des visiteurs... Hé, hé!

Cela, combiné à la quasi-complète liberté éditoriale et à l'heure de tombée de son choix, contribue à considérablement ouvrir les vannes pour le meilleur et aussi pour le pire.

Une grande part d'instantanéité et une bonne portion d'exhibitionnisme sont donc partie intégrante du phénomène. Assez explosif comme concept. Est-ce que tout le monde peut être à la hauteur de ces larges balises???

Je rejoins là une préoccupation de magwann sur le sujet.

Mais c'est peut-être le prix à payer pour étendre son réseau de connaissances (personnes et notions tout à la fois)... C'est aussi le risque d'être jugé par d'autres blogueurs, quand bien même cela se fait le plus souvent sous le couvert d'un pseudo. Peu importe, c'est comme ça que ça se passe en société, qu'on le veuille ou non. Moi aussi je juge. Pas mieux que les autres, tsé!

Il reste la question de l'impact de l'activité blogueste, puisque l'activité elle-même ne risque pas de disparaître de sitôt. Les gens, autrefois, passaient d'un lieu à un autre tout en étant disponibles sur place. Il n'y avait pas, il me semble, de distance avec leur environnement immédiat. Le contact de l'Homme avec son environnement était fait d'une manière entière. Directe.

Aujourd'hui, dirait-on, on se déplace d'un lieu à un autre en pensant à son écran d'ordinateur. C'est comme si on n'était plus entièrement disponible avec son environnement. Je parle pour moi bien sûr.

Mais on dirait que l'homme contemporain est devenu un satellite de la planète blogue, comme si on n'était qu'en transit, de passage d'un ordinateur à l'autre, alors qu'autrefois - c'était hier, bordel! - il était un citoyen à part entière, que ce fut sur la place publique, le perron d'une église ou encore sur le plateau d'une émission de télé ou d'un talk-show.

Le blogue comme outil faisant partie d'une communication essentielle du quotidien? J'ai bien peur que oui. Et ce sera de plus en plus le cas.

Est-ce que la prochaine destination d'une personne sera davantage l'emplacement d'un ordinateur qu'une destination purement géographique? Si je vais à Londres Toronto demain, l'une de mes préoccupations sera de savoir où se trouve un cyber-café. Et ainsi de suite pour chacun de mes déplacements. Le Blackberry n'est qu'une autre manifestation de cette tendance. Un épiphénomène, si vous préférez. "Ai-je quelque chose dans ma messagerie?"  On en regarde même plus sa boîte aux lettres...

C'est moi, c'est moi, c'est moi qui suis rendu comme ça... ;

 

 

21.12.2008

Dans mon igloo

On annonce une tempête aujourd'hui. 20 cm de neige et des rafales. Faque je me suis installé pour lire un Kurt Vonnegut. C'est en passant chez Swann que j'ai eu cette idée d'explorer l'univers de Vonnegut, un écrivain que je ne connais pas encore. S'est fait connaître, si je ne m'abuse, avec Abattoir 5, son expérience des camps de concentration nazi.

vonnegut.jpg

Elle a un beau site, Swann. Allez-y voir.

http://aspinelesslaugh.com/

Mais avant de m'y mettre, j'ai revu quelques photos éparses que j'ai prises ces dernières semaines. J'y ai pensé après avoir rencontré un Vietnamien dans le métro. Je regardais sa caméra numérique Canon et voyant que je la regardais de près, il s'est adressé à moi. C'est rare que je parle aux inconnus dans le métro, mais là j'ai pas résisté. Il m'a raconté l'histoire de son achat. Je lui parle de ma caméra. "Oh, yes, a good purchase for you!"

C'est un photographe professionnel, lui. Longtemps je rencontrais spontanément, sans les rechercher, des photographes. Mais à un moment donné, ce genre de rencontre s'est estompé. Et là, dernièrement, la série a recommencé.

Notre conversation coulait comme de l'eau de source. Il m'apprend qu'il n'est que de passage à Montréal. "Gosh it's cold over here!", qu'il dit en souriant maladroitement. Il me donne sa carte d'affaires avec son adresse de site photos où quelqu'un peut y poster ses clichés. Il habite Saïgon, qu'on appelle maintenant aujourd'hui Hô-Chi-Minh-Ville.  Je n'ai pu continuer la conversation pcq j'arrivais à ma station.

Ça m'a redonné le goût de revoir quelques miennes photos, à mon retour chez moi.

1- ruines urbaines à Montréal; pièces alignées comme pour un entreposage futur;

ruines urbaines

 

2-Avant il n'y avait qu'une seule table et des chaises, souvent la table était mise. Là je n'y vois que des poubelles;

une table l'été

3- une drôle de porte avec un couvre-serrure d'une bizarre d'allure - les portes en disent long sur un proprio...;

automne '08 001

4- rappel de l'été: table de jardin d'un ami grec:

table de jardin d'un ami

Ciao!

Un but artistique

Ça c'est de l'art sportif à son meilleur.

Salut Bobby!

20.12.2008

La création artistique II

coffee stain.jpgCe matin je me suis servi d'une cuiller sale (tache sèche de sauce à spaghetti) pour verser du café moulu dans ma cafetière à piston. Acte créateur.

Je laisse aussi des taches de café sur le comptoir. Autre acte créateur.

Mais quand je vais au toilette pour chier, après l'évacuation, je torche bien soigneusement mon kul kréatif.

C'est un acte hygiénique, point barre.

19.12.2008

La création artistique

Voilà la question à laquelle je réfléchis depuis bien longtemps.

En fait, c'est le seul aspect auquel je pense quand je lis une bio ou une correspondance d'artiste.

Je ne suis pas un créateur, mais, stie, ça je surveille ça très sérieusement. Parce que l'acte créateur est fondamental. C'est le geste le plus puissant de l'Homme et c'est le moment de plus pure liberté de l'Homme.

Quand un écrivain s'exprime, quand un peintre pose le pinceau sur la toile, quand un sculpteur touche la matière, quand le musicien joue d'un instrument, quand un danseur se sert de son corps, ce sont tous des gestes profondément humains et de première importance.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que je viens de voir l'émission télé All together now, un making of du show sur la carrière des Beatles par le Cirque du Soleil. Parce que j'ai entendu dans la même émission George Martin, Paul McCartney (oui, je sais), Ringo Starr (vraiment cool), Dominic Champagne, Guy Laliberté et bien d'autres encore.

Les derniers noms, ben ce sont des Québécois qui ont eu l'honneur de regrouper les Beatles des années plus tard après leur séparation. Personne d'autres n'ont pu faire cela avant ni après. Des ti-gars du Québec qui ont eu l'idée de parler aux Beatles et à George Martin et de monter un show avec leur approbation. Et nous de revivre l'histoire des Beatles et leurs moments créatifs dans ce making of, faute de voir le show en DVD ou en personne! Seulement de savoir que François Pérusse, un kid d'ici, a eu le droit d'écouter les tapes originaux des enregistrements des Beatles, cela me fait exploser la cervelle. Tsé veut dire!

Pourquoi est-ce si impressionnant que l'acte créateur? Parce qu'il vient tout près de vous, à côté de vous, en vous et directement dans votre âme. Parce qu'un ange est venu sussurer à votre oreille un univers, une perception et une vision que vous ne faisiez que soupçonner. Paul McCartney racontait que ses chansons étaient écrites sur le dos d'une enveloppe; Henry Miller avouait que l'idée de son oeuvre avait été écrite sur 8 ou 10 feuillets, et la même chose pour tous les créateurs de la terre. Joual-vert! Chaque mot, chaque couleur, chaque geste, chaque son, c'est de la pure création, le reste étant le déploiement de l'idée originale.

Ma tête éclate et j'ai bu une bouteille de Chianti.

Alors voilà comment je comprends l'acte créateur. C'est grave en esti. Pis y a pas d'place pour un ti-cass à la casquette de baseball à l'envers conduisant une Honda Civic. Je reculerai jamais au grand jamais là-dessus. @!@!@!@!

Alors je vais vous rentrer dans la gorge, encore une fois, A Day in a Life et I'm a Walrus.  Pis le volume à fond la caisse. S'cusez-le. Pis y aura pas d'image dans ce billet. Juste la mesik des Bealtes que je vais écouter jusqu'à ce que je crève. Stie.

 



"Somebody spoke and I went into a dream"
C'est ma devise.