07.09.2008

La tache rebelle

coffee stain.jpgComme tout le monde, je passe un chiffon sur la table de travail dans la cuisine ou ailleurs pour enlever les saletés et les taches. Et hop! de nouveau ça devient lisse et propre.

Certaines taches s'envolent au premier coup comme par exemple les empreintes d'une tasse de café. D'autres font la tête et résistent. Je monte alors d'un cran l'intensité de l'opération.  Seuls les coriaces survivent à ce redoublement d'effort.

Comme  je  respecte les taches rebelles (sauf les cernes et autres saletés sur les vêtements), je leur donne un sursie de quelque temps avant qu'ils ne passent à l'excision majeure, habituellement un grattage au couteau ou l'usage d'un détergent capable de défoncer un mur de ciment.

C'était un autre épisode débile des drôleries et songeries de ce blogue.

06.09.2008

Brad Pitt et Angelina Jolie

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Bon, il est temps de passer aux choses sérieuses.

Pendant vos courses de ce week-end, n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil pour  les tapis de souris. Brad Pitt ou Angelina Jolie, ça vous dit?

;)

04.09.2008

Un Jeep rouillé

En passant sur un certain boulevard achalandé de Montréal, je suis souvent pris dans un bouchon de circulation. Cela arrive assez souvent à une intersection, de sorte que j'ai fini par aviser un Jeep rouillé stationné dans une entrée de garage. Non seulement il est rouillé, mais ses pneus sont à plat.

La vue répétée de ce véhicule "amarré", au fil des jours, a fini par me remettre en mémoire un commentaire entendu dans mon entourage quand j'étais gamin: "Un Jeep, ça coûte rien en gaz..." disait-on. Bien sûr, comme j'étais gamin, je croyais qu'un Jeep ne coûtait absolument rien en essence et, forcément, ceux qui ne se déplaçaient pas en Jeep acceptaient absurdement de payer pour rouler en voiture.

À ce seul rappel d'un passé naïf s'est rajouté un autre souvenir, celui d'une vieille série télé que j'écoutais passionnément: Commando du désert (The Rat Patrol). Quand j'entendais le début de la musique thème, je cessais toute activité en cours et j'allais m'installer devant la télé pour regarder un autre épisode d'une patrouille d'Américains dans le désert africain qui combattaient les méchants Allemands.

J'ai retrouvé la musique thème sur YouTube. Dans l'extrait retrouvé, c'est seulement au bout d'une minute que tout s'enclenche: la musique tout à coup décolle et les Jeeps bondissent dans les airs, tenant à son bord de valeureux soldats! Qu'ils avaient de l'allure ces défenseurs de la  liberté, surtout le colonel au chapeau australien et un étrange écusson sur le côté. Mais il y avait aussi ses camarades tout aussi courageux et super cools. Ah, c'était le bon temps... comme dirait l'autre...

Oui, je croyais encore aux héros à cette époque tendre de mon existence...

03.09.2008

Mon gros orteil et Ducharme

orteil-2.JPGJ'étais assis sur mon canapé alors que je compulsais mon livret d'instructions de ma caméra numérique. En la manoeuvrant, j'ai par inadvertance réveiller la bête qui a poussé un gémissement déclenchant le mécanisme de prise de photo. Je pouvais tout de suite voir sur mon écran le résultat d'une photo ratée. Au bas, il y a mon orteil que j'ai pris la peine d'identifier à l'aide d'une flèche de mon invention...

À la vue de ce banal orteil,  il m'est revenu cet extrait de L'hiver de force par l'auteur québécois Réjean Ducharme:

Dans quelques mois, déjà, nous pourrons passer notre temps à regarder le bout de nos chaussures sans que ça nous ennuie du tout, tout à la satisfaction de ne pas avoir à lutter pour échapper à quelque féroce angoisse.

Bien entendu, j'ai pris la peine de retracer dans le texte cet extrait. Quand même... J'en ai profité pour retrouver d'autres extraits que j'avais aimé lire à l'époque. Voici un florilège cueilli au hasard du roman.

ducharme-1.JPGSur l'honneur:

L'honneur, c'est regarder la TV jusqu'à ce qu'elle ne diffuse plus rien puis aller se coucher.

Sur l'angoisse:

Il n'y a qu'un moyen de vaincre l'angoisse: arrêter de s'en faire et dominer la situation. C'est tout simple mais il fallait y penser. Je dis ça pour ceux que les recettes intéressent; nous on est au-dessus de tout ça.

Sur la politique:

S'ils veulent nos votes qu'ils versent des larmes.

Sur l'argent:

On n'a jamais été au-dessus de nos affaires, certes, mais assez d'argent c'est trop d'argent. Une bonne indigence va nous rendre notre vigilence de notre adolescence.

Sur la résilience:

La vie est remplie de déceptions, mais on est des capables. On est capables de le prendre! On est même capables de trouver ça bon!

Et pour terminer la courte liste, une autre sur le sentiment de dépendance ironisé:

On va la prendre d'assaut la Toune (une vedette médiatique de leurs amis). On va la forcer l'hostie! Elle ne viendra pas nous chercher: plus d'affaire de s'écraser  par terre puis d'attendre que la poussière nous enterre. On va s'imposer, plus d'affaire de s'offrir au bout d'une perche longue. On va déranger, ennuyer, solliciter. On va l'achaler jusqu'à ce qu'elle abandonne et s'abandonne. On va l'user. On va la suivre partout, occuper tout le temps toute la place à côté d'elle; on va jouir d'elle malgré elle. Quand elle va dire: "Allez-vous-en, man!" on ne fera plus les susceptibles, les chiens battus, on va lui répondre du tac au tac: "Fuck you, man, on reste!" Et on va rester.

Écrit au début des années '70, ce roman est un reflet d'une époque absolument révolue, celle des années post '68 et d'une sorte d'anti-matérialisme qui n'a rien à voir la globalisation actuelle et à la sur-consommation. Le couple du roman se cherche à travers la création mais il connaît des revers en raison de ses idéaux inflexibles.

photo_theme_big.jpgRéjean Ducharme (1941 - ) s'est vraiment fait connaître avec ce roman, juste après avoir fait publier son premier chez Galllimard, L'Avalée des avalés. C'est l'un de nos auteurs majeurs qui a aussi écrit des pièces de théâtre. Cet auteur fuit les médias et la scène publique. C'est un promeneur infatigable des rues de Montréal. Il y ramasse toutes sortes d'objet et en fait des installations qui font l'objet d'expositions.

Voilà. C'était mon hommage malhabile d'un auteur qui mérite d'être connu encore plus.

(Une des rares photos disponibles de Réjean Ducharme)

 

31.08.2008

Céline et Ginette

Le  Québec est dans tous ces états. Un choc culturel s'est produit cet été à Québec! Céline et Ginette, la rencontre au sommet de deux icônes de la chanson à l'occasion du 400e anniversaire de la fondation de Québec. Que d'émotions !!! Et dire que j'ai (sciemment) raté ça !!!

Un journal gratuit du métro annonce en première page les entrevues exclusives offertes par nos deux vedettes dans un magazine de potinage. Pas à 3,99$ mais à 2,99$ !!  It's a deal !!

En prime un stylo et un marqueur tout en un !!

Qui résistera à cette offre??

Céline: "Ginette a fait plus pour moi qu'elle ne le pense."

Ginette: "La plus grande chanteuse du monde, c'est Céline."

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30.08.2008

Analyse de risque alimentaire

arielwine2.jpgCe matin, dans la section éditoriale de La Presse, je remarque le commentaire d'un expert sur la récente vague alarmiste reliée aux empoissonnements alimentaires.

L'auteur Ariel Fenster se présente comme professeur et fondateur de l'Organisation pour la science et la société à la (prestigieuse) université McGill. Une photo accompagne son texte, où on le voit assis à une table devant un fromage semi-ferme entamé (camembert ou brie?), un verre de vin à la main. Il porte un t-shirt avec le logo de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). C'est quoi le rapport?

Fenster commence par faire une liste des dangers connus de l'alimentation, des bactéries pathogènes aux produits chimiques en passant par les gras saturés. Ensuite, il rappelle que nous sommes trop exposés aux excès des médias qui participent aux mouvements de panique dans la population dès l'apparition d'un problème alimentaire ou autre.

Le mot clé, bien entendu, c'est l'analyse de risque. Il est plus probable que vous aurez un accident d'auto avant de chopper une listériose. Ensuite, il fait l'apologie des systèmes de production centralisés, malgré le danger  potentiel d'une propagation à l'échelle d'un pays à l'inverse des productions locales.

Les gens parlent du bon vieux temps. Le bon vieux temps où les carences nutritionnelles étaient la norme, le bon vieux temps où l'espérance de vie ne dépassait pas les 50 ans, le bon vieux temps où justement il n'y avait pas de système de contrôle de la salubrité des aliments.

Pour ma part, j'aurais aimé qu'il parle des compromis que la modernité nous force à faire, à savoir que nous acceptons des possibilités de dérapage aux conséquences gigantesques, tout cela pour obtenir en retour les avantages de la production de masse et des prix compétitifs qui en découlent. On peut effectuer se moquer gentiment du bon vieux temps et pointer du doigt les déficiences en matière d'inspection de ces époques anciennes, mais si je vous dis que les  grands centres de production de transformation des aliments peuvent aussi tricher sur les mesures sanitaires, histoire de limiter les coûts de production, forcément on retourne aussi à l'âge des cavernes, malgré les moyens d'inspection éprouvés à leur disposition.

C'est cette nuance subtile que je voulais soumettre au jugement des mes dignes visiteurs. La modernité technologique n'est pas tout si l'esprit n'y est pas. (Tiens, je le recopie dans mon blog-it!).

Pour le reste, le fromage au lait cru, le saucisson et le vin, je n'ai pas besoin des réassurances du bon professeur Fenster pour me les offrir. Malgré tous les dangers, l'analyse de risque je l'avais envisagé depuis longtemps, bien avant son billet...

Hommage posthume à Soljenitsyne

soljénitsyne.jpgSoljenitsyne a marqué son époque comme pas un, surtout celle des citoyens de sa terre natale, la Russie et l'Union soviétique. Je ne vous ferai pas un tour d'horizon de son oeuvre gigantesque, ce genre de panégyrique ayant été fait et refait à plus soif au cours des dernières années. De toute manière, il y a plein de sites sur le Net où ce genre d'hommage à l'oeuvre est disponible. Il y a bien évidemment les librairies et les bibliothèques publiques pour ceux qui veulent vraiment connaître l'auteur.

Je peux toutefois vous parler de l'écrivain comme moi je l'ai compris. Voilà un homme loyal à sa patrie, qui a combattu pour elle pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour avoir critiqué les douteuses stratégies militaires et politiques de Staline, il a été condamné aux travaux forcés. La suite en est une de dissidence pour le reste de sa vie. Dissidence non seulement contre le communisme stalinien mais aussi du néo-libéralisme à outrance qui affecte actuellement non seulement la Russie mais le monde entier.

Ce dernier aspect, peu de gens en ont parlé, s'attardant plutôt à répandre des rumeurs à son sujet. A-t-il été raciste? J'en doute. Il suffit de lire ses livres pour comprendre son humanité. J'avoue toutefois ne pas avoir lu la deuxième partie de son oeuvre. Certains en discutent comme l'historien américain Richard Pipes. Peut-être y a-t-il eu quelques dérapages, je n'en sais trop rien.

A-t-il été récupéré par le pouvoir et par Poutine? Accepter un prix des mains de Poutine, c'est effectivement faire preuve de faiblesse, tenant compte du style de gestion du "personnage", mais c'est trop facile de pointer du doigt ce geste et d'en grossir la signification pour jeter de l'ombre sur son oeuvre immense.

Il n'en reste pas moins que même si Soljenistyne a été un personnage controversé, il aura au moins pris le risque de parler ouvertement de ce qu'il croit juste, quand bien même le prix à payer était très élevé.

Ses prises de position politiques des dernières années, ses exhortations au peuple russe, son ton de prophète halluciné vitupérant dans le désert, sa récente récupération par Poutine, ne permettent pas à ceux qui n'ont pas lu Soljenitsyne en son temps de mesurer aujourd'hui à quel point ses premiers romans furent un bouleversement pour les centaines de milliers de lecteurs. "Une révolution copernicienne pour la littérature soviétique" écrivait même Claude Frioux dans le Cahier de l'Herne. Ils eurent l'effet d'un électrochoc sur les consciences, notamment celles de la gauche européenne au sein de laquelle ils provoquèrent des débats salutaires sur la vraie nature du communisme soviétique. Mais cette partie-là de son oeuvre est si forte et si puissante qu'  elle ne sera pas éclipsée par tout ce qui est venu après et que l'  on n'  a pas fini de discuter, comme sa dénonciation du déclin du courage en Occident, "un signe avant-coureur de la fin" selon lui, lors de son fameux discours de Harvard en 1978. On ne comprend rien à un tel écrivain si l'on oublie qu'il était véritablement habité.

http://fr.rian.ru/analysis/20080804/115681061.html

Saluons-le, lui qui vient de nous quitter pour prendre une autre destination!

26.08.2008

Le mythe olympique

 

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Une nouvelle page de l'olympisme vient d'être tournée. Tout le monde semblait d'accord pour dire que cette dernière édition était réussie et que la Chine a fait preuve d'un grand professionnalisme. Tout a effectivement fonctionné au quart de tour.

Pour ma part, je retiens du mouvement olympique que c'est avant tout un truc élitiste qui n'encourage que la frange infime supérieure de la crème des athlètes professionnels. Rien à voir avec la formule classique disant que "c'est la participation qui compte"...

Quand Phelps dit qu'il suffit que d'avoir de l'imagination - il a gagné 8 médailles d'or - ce type pense que nous avons des poignées dans le dos. Une telle déclaration évacue le bagage génétique essentiel à la simple idée de vouloir faire du sport de calibre olympique. Ensuite, Phelps, comme plusieurs olympiens, a profité du soutien financier de son pays, quand ce n'était pas celui de commanditaires. De l'imagination, qu'il dit...

Côté politique, la seule idée d'avoir choisi la Chine pour qu'elle soit l'hôte des jeux olympiques, sachant ses positions sur les questions du Tibet et des adhérents du Falun gong comme du christianisme, je comprends que cette sélection, indirectement, entérine les politiques intérieures de la Chine. Même Foglia, dans sa chronique de la Presse (Montréal), fait son mea culpa relativement à ses préjugés sur la Chine. Voilà qu'une fois les Jeux terminés, ce chroniqueur voit maintenant la lumière... Comme si la bulle olympique était le reflet fidèle de la vie intérieure en Chine. Pas de censure du Net, liberté de pensée et de religion, etc.

Finalement, les JO ne sont qu'une immense vitrine politique, du podium (hymnes nationaux et drapeaux) jusqu'aux uniformes portés par les athlètes, cultivant allègrement la ségrégation entre les gens et entre les pays (les classements de médailles) selon un mode ultra kitsch qu'il est difficile de contrer par la simple critique, quand bien même elle se voudrait constructive. Même la petite Chinoise ayant chanté au spectacle d'ouverture ne méritait pas d'être vue par les spectateurs, faute de ne pas correspondre à certains critères esthétiques. De la pure folie.

Nous sommes ainsi condamnés à vivre les JO aux deux ans (été-hiver), même si la trêve - raison officielle de la tenue de tels jeux - n'est pas respectée (guerre en Irak, Afghanisatan, Géorgie, etc.) dans le monde comme dans le pays hôte.

Panem et circenses (Du pain des des jeux) plus que jamais!

24.08.2008

Coïncidences IV

Ce que le hasard peut parfois être franchement étonnant. En consultant les paramètres de mon blogue, je me rends compte qu'un visiteur non identifié du Manitoba est venu faire un tour par ici. Ce genre de découverte est comparable au repérage d'une étoile au milieu d'une constellation stellaire. Rare en ce qui me concerne...

Quoi qu'il en soit, cette coïncidence serait restée sans effet si une autre ne serait pas survenue. Je regardais l'horaire des salles de cinéma de la région de Montréal quand je me suis rendu compte que le film L'Aventure, c'est l'aventure (Claude Lelouch) - un des rares films que j'ai aimé de ce réalisateur - était à l'affiche dans un cinéma de répertoire.

Cela me rappellait qu'il y avait dans la distribution un acteur italien autrefois fort populaire et dont je recherchais le nom depuis longtemps. Cet acteur-là ressemble justement trait pour trait à un ancien camarade franco-manitobain (ou peut-être est-ce l'inverse...), tellement que c'en est encore frappant malgré le recul des années.

Ne me restait plus qu'à googler le titre du film et de jeter un coup d'oeil à la distribution.

Vous parlez de ce camarade dont j'ai perdu la trace, ce serait revoir toute une frange de cette bizarre d'époque et l'espace d'un billet serait franchement insuffisant. Je me contenterai de citer une de ses paroles mémorables:

Quand t'es fauché, fais comme un Italien: habilles-toi comme une carte de mode et donne l'impression que t'es fricqué au maximum. Et tes poches se rempliront tout seul, car l'argent attire l'argent...

Tout cela dit sur un zézaiement irrésistible. (Le pire, c'est qu'il pratiquait ses propres méthodes avec un succès relatif. J'en ai été témoin.) Si vous l'aviez vu comment il s'y prenait pour manger à l'oeil chez un restauranteur grec, vous en seriez sidéré. Sa fierté, c'était de croire qu'il obtenait tout par la force de son discours. Le plus souvent, il s'attirait des faveurs par sympathie, ce qui est quand même une forme de charisme. 18426943.jpg

Impayable ce type...

Au fait, il ressemblait (et ressemble encore, j'ose croire) à cet acteur comique Aldo Maccione. Quelle tête de frimeur sympathique tout de même...

 

22.08.2008

L'art d'écouter

conversation.jpgJ'ai longtemps croisé un inconnu dans la rue avant que je finisse par lui adresser la parole. Ce fut le début d'une étrange aventure.

Au fil du temps, cette personne se distinguait par son habileté à monopoliser la conversation. Il est vrai qu'il avait du ressort et de la ressource. C'est comme s'il connaissait absolument tout, tellement il semblait, à première vue, sans faiblesse sur quelque sujet que ce soit. Il commandait la connaissance comme d'autres manient le balai...

C'est à peine si je pouvais placer un "mais...", "par contre...", "quoique...", que déjà il embrayait sur un nouveau filon de son discours. C'était sans fin.  Et irritant, en fin de compte.

Je décidai alors qu'à la prochaine fois je me contenterais de seulement l'écouter, sans même tenter d'ajouter un seul mot, encore moins de commenter en aucune manière son propos. La fois suivante, comme prévu, il a encore fait son numéro de logorrhée que je tâchai de ne pas interrompre en aucune manière.

- Qu'est-ce qui t'arrive? me demanda-t-il d'un air interloqué.

- Mais je t'écoute, l'ami!

Il réfléchit un court moment avant de conclure:

- Si c'est comme cela, je me barre.

;)

17.08.2008

Salade grecque

salade grecque1.JPGUne connaissance m'invite à prendre le café chez lui un dimanche matin. Il est originaire de Kalamata, l'endroit connu pour les olives noires du même nom.

J'accepte sans imaginer ce que cette invitation voulait dire. Ainsi donc ce dimanche matin, je me pointe chez loin en suivant les indications qu'il me donne au téléphone.

J'arrive à moitié endormi. Il m'ouvre la porte et me conduit sur la terrasse arrière donnant sur un grand jardin rempli de fleurs et de plantes potagères de toutes sortes. Il y a plein d'odeurs que je n'arrive pas à décrypter, venant de diverses plantes que je n'avais jamais vues. Certaines sont en fleur et répandent leurs parfums à tout vent.

On s'asseoit après qu'il m'eut offert un café grec comparable à bien des égards au café turc. Chaud, concentré, corsé et riche. Que l'on boit à très petites gorgées et qu'on accompagne d'un verre d'eau au besoin. Il m'offre ensuite quelques onces d'ouzo, liqueur faite à partir du raisin de son pays.

De fil en aiguille il me raconte plein de choses. C'est un merveilleux conteur, même dans son anglais débridé. Un moment il est interrompu par sa fille qui se pointe pour nous dire bonjour avant de partir avec son copain pour l'après-midi.

Il  continue à me parler. Il me raconte son passé d'athlète: nageur faisant partie de l'équipe nationale de Grèce de 1966-68 et joueur de football dans une ligue professionnelle américaine.

Plus tard, un copain de mon ami grec se montre le bout du nez. Il est aussi originaire du Péloponnèse. En quelque minutes, notre hôte prépare une salade grecque qu'il accompagne d'un pain au sésame, d'un vin blanc assez résiné dont j'ai oublié le nom. Il ajoute dans mon assiette du saucisson grec et polonais. Nous sommes trois à manger à la bonne franquette.

Le temps passe comme une flèche et déjà un autre copain s'amène et l'atmosphère devient tout à fait joviale. Je dois partir et mon ami me raccompagne. On s'entend pour reprendre le coup à un autre moment donné. Sa femme sera de retour et j'aurai alors le privilège de goûter ses talents de cuisinère renommée.

Sur la photo, c'est ce que mon ami grec m'a offert avant de partir: une bouteille d'huile d'olive, du vin blanc grec, des poivrons, des tomates et de l'orégano cueilli sur la montagne, là-bas en Grèce, rien de moins...

Oui, je suis chanceux. ;)

16.08.2008

Lieux communs du golf

baton.jpgJe ne sais pas quels genres de propos peuvent tenir les professionnels du golf, puisque je n'ai jamais eu l'occasion de jouer avec l'un d'eux et cela ne risque pas de se produire jamais...

En revanche, j'ai joué quelquefois avec des amis. J'ai toujours remarqué que mon entourage changeait radicalement d'attitude dès que l'un d'eux tient un bâton de golf entre les mains. En civil, ils ont une personnalité le plus souvent attachante; sur un parcours de golf ils deviennent tout simplement insupportables pour la plupart. Et moi, je cultive une rage rentrée à mesure que j'avance sur le parcours...

Combien de lieux communs entend-on du joueur de golf amateur, surtout lorsqu'ils jouent une partie de merde? Après quelques hookers et slices et après avoir cherché sans succès des balles perdues dans les sous-bois, ils reviennent sur le terrain avec un air faussement débonnaire et dès lors j'ai l'honneur d'entendre des âneries à la chaîne.

- "Quand même une  belle journée, n'est-ce pas?";

- "L'important, ce n'est pas le résultat (mon oeil!), c'est la bonne promenade et le bon air frais de la Nature";

- "Je ne tiens pas compte du score de mon voisin; je me contente de jouer mon jeu";

- "Peu importe que je gagne ou que je perde, l'important, c'est que je sente que je joue bien et que je progresse (!)";

- "Quoi de mieux qu'une bonne partie de golf pour rencontrer des amis en dehors du bureau (celle-là, je l'achète)";

- "T'avais un bon départ, c'est sur les greens que tu t'es planté..."

- "Si ce n'était que de mes coups d'approche, j'aurais une partie d'enfer..."

- "Ce qui importe, c'est de se détendre en bonne compagnie... Et puis, il y a le 19e trou!!!"

- "Prenons notre temps pour chaque coup (manière de mettre encore l'accent sur la détente difficile à atteindre), ne nous laissons pas distraire par ceux qui nous suivent et ceux qui nous précèdent" (alors que dès leur premier coup (raté) fait, tout le foursome court comme une queue de veau, qui à gauche, qui à droite et qui n'importe où...

Pour finir, une bastonnade générale à tous les golfeurs amateurs de la part d'Inukshuk!


Bêtises à l'unité ou en vrac

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J'inaugure cette nouvelle catégorie par deux bêtises.

La vignette dit que cette Américaine a dépensé 100 000$ pour obtenir 5 clones de son défunt pitbull.

 

"Le clonage a été effectué à partir de bouts d'oreilles congelés par une entreprise sud-coréenne."

 

 

 

Bravo madame pour ce génial investissement de grande valeur....

 

 

parking.jpgCherchez l'erreur...

 

 

 

 

 

 

L'enfer du stationnement à Montréal.

 

14.08.2008

Coïncidences III

Rebonjour!

Mes visiteurs et mon blogue m'ont manqué pendant mes vacances forcées. Il est vrai que j'ai joué un peu du clavier dans d'autres sites mais j'ai quand même tenu parole en ce qui concerne le blogue... Deux semaines moins un jour...

Comme j'avais fermé toutes les notes aux commentaires,  il est impossible de faire marche arrière et de réouvrir les anciennes notes. Je tiens quand même à remercier toutes celles qui ont pris la peine de laisser un commentaire.

@ Malvina: non, il n'y a pas de brunette à l'horizon!

@ sumie: bien sûr que je suis revenu, je l'avais dit dans la note.

@ zamomie: très gentil de ta part que ton commentaire. Ton blogue aussi m'est précieux.

@ Mrs Clooney: les vacances ont fait du bien, mais le retour fait encore plus plaisir.

______________

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Ça se passe au supermarché.  C'est la routine des emplettes et de l'incessant "qu'est-ce que je vais manger ce soir, demain et peut-être après-demain?"...

Tout près de l'îlot boulangerie, se trouve un mini-kiosque de bonbons en vrac. Comme j'ai un faible pour le caramel, j'avise avec attention le panier réservé à ce genre de friandise. Je constate qu'il y a deux façons de payer: ou bien on en prend quelques uns qu'on met dans un sac de plastique en vue de payer plus tard à la caisse, ou bien on en prend un tout de suite et on met la monnaie dans la petite caisse. 10 sous chacun.

J'avoue que je mis du temps à piger le système, étant facilement déstabilisé par ce genre de considérations oiseuses en matière de consommation. Mais je finis toujours par y arriver... Cette fois-ci, je choisis la solution "sac de plastique". Pendant que je procède à l'opération, je surprends un homme d'âge mur étendre le bras au-dessus des caramels et en saisir un sans même payer son écot par la suite dans la caisse.

J'en suis resté bouché béé. 10 malheureux sous, c'était trop pour lui!

Par la suite, je le recroise dans les autres allés et il ne semble pas me reconnaître. Le hasard fait bien les choses puisque, très fortuitement, je me retrouve plus tard derrière lui à la caisse. Quand vient le temps de payer, il sort un portefeuille rempli de cartes de crédits et de billets de banque. À un moment, je vois un billet de 100 dollars dans ses mains, ensuite de la menue monnaie. Le type est organisé, c'est l'évidence...

Dernière coïncidence, je sors du supermarché en voiture et je l'aperçois à l'arrêt de bus, et les sacs de ses emplettes à ses pieds. Le type semble hyper-friqué et il utilise le transport public!

Je me suis demandé un court instant comment il allait payer son entrée dans le bus...  Connaissait-il un moyen de déjouer la vigilence du chauffeur? Allait-il payer tout simplement? Le type est franchement déroutant. Incapable de se payer un bonbon, pourtant il tient un portefeuille hyper-garni.

Quelques coïncidences m'ont fait voir un inconnu réagir d'une manière inattendu et je n'en aurai bien sûr jamais l'explication...

01.08.2008

Pause estivale

blogue.jpgJe vais prendre une pause blogueste, après une activité presque continue depuis le mois de novembre dernier, ce qui correspond à une période de 8 mois! J'ai bien aimé l'expérience jusqu'ici, car cela m'a permis de connaître des intervenants que je trouve très intéressants.

J'ai été souvent surpris des réactions comme des non-réactions à certains billets. Cela me fait penser aux blagues que je fais dans mon entourage: il m'est déjà arrivé de croire que telle observation ferait rire aux éclats mes auditeurs - je considérais le tout irrésistible, autant le ton utilisé que les mots agencés -, et pourtant je n'obtenais que des hochements de tête poli, alors qu'un commentaire lâché au hasard dans le feu d'une conversation de groupe  - sans même une recherche poussée de quelque manière - me valait des rires sans mélange... Allez savoir! ;)

Peu importe que je comprenne l'état d'âme de celui ou celle qui me lit, c'est peut-être mieux ainsi puisque je serais un véritable monstre si je pouvais tout prévoir. Le genre humain est heureusement imprévisible et c'est bien tant mieux.

Néanmoins, quand bien même l'expérience est positive, je dois me tenir éloigner de mon ordinateur pour au moins une petite période de temps, quand bien même l'intérêt est toujours là.  J'espère tenir le coup au moins deux semaines..., de sorte que je pourrai faire autre chose tranquillement, sans m'inquiéter de la tenue de mon blogue, d'un forum ou même du blog-it express... C'est fou comme on s'attache à ce genre d'activité...

Merci à tous ceux qui ont voulu laisser une trace de leur passage chez moi. Chaque commentaire est lu, soyez-en assurés.

J'espère vous retrouver tous à mon retour. Et portez-vous bien!!! 

31.07.2008

La solitude de l'écrivain

solitude.jpgGoethe a écrit le roman bien connu  Les Affinités électives, oeuvre qui a fait date et qui s'est classée parmi les créations cultes de l'Occident. Je me souviens de l'avoir acheté et de l'avoir lu, sauf que le livre en question n'a pas survécu à un premier naufrage de ma bibliothèque. Aussi, j'ai peine à m'en rappeler les grandes lignes.

Peu importe, car s'il y a les amours impossibles et les grands amours passionnés, il y a heureusement toutes sortes d'amitiés, de celles où on privilégie l'intimité comme celles où tout est plus ou moins en surface. À l'âge de l'adolescence, j'ai beaucoup cultivé les grandes amitiés aux dépens de la vie de groupe. Cette formule a toutefois eu ses limites, surtout quand on les expérimente comme moi de manière entière et presque tyrannique. Malgré tout, quelques unes ont  survécu à mon âge ingras...

Puis j'ai appris à considérer que chaque amitié avait sa teinte particulière, de sorte que chaque personne offrait une palette d'intérêts et de possibilités, au-delà desquels il est absurde d'insister. Cette première constatation était le premier pas vers l'acceptation de l'Autre, cet inconnu.

Néanmoins, j'ai eu beau avoir compris cette notion incontournable, tenant compte que moi-même je ne suis vraiment pas toujours à la hauteur en toutes circonstances, il m'arrive encore d'être interloqué par les goûts et les aptitudes de mon entourage. Un tel est un organisateur syndical hors pair et très connaisseur des moeurs et coutumes au travail, tel autre est un amateur d'opéra, d'allemand, en plus d'être versé (ici, un jeu de mot) dans la dégustation des vins, tel autre encore un traducteur haut de gamme et préoccupé d'existentialisme... et ainsi de suite. Ils font de tout, sauf de la lecture et encore moins s'occupent-ils de littérature.

Aussi, rares sont ceux qui s'intéressent franchement à ce domaine et surtout pas à l'écriture. Je suis constamment en alerte pour dépister ce genre de personne bien que les adeptes de cette activité semblent une race en voie d'extinction. C'est comme s'ils rasaient les murs avant de rentrer dans leur grotte! De véritables taupes en mode survie... Il reste peut-être la communauté des blogueurs, groupe virtuel se retrouvant dans les sujets qui les intéressent au premier degré... Comme vous, lecteur(e)s inconnu(e)s... ;)

Mon dernier fantasme, incidemment, serait de relire, à haute voix, en compagnie de quelques fous, l'un des premiers romans de Dostoïevski, De pauvres gens, comme lui-même le faisait au fur et à mesure de la rédaction de son premier roman. Il était alors à la mode de lire en groupe certains extraits choisis, quand ce n'était pas l'oeuvre entière, quand bien même la nuit entière pouvait y passer. Le tout accompagné d'un thé au samovar ou d'eaux de vie... 

J'ai compris, sans l'être moi-même, la solitude de l'écrivain... 

28.07.2008

Avis de recherche

Je n'ai pas une culture musicale très fouillée et j'avoue que j'envie ceux qui ont une (ou ont pris la peine de s'en donner une). Toutes sortes de circonstances n'ont tout simplement pas favorisé cet apprentissage. Aussi, quand je me balade sur YouTube, il m'arrive enfin de pouvoir mettre des noms et des visages sur des chansons entendues distraitement à la radio.

Ma dernière découverte - et elle est majeure -, c'est le tube d'Étienne Daho, Tombé pour la France.  J'ai vu et revu le clip tourné par Jean-Pierre Jeunet en 1987, celui-là même qui allait se faire connaître pour Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Tenant compte des moyens technologiques de l'époque, ce clip est tout à fait exceptionnel. J'aime tout de cette réalisation, autant les images et le montage original que les scènes imaginées pour illustrer le contenu de la chanson. Et que dire des séquences en accélérées, répétitives et téléscopiques tout à la fois!! Idée intéressante, il va sans dire.

Rapidement, j'ai remarqué l'actrice qui accompagne Daho dans ce clip. J'ai fait des recherches pour savoir de qui il s'agit mais peine perdue, je n'y arrive pas. Quelle allure elle a!!! Les cheveux à la manière de Cléopâtre, les sourcils d'une belle courbure et des yeux à damner un saint! Je me suis amusé à faire des captures d'écran pour vous la montrer, dont une à partir d'un photomaton (quel mot!). Est-ce Elli Medeiros?

J'ai aussi ajouté des photos (prises du clip) pour rendre hommage au Daho des années '80...

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26.07.2008

Le héros, le mythe et la réalité

bale.jpgPetit retour au potinage, chronique que je n'alimente pas beaucoup mais, faute de temps, - c'est la fête à mon frère! -, je me sers d'un sujet facile pour nourrir ce blogue insatiable. En tout respect pour mes respectables visiteurs, ceci dit...

Alors voilà, il s'agit de Christian Bale, un acteur de grand calibre dont je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir la filmographie complète. Il ne m'a toutefois suffit que de le voir quelquefois pour comprendre son immense talent. En matière d'acteur intense, on ne fait pas mieux, on en conviendra.

Mais tout le monde sait qu'il y a une marge entre l'acteur et ses personnages. Le monde du cinéma a beau nous proposer de grands héros, nous savons tous que c'est un leurre et que le véritable héros de la planète Hollywood n'existe pas ou très rarement. Chose certaine, un héros authentique n'existe pas selon les critères hollywoodiens. En fait, ce genre de héros passe peut-être à côté de vous à tous les jours sans que vous le sachiez. C'est quelqu'un qui continue à vivre malgré la maladie et les limitations de toutes sortes. Le héros authentique vit malgré tout, envers et contre tout.

rumourchri254367.jpgAinsi donc, Christian Bale, quand bien même il incarne Batman dans l'univers fantasmagorique des cinéphiles, dans la vie, il peut aussi disjoncter à l'occasion. Récemment, dans un hôtel de Londres, alors qu'il se préparait à la soirée de l'avant-première de The Dark Knight, il aurait rudoyé sa mère et sa soeur. La mère avait commis l'erreur de lui demander 200 000 $ pour qu'il aide sa soeur, mère de deux enfants.

Ce n'est pas facile d'être une vedette. La célébrité et le fric leur attirent sans doute une pléthore de parasites, quand ce ne sont pas les membres de leur famille qui se mêlent de jouer les quémandeurs. Comment départager tout cela? C'est sans doute quelque chose d'extrêmmement difficile. 

Heureusement que je suis inconnu, ainsi, ceux qui me rendent visite dans ce blogue viennent sans arrière-pensées, tout heureux qu'ils doivent être de lire un autre épisode de la vie trépidante d'Inukshuk (ou de ses pensées iconoclastes) et d'en retirer la substantifique moelle pour leur édification toute personnelle... ;)

 

http://www.canoe.com/divertissement/celebrites/nouvelles/...

23.07.2008

L'Assimilation - une courte histoire

assimilationà.jpgS'il y a un sujet qui occupe mon esprit de manière récurrente, c'est bien celui de l'assimilation des francophones d'Amérique. Il suffit de lire l'histoire des Canadiens-français et celle des Québécois pour comprendre que cet épée de Damoclès ne cesse de pendre au-dessus de nos têtes.

Tout au long de notre histoire, il y a eu des coupes sombres (pour emprunter un terme de foresterie...) menaçant notre survie culturelle, sinon notre survie tout court. Dès la Nouvelle-France, le problème de la survie s'est imposé, ne serait-ce qu'en raison de l'environnement ingras  et des difficultés d'adaptation des nouveaux habitants dans un nouveau territoire. Puis, il y a eu les affrontements avec les Amérindiens qui voyaient négativement l'implantation des Européens sur leurs terres. Le commerce, oui, la colonisation, non.

Après la Paix des Braves en 1701 (entre les tribus amérindiennes et la Nouvelle-France), une autre époque était entamée. Mais la menace anglaise qui s'était aussi fait sentir depuis longtemps s'est imposée encore davantage en raison des affrontements entre Anglais et Français sur le continent européen.

Ensuite, ce fut la Conquête (1759), avalisée par le traité de Paris (1763),  les pertes matérielles et humaines, la fuite des élites françaises, la confiscation des terres et du commerce, l'exil de beaucoup de Canadiens dans les territoires encore inexplorés de l'Amérique. Pendant et après la formation du Canada, le phénomène de l'assimilation avait d'abord frappé les commuautés hors du territoire du Québec. Des difficultés économiques ont ensuite forcé beaucoup de familles canadiennes à émigrer dans les États de la Nouvelle-Angleterre pendant le XIXe siècle et le début du XXe. L'écrivain franco-américain Jack Kerouac appartient à cette vague migratoire.

Toute cette histoire en est donc une de survivance et chaque époque prélève sa "ponction" de francophones, de sorte qu'il n'y a jamais eu de masse critique suffisante, ni de forces économiques assez dynamiques, pour que cette population, surtout celle délimitée par la province de Québec, puisse faire le saut "quantique" pour former un État à son image. Aussi, la seule issue possible a longtemps été la pratique du compromis avec le maître britannique, puis Canadian.

Dans ce contexte, les promesses d'une vie prospère étaient souvent assurées par l'apprentissage de l'anglais, que ce soit en tant que Québécois ou en tant qu'exilé quelque part en Amérique.

La prospérité subite des Québécois dans l'après-guerre a parfois donné des espérances du côté de la maîtrise de notre économie et de notre demi-État. Jusqu'à tout récemment, je croyais que malgré tous les soubresauts que notre histoire avait connu, il pouvait y avoir encore de l'espoir.

Puis la mondialisation et le libéralisme débridé, qui sont devenus la norme dans la jeune génération (comme de notre élite économique), remettent tout en question relativement à l'identité culturelle et à l'émancipation d'une nation en un État. Toutes ces idées passent maintenant pour rétrograde et l'apprentissage de l'anglais est perçu comme une évolution vers l'avant. Bref, devenir un anglophone c'est devenir un être supérieur et/ou un citoyen du monde. Beaucoup mieux que francophone unilingue, c'est évidence même.

Tandis que celui qui s'accroche à sa culture d'origine est un pauvre plouc. Définitivement arriéré, quelque part...

C'est à cela que je pensais quand j'écoutais Gate 22 de Pascale Picard... Une belle frimousse tout de même... bien qu'elle reproduise les mêmes tics des chanteuses folk des années '60... Des phrases à demi-prononcées comme dans un rêve... Un rêve anglophone, bien entendu... qui se termine par un fondu en noir et un éclairage à contre-jour... comme dans un film d'horreur... Voir la dernière séquence pour vous en convaincre. Bien sûre, Pascale joue la carte de la provocation soft.

L'assimilation, de nos jours, ne procède plus selon un mode contraignant mais plutôt à partir d'un mode festif et d'une ambition mondialiste, rien de moins.

 

20.07.2008

Backbeat

Ce qui est fascinant dans le cas des Beatles, ce n'est pas seulement l'oeuvre majeure en elle-même mais tous les détails qui entourent ce phénomène culturel. Car le mythe a une histoire fascinante à bien des égards.

Dans les années '90, j'avais vu l'excellent film d'Ian Softley, Backbeat, dans lequel était retracé les débuts du groupe. On y explorait non seulement le désir de ces jeunes hommes de s'éclater, mais aussi de trouver de nouvelles voies d'expression musicale.

Et derrière cette musique naissante, il y avait l'esprit du temps et son style artistique. Quelque chose d'abrupt et de fin tout à la fois. Une sorte de retour aux sources dans un monde moderne livré au bitume et à l'acier. Rien de mieux pour exprimer cet état d'esprit que les photos inspirantes d'Astrid Kirchherr, la copine de Stuart Sutcliff, le bassiste qui aura bientôt quitté le groupe pour se livrer à la peinture et vivre avec elle.

Photos prises sur le site même de Mme Kirchherr:

http://www.silverkgallery.com.au/astrid/astrid.htm

Quelques photos du site (en finissant avec Kirchherr et SutclJohn.jpgstuart.jpgiff):

 

stuart-1.jpg

 

19.07.2008

Paul McCartney et la fondation de Québec

mccarthney.jpgJe n'ai pas l'habitude de faire de la politique dans mon blogue, considérant que le sujet est amplement discuté dans les médias. De toute manière, quel ennui!

Ici, je déroge à mon habitude pour la bonne raison que les organisateurs des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec ont effectivement fait un coup médiatique en engageant Paul McCarthney, en dépit des conséquences ennuyeuses que ce choix aura entraînés.

Est-ce parce qu'il est britannique et que son spectacle sera tenu à l'endroit (le parc des Champs de Bataille sur les Plaines d'Abraham) où les Canadiens ont été conquis en 1759? Absolument. Surtout quand ces même organisateurs amateurs doivent allonger les millions de dollars pour faire venir Sir Paul...

D'abord, les revanchards indépendantistes allaient tomber dans le piège de critiquer la venue du célèbre chanteur et de l'associer au colonisateur britannique. Ensuite, parce que les fédéralistes allaient s'amuser à les traiter d'intolérant et de passéiste.  Et c'est exactement ce qui est arrivé. 

Et tout le monde de se traiter de colons, les fédéralistes comme les séparatistes. Voilà le véritable scandale qu'il aurait fallu éviter et que les organisateurs ont malgré tout volontairement suscité pour faire de la petite politique. Les véritables provocateurs, c'est les têtes dirigeantes du 400e.

Quant à McCartney, il est à son meilleur comme chanteur-compositeur. Dès qu'il sort de ce domaine, il fait preuve d'un amateurisme pitoyable comme en fait foi l'affaire des phoques du golfe du St-Laurent. 

En passant, l'affaire fait maintenant le tour du globe, de sorte que les Québécois se font une réputation pitoyable grâce aux inconséquents politicailleux organisateurs bas de gamme du 400e.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080719/CPSOLEIL/80718...

Ouais, quelquefois j'ai mal à mon Québec! 

17.07.2008

Lectures d'été

AA-lecture.jpgChacun a sa formule relativement aux lectures d'été. Bien entendu, le plus souvent on choisit léger. Ce n'est pas le temps de se prendre la tête, on en convient.

J'ai donc cédé à une lecture de roman policier. J'hésitais à poursuivre ma lecture du Millénium de Stieg Larsson (note du 30 déc. '07), mais comme tout le monde en parle et que c'est devenu une lecture convenue, j'ai perdu la motivation de m'y coller.  J'y reviendrai plus tard, quand la vague sera passée.

Je me suis donc replié sur un James Lee Buke et son détective cajun, Dave Robichaux. Dans Black Cherry Blues, il sera question d'exploitation de réserves de gaz en territoire des Pieds noirs. Grand prix de litt. policière en 1992. Un bon millésimé, de toute évidence.

Ma liste se complète ainsi (la difficulté augmentant de l'un à l'autre):

- Sexe et dépendances (roman de Stephen McCauley);

- Technique du coup d'État (Curzio Malaparte) - j'en reparlerai dans les semaines à venir;

- La Raison dans l'Histoire (Hegel) - je ne sais pas ce qui m'a pris...;

- L'Art d'avoir toujours raison (Schopenhauer)... ;) 

13.07.2008

Amicalement vôtre!

Entre forumistes, cet après-midi, le souvenir d'une bonne vieille série télé est tout à coup remonté à la surface. Quel plaisir que de se rappeler le bon vieux Amicalement vôtre mettant en vedette les stars éternelles comme Tony Curtis (le personnage de Danny Wilde) et Roger Moore (Brett Sinclair)! Quelle série, tout de même!

Et quel plaisir de retrouver la musique thème sur YouTube:

Wikifiction, rue des plumes

wikifiction.jpg            

Un étudiant à la maîtrise en communication et blogueur tout à la fois vient de lancer un site sur la création littéraire.

En effet, Coyote inquiet prend cette initiative par l'intermédiaire du site Wikifiction, rue des plumes:

Bienvenue sur la plateforme de création collaborative de la Rue des plumes perdues ... Wikifiction.ca. Une plateforme et une communauté dédiées aux nouvelles formes de littérature et de créativité qu'ouvrent la post-modernité et les technologies numériques.

On comprendra que ce site offre de l'espace pour plusieurs formes d'expression allant de la prose libre au théâtre en passant par la poésie et la philosophie. C'est dans l'esprit d'ouvrir la littérature au plus grand nombre qu'il a choisi la plateforme du Net, c'est pourquoi il a aussi prévu de la place pour un forum d'échange de discussion.

http://www.wikifiction.ca/index.php?option=com_fireboard&... 

Plus loin, Coyote inquiet précise son intention:

Mon projet se propose d'offrir un espace d'expression individuelle, de création artisitque et de communication qui offrira au visiteur-interacteur différents modes de participation : la proposition de créations individuelles, le débat, le brainstorming, la critique, la lecture, la correction, l’appréciation… ainsi que la création collective d’ouvrages de plus grandes ampleur et ambition. Il se veut donc une entreprise de diffusion d’œuvres et d’idées, un vivier de création tout autant qu’un laboratoire d’expérimentation. De plus, cet espace virtuel localisé sur un nœud du Web se veut aussi un lieu de convergence pour les esprits férus de culture, amoureux des mots, des idées ou du récit; un lieu propice non seulement à susciter l’intérêt et retenir l’attention, mais aussi à stimuler l’échange, l’approfondissement, un lieu susceptible d’induire davantage de réflexion, d’innovation, de créativité via l’interaction, donc de catalyser d’autant plus la création actuelle dans un processus de perpétuelle rétroaction.

Voilà. Bonne visite à tous!

http://www.wikifiction.ca/index.phphttp://www.wikifiction...

11.07.2008

Chelsea Hotel

chelsea hotel.jpgLe Chelsea Hotel, c'était le refuge new-yorkais des artistes méconnus. Quelques futurs génies y étaient accueillis par le gérant  au coeur d'or, Stanley Bart. Des grands noms comme Jack Kerouac et autres beats (A. Ginsberg et W. S Burroughs), Dylan Thomas, Arthur C. Clarke (il y écrivit le fameux 2001, l'odyssée de l'espace), C. Bukowski, les chanteurs Lou Reed et Leonard Cohen, les cinéastes Stanley Kubrick et Milos Forman et combien d'autres y sont passés à un moment ou un autre de leur existence.

Avant de devenir un hôtel célèbre pour artistes de renom, cette bâtisse avait d'abord été conçue pour une coopérative d'habitation privée (l'une des premières aux USA) en 1883.  Après une banqueroute en 1905, c'est la famille Bart qui s'en porta acquéreur. Le père puis son fils (Stanley) pratiquèrent une forme de mécénat en permettant à des artistes prometteurs d'y trouver résidence pour des périodes prolongées. 

En juin 2007, toutefois, Stanley Bart, à 74 ans, a été démis de ses fonctions par la nouvelle administration, sa famille n'étant plus que des actionnaires minoritaires de l'hôtel. Vous aurez deviné que la mission de l'hôtel n'est plus la même et que les prix ont aussi changé. Plus d'exception, il faut faire des profits!!!

Je suis loin d'être un excentrique ou un avant-gardiste, mais de savoir qu'il n'y a plus de place pour les rêveurs et les poètes dans la ville de New York, cela me laisse profondément perplexe. 

Pour consulter une liste exhaustive des célèbres occupants de l'hôtel, vous pouvez jeter un coup d'oeil à la liste affichée dans Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hotel_Chelsea 

10.07.2008

Henry Miller forever

Comme tout le monde le sait, Henry Miller a été l'un des plus grands écrivains américains du XXe siècle. J'ai lu et relu son oeuvre à l'endroit comme à l'envers; j'ai même mis la main sur des inédits publiés chez Grove Press (Crazy Cock et Moloch) ou chez Autrement éditions pour Nexus 2 (la dernière suite de la Crucifixion en rose); j'ai aussi lu quelques biographies autorisées ou non. Bref j'ai fait amplement le tour de l'auteur au point de repenser occasionnellement à quelques extraits ou situations dépeintes par l'auteur, à toutes sortes de moment de ma vie.

En me baladant sur YouTube, je suis tombé sur un extrait de monologue par Henry Miller à un âge alors vénérable (probablement au début des années '70). Si vous écoutez ce clip (en américain), vous vous rendrez compte que ce grand écrivain est non seulement un bon narrateur mais qu'il a du bagout comme nul autre. En quelque 2 minutes, Miller vous fait un résumé de l'esprit de son oeuvre, alors que pour l'occasion il se tient dans les lieux de son enfance (Brooklyn) .

Peut-être faut-il écouter les écrivains du passé pour comprendre l'ineptie du monde présent, tant les écrivains contemporains ne semblent pas à la hauteur!

06.07.2008

Le combat contre la paperasse

bureaux.jpgVoici un combat chronique que je mène régulièrement sans être toujours sûr d'avoir le dernier mot, celui de la paperasse accumulée.

Pour en arriver à cela, il y a eu un long cheminement à partir de mes heures fiévreuses d'étudiant jusqu'à mon âge actuel. Au début, sur mon bureau, ne traînaient que quelques crayons et une efface que je coïnçais entre le pied d'une lampe et un bibelot. Mon coffres à crayons et stylos, je le gardais dans mon sac ou ma mallette.

Ensuite, j'ai pris l'initiative extraordinaire d'utiliser un verre en plastique pour les mettre tous ensemble sans qu'ils prennent indûment de la place. Pourquoi indûment? Parce que les lettres, les notes éparses, les coupures de journaux, toutes sortes de papier s'accumulaient sur le bureau. Un étrange combat avait déjà commencé pour la possession du territoire du bureau. Les objets prenaient de la place aux dépens de mes activités pour lesquelles j'avais besoin d'un espace libre. 

De temps en temps, je faisais un effort de rangement. Il me fallait passer en revue les lettres et les factures et autres feuilles jonchant la surface du bureau pour me résigner à les classer. Une fois le mécanisme enclenché, il n'y avait plus de problème car je suis un expert en rangement. C'est uniquement le premier mouvement qui coûtait le plus cher.

Voilà que le problème s'est alourdi depuis quelque temps: l'ordinateur est venu occupé le champ libre que je m'étais créé. Le boîtier, surtout, me nargue avec son modèle à plat, compliquant encore plus le problème de l'espace. Que faire? 

Je connais un maître charpentier. Un homme fantastique et plein d'expérience. Je lui ai parlé d'une étagère pour surelever l'ordinateur.  Il a dit "OK". À quel prix? "Je vais te faire un bon prix", qu'il dit. Je suis maintenant rassuré car je connais son habileté et sa probité. 

Cet homme me connaît suffisamment pour ajouter ceci: "Grouilles-toi! Donne-moi les mesures et le plan avant la fin de l'été!"

 

C'était la centième note de mon blogue. Merci de votre participation à tous!!!! 

30.06.2008

Une journée d'enfer

chute_anges.jpg

Qui n'a pas eu son café froid? Et qui n'a pas taché sa chemise de ce même café quelques secondes avant de quitter la table?

Qui n'a pas eu le temps de lire son journal avant de commencer sa journée? 

Qui n'a pas été arrêté par  tous les feux rouges en se rendant au boulot? 

Qui n'a pas été retardé par des éboueurs en train de vider les poubelles d'un grand restaurant? 

Qui n'a pas été forcé de faire des heures supplémentaires à la demande du patron?

Qui n'a pas eu à faire face à un collègue insupportable qui pète un plomb une autre fois?

Qui n'a pas eu à refaire le même boulot plusieurs fois pour faute de distraction?

Qui n'a pas remarqué, par la fenêtre du bureau, que pendant vous vous prenez la tête, dehors, il y a des gens heureux savourant une limonade ou un drink sur une terrasse du centre-ville?

Eh ben, tout le monde a dû vivre cela au moins une fois dans sa vie, alors de quoi je me plains?

Je me plains parce que tout cela m'est arrivé aujourd'hui. Je crois qu'il y a des journées de ce genre. Elles sont marquées au fer rouge et le mieux que vous auriez à faire, c'est de rester peinard à la maison. Si je me rappelle bien, il s'agit du syndrome de Philadelphie (mais peut-être est-ce un autre nom...). Et je confirme que, quel que soit le nom, ce syndrome m'est tombé dessus dix sur dix.

Je me console en pensant à une autre époque où j'y avais droit une fois par mois. C'était réglé comme une horloge. Maintenant, c'est beaucoup plus rare. Heureusement. 

* le tableau est de Pieter Bruegel: la chute des anges rebelles (1562)

25.06.2008

À travers un moustiquaire

lisa.jpgJ'étais à regarder le paysage, assis à l'intérieur d'un gazebo pendant qu'un copain était occupé à ramener quelques consommations. C'était un après-midi ensoleillé sans histoire, comme si le ciel était immobilisé d'une manière indéfinie. S'offrait effectivement à moi un immense ciel azuré et tranquille, événement météorologique rare dans ce coin de pays ces temps-ci. Seul une toile moustiquaire me séparait de l'extérieur, aussi je voyais le monde à travers un fin réseau réticulé panoramique.

Au bout de quelques minutes, j'essayais de comprendre ce que la simple vue d'un moustiquaire éveillait à ma conscience. À part cette idée d'impureté - mon observation du monde était effectivement entachée de ce matériel artificiel, je ne voyais pas à quoi ma préoccupation futile pouvait servir.

Puis l'image du chef-d'oeuvre de Léonard de Vinci s'imposa progressivement à ma conscience. Je  repensais tout à coup à mon passage au Louvre il y a de cela plusieurs années. À cette époque je ne saisissais pas pourquoi cette peinture était considérée comme une pièce de maître - c'était une vérité reçue et indiscutée -, et vous m'excuserez de l'avouer, mais même aujourd'hui je ne pige pas encore ce que cette toile représente dans l'histoire de la peinture.

Mais peu importe, l'important n'est pas de révéler mon ignorance mais de me rappeler que j'avais retenu une chose curieuse au sujet de cette peinture. En raison de son âge, la surface de la peinture est passablement craquelée, signe évident du passage du temps. 

Et c'était comme si une toile de moustiquaire avait été ajoutée en surimpression sur ce chef d'oeuvre... Ainsi donc les toiles de moustiquaire sont intimement reliées à la vieillesse, ai-je eu comme conclusion bizarre à ma divagation gratuite, facile et pas très originale...

24.06.2008

Pot-au-feu

boeur.jpgUne fois n'est pas coutume, je suis sorti de mes ornières habituelles en terme de cuisine et j'ai ouvert un ouvrage culinaire, histoire de voir ce que je pourrais préparer comme nouvelle recette.

J'ai choisi mon livre de prédilection: La cuisine pour les nuls. Une recette de chili con carne avait déjà fait ses preuves dans le passé. D'ailleurs, j'en prépare toujours une grande quantité, de sorte que je fait des portions congelées que je donne ensuite à des amis qui me reçoivent chez eux. Ou à un autre qui me réserve toujours une portions de sauce Stroganoff à chacune de ses sessions culinaires.

Cette fois-ci, j'ai choisi un pot-au-feu, tout simplement.

Je vous épargne la recette pour la simple raison que vous pouvez en trouver vous-même tout partout sur le Net. Par contre je vous parlerai des épices et de la sauce qui en résulte. Divin.

Ce qui importe en cuisine, ce sont les épices. C'est la première chose que j'ai apprise quand j'ai travaillé à bord des trains restaurants à titre de serveur. Le chef ne cessait de le répéter quand il nous refilait des gigots d'agneau à la menthe entre les aller-retour de la salle à manger et le pantry.

Alors voilà. Une fois vos cubes de boeuf brunis (4 livres) dans une bonne demi-tasse d'huile d'olive, vous les mettez à part et vous ajoutez vos deux oignons (espagnols) et vos quatres gousses d'ail finement hachées (cette opération étant faite de préférence en écoutant une émission de radio pour se détendre). Après quatre minutes de cuisson modérée, vous ajoutez 3 tasses de vin et trois tasses de bouillon de boeuf, plus 1 grosse cuiller à soupe de concentré de tomate. Ensuite vous épaississez votre sauce avec de la farine.

Vous aurez compris que vos légumes sont déjà hachés avant le paragraphe précédent, sinon vous êtes dans le jus!

C'est à dessein que j'ai inversé les deux paragraphes...

Mais voilà l'essentiel, les épices. Qu'est-ce que vous ajoutez à part le sel et le poivre? Deux feuilles de laurier, une cuiller à soupe de thym (frais ou fraîchement émincé), une cuiller à soupe de persil et une cuiller à soupe de romarin.

Ensuite, vous ajoutez vos légumes (carottes, navet, fèves vertes) - sans oublier de rajouter vos cubes de boeufs que vous aviez préalablement mis de côté - et vous laissez mijoter le tout pendant une bonne heure et demie.

L'odeur est incroyable. Et vous faites des heureux autour de vous!! 

21.06.2008

Le week-end

week-end.jpgPour réussir son week-end, il faut surtout réussir ses objectifs du vendredi...

Bon week-end à tous!