13.11.2008

Sur la piste d'Alain Lefèvre

AlainLefevre.jpgSur l'heure du midi, j'étais encore à prendre mon repas chinois devant le fameux aquarium du même restaurant chinois dont j'ai parlé dans une note précédente. Si j'ai pris l'habitude de m'asseoir à cette table sur une base volontaire, c'est pour que je puisse examiner minutieusement les poissons se balader dans cet espace pendant que je mastique mon riz et mes légumes sautés.  Je sens que je vais percer un mystère super important, un de ces jours, si je me soumets régulièrement à cet exercice d'observation...

D'ailleurs, c'est en ayant  l'esprit occupé à ce genre d'activité aussi monotone, qu'il m'est venu une idée . En fait, aujourd'hui, je n'avais pas à imaginer rien d'original: je l'avais devant moi, en bas de page de mon journal. On y faisait la promotion d'un CD ou d'un spectacle du pianiste compositeur québécois Alain Lefèvre, je ne sais plus trop.

(Pour ceux qui ne le savent pas encore, je ne connais pas beaucoup la musique en général, encore moins la musique classique. Durant mon enfance, côté culturel, c'était le calme plat. C'était comme ça. Il fallait palier à l'essentiel et l'essentiel c'était apparemment autre chose que la culture.)

mathieu-a.jpgAu fil des derniers mois, j'ai souvent eu l'occasion d'entendre des entrevues généreusement accordées par Lefèvre aux médias d'ici. Cet artiste fait la promotion de la musique de toutes les manières qu'il peut.  Il lui arrive même de donner des spectacles gratuits pour les enfants de quartiers défavorisés. Je sais...  Ça fait un peu BCBG mais quand ce genre de truc est fait par M. Lefèvre, je sens que c'est fait de grand coeur et de bonne foi. Mais au-delà de ce genre d'activité, ce pianiste continue à animer son grand projet, en autant que j'y comprenne quelque chose, celui de faire  connaître l'oeuvre d'un génial compositeur québécois ayant eu une fin de vie difficile, avant de sombrer dans l'anonymat le plus complet. Je parle d'André Mathieu (1929-68). Photo ci-contre.

Mais pourquoi est-ce que je vous parle d'Alain Lefèvre, un artiste qui, à première vue, n'a rien à voir avec mon univers? C'est parce que j'ai appris par le biais de ses entrevues qu'il a eu tôt fait d'apprendre les vertus de la résilience dans sa jeunesse. Aussi, c'est peut-être grâce à helenablue que j'en parle dans cette note. Lefèvre, en tant qu'ado, non seulement a-t-il eu à surpasser des difficultés financières - sa famille était pauvre -, mais il a aussi eu à subir la violence de ses camarades. Parce qu'il était différent, il subissait le rejet de son entourage et pouvait d'une journée à l'autre être l'objet de sévices physiques à l'école.

Malgré tous les obstacles de sa vie, Lefèvre a réussi une carrière de musicien qui ne cesse de prendre de l'envergure. Moi, je n'y connais rien, mais j'ai pensé lui donner de l'espace en son honneur au nom de sa résilience et de son courage. Car même ces années-ci, Alain Lefèvre continue à oeuvrer dans son domaine, malgré des nuits blanches à n'en plus finir. Le matin, il se lève quand même et continue sa vie en essayant néanmoins de la célébrer. Avec des moments d'illumination, j'en suis convaincu.

Bravo M. Lefèvre!

ps: j'ai laissé sur la colonne de gauche une sélection de ses interprétations dans le widget de deezer.com

 

09.11.2008

Whiter shade of pale

Pour saluer le séjour d'helenablue à Londres, le clip de Whiter shade of pale par Procol Harum... ;)

 

Et pour émouvoir quelque possible soupirant (j'imagine qu'il en existe), une version toute personnelle, celle de Sarah Brightman interprétant la même chanson à sa manière, dans un décor tout en bleu... On dirait une déesse hindoue... Outch, ça fesse dans l'dash... ;)

Et les paroles en prime, à relire et relire...

We skipped the light fandango
turned cartwheels 'cross the floor
I was feeling kinda seasick
but the crowd called out for more
The room was humming harder
as the ceiling flew away
When we called out for another drink
the waiter brought a tray

And so it was that later
as the miller told his tale
that her face, at first just ghostly,
turned a whiter shade of pale

She said, 'There is no reason
and the truth is plain to see.'
But I wandered through my playing cards
and would not let her be
one of sixteen vestal virgins
who were leaving for the coast
and although my eyes were open
they might have just as well've been closed

She said, 'I'm home on shore leave,'
though in truth we were at sea
so I took her by the looking glass
and forced her to agree
saying, 'You must be the mermaid
who took Neptune for a ride.'
But she smiled at me so sadly
that my anger straightway died

If music be the food of love

then laughter is its queen
and likewise if behind is in front
then dirt in truth is clean
My mouth by then like cardboard
seemed to slip straight through my head
So we crash-dived straightway quickly
and attacked the ocean bed