21.02.2009
L'évolution du monde
Clip d'abord vu sur Blog-it express sous les soins de fabulousorangejuice, je me permets de le reproduire ici. Les observations sur l'évolution du monde et des pays émergeants sont fascinantes.
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04.02.2009
La récupération
Il s'agit d'une petite anecdote au quotidien. J'attendais le bus devant un immeuble dont le propriétaire avait mis en branle la rénovation des portes et fenêtres.
Un passant, voyant une porte usagée appuyée contre un mur, essaie de s'enquérir s'il peut s'en servir pour son propre usage.
L'entrepreneur privé en charge des travaux lui répond, croyant que le propriétaire ne pouvait l'entendre:
- Désolé, je dois tout emporter à un endroit bien précis, monsieur.
Sur ce, une dame, en l'occurence la propriétaire, ayant eu le temps d'entendre la conversation de l'intérieur, ouvre la porte et s'adresse au passant de son balcon:
- Mais monsieur, ça me fait plaisir de vous donner cette porte. Si cela peut vous être utile, c'est mon plaisir. Emportez-la!
L'entrepreneur, qui comptait sans doute revendre la porte pour en tirer un profit personnel, rentra la tête entre ses épaules avec un air penaud.
L'autre, le passant, saisit la porte avec une joie sans mélange.
Je me disais à part moi qu'il y a encore une justice qui s'exerce à l'occasion. Je n'avais toutefois pas prévu que la propriétaire, quelques minutes plus tard, allait faire démarrer gros SUV (véhicule utilitaire sport) hyper-énergivore.
Comme quoi, c'est à se demander si la pensée verte fera vraiment une percée un jour...
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29.12.2008
Les coups de gueule de Grand François
J'ai passé les dernières heures à écouter les clips de Grand François. Un coup de gueule après l'autre, tout cela dans un langage coloré. Un véritable festival d'humour et de lucidité. Quelques excès? Bof.
Faites "Grand" + "François" sur Dailymotion et laissez-vous bercer par son propos. Ne manque que du pop-corn. Tout à fait délicieux.
Je vous passe celui sur Madoff. (Et après, essayer de lire sérieusement votre journal. Hilarant. Je me marre.)
Allez hop! un autre coup de gueule:
Info supplémentaire sur Grand François (tiré du blogue Mange-ta-soupe (Et tais-toi)):
Il a travaillé comme chef-opérateur sur beaucoup de films documentaires dans le monde entier de 1966 à 1990 avec Frederic Rossif et Francois Recheinbach dont il a été l'assistant dans les années 70-80. Un de leurs films, sur Rubinstein je crois, a décroché un oscar à cette époque.
Je crois qu'aucun n'existe en DVD en France pour le moment.
Le film le plus connu reste HOUSTON TEXAS (1981) sur un condamné à mort. Il passe de temps en temps sur Cine-cinemas et Arte. GF a également été l'assistant d'Orson Welles sur ses derniers projets dont F FOR FAKE (vérités et mensonges 1974) sorti en DVD (à checker sur Amazon).
Il a également écrit plusieurs scénarios tournés par d'autres et réalisé un film en 1994 avec Annie Girardot et Laure Marsac "Une journée pour Rien". Pas la peine de le chercher, il n'est jamais sorti. Peut-être qu'un jour, je le diffuserais ici allez savoir...
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10.12.2008
Les médias au Québec
Je n'ai pas grand-chose à dire aujourd'hui.
Alors je vais me contenter de donner un tableau montrant les principaux joueurs dans les médias au Québec.

L'heddo Voir est un cas à part:
Réalité. Les actionnaires de Voir sont, par ordre d'importance, trois petites compagnies à numéros: Gestion Putti-Jeanne, Capinabel et Gestion Phila Inc. La première est propriété du président et éditeur de Voir, Pierre Paquet. Mais la seconde est propriété du vice-président de Voir, Rémi Marcoux; la troisième est propriété du secrétaire-trésorier de Voir, Claude Dubois. MM. Rémi Marcoux et Claude Dubois sont respectivement PDG et administrateur du Groupe Transcontinental, société à qui appartient 50% de CEDROM-SNi.
Selon la plus récente circulaire de la direction de Transcontinental et selon la valeur des actions de catégorie A et B de Transcontinental au 2 juin 2000, Rémi Marcoux vaut 177,5 millions de dollars. C'est sans compter son salaire (+primes diverses) en 1999 de 1 087 222 dollars.
Claude Dubois, de son côté, vaut 2,99 millions de dollars. Ses honoraires chez Transcontinental en 1999 totalisent 519 050 dollars. Le dernier budget annuel de la CSN est de 41 millions de dollars. À lui tout seul, Rémi Marcoux vaut 4 fois la CSN.
J'espère que vous aurez savouré cette intéressante mise au point...
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05.12.2008
La cohue de la sur-consommation
Je ne serai pas original cette fois-ci. Je ne vais me contenter que de reproduire une partie le billet de Pierre Foglia paru dans La Presse le 2 décembre dernier.
Ahurissant.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-fo...
Un employé de Wal-Mart a été piétiné à mort par une foule de consommateurs qui, après avoir fracassé les doubles portes vitrées du magasin, s'est précipitée vers les super soldes de liquidation de ce lendemain de Thanksgiving, notamment des téléviseurs plasma 50 pouces à 798$, des mini aspirateurs à 28$ et des caméras numériques 10,2 mégapixel à 69$.
La nouvelle plus en détail, toujours selon Foglia:
Le lendemain de Thanksgiving, appelé Black Friday, est la plus grande journée de magasinage aux États-Unis, plus grande encore que le Boxing Day du lendemain de Noël.
Environ 2000 consommateurs ont attendu toute la nuit devant les portes du Wal-Mart du centre commercial Green Acres de Valley Stream, à Long Island, dans l'État de New York. Plus approchait l'ouverture prévue pour 5h du matin, plus la foule devenait agitée. À 4h55, une charge venue de l'arrière a projeté les premières rangées sur les doubles portes vitrées qui ont été fracassées et la foule s'est engouffrée.
Les employés du magasin qui, de l'intérieur, essayaient d'endiguer la ruée ont été soit emportés, soit renversés. C'est le cas de Jdimytai Damour, d'origine haïtienne, 34 ans, qui a été piétiné à mort.
Quand, une heure plus tard, les haut-parleurs du Wal-Mart ont annoncé à la foule qu'elle devait quitter le magasin parce qu'un employé avait été tué, des protestations se sont élevées, les consommateurs ont refusé de quitter les lieux criant qu'ils avaient attendu toute la nuit l'ouverture des portes.
Que dire de plus? Sa conclusion:
Je n'ai pas écrit cette chronique. Je l'ai tirée de l'actualité comme une baleine que j'aurais tirée de la mer, aussi grosse que ça.
Je ne parle pas de l'assassinat d'un employé. Je ne parle pas d'un simple fait divers. Je parle d'un système qui repose tout entier sur la consommation dont on nous rabâche qu'elle est LE grand vecteur de civilisation.
Vous savez où vous pouvez vous la mettre cette civilisation qui porte 2000 abrutis à passer la nuit devant un Wal-Mart?
C'était ma 201e note depuis l'ouverture de ce blogue. On cherche les anniversaires ou les marques que l'on peut... ;)
Découvrez Pink Floyd!
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09.10.2008
L'envers du décor
Je croyais être le seul à vouloir m'installer dans un chalet en région ou en campagne. Tout près d'un lac si possible. En fait, je rêve du fantasme ultime du citadin qui ne connaît rien à la campagne. Et ils sont légion à cultiver le même projet. Pas étonnant que le prix des chalets ait monté en flèche ces dernières années!
S'il y a eu un film qui a exploré ce genre de fascination, c'est bien La Grande séduction (réalisation de Jean-François Pouliot). C'est l'histoire romancée d'une agglomération éloignée des grands centres urbains cherchant à recruter un médecin pour qu'il pratique chez eux à demeure, au lieu de venir rendre des services médicaux sur une base ponctuelle.
Toute l'histoire du film est basée sur les différents trucs que les villageois tentent d'utiliser pour appâter le jeune médecin hésitant à s'installer de manière permanente.
Au final, ce film se résume à un beau conte rempli de scènes charmantes montrant des gens plein de candeur et de gentillesse. Vous aurez deviné que le médecin, malgré quelques malentendus, aura fini par céder à la séduction organisée par ses futurs clients.
Là où je veux en venir, c'est que l'envers du décor peut aussi exister. Vous pouvez très bien décider de vous installer en région, que vous soyez médecin ou non, et que l'accueil qu'on vous réserve là-bas soit des plus sinistre. On sous-estime fortement l'existence d'un sentiment xénophobe dans certaines régions.
En tout cas, un documentaire de la société d'État a montré que ce genre de situation est bien possible. Il suffit qu'un roitelet local décide que le nouveau-venu ne soit pas désirable pour que les autres villageois - bien souvent dépendants des volontés du roitelet - prennent le relais et fassent la vie dure au nouvel arrivant.
C'est ce qui est arrivé à une équipe de médecins (trois ou quatre) qui a enduré toutes sortes de vexations - souvent des menaces - avant de quitter les lieux.
C'était le contraire de la Grande séduction. Des gens sont prêts à faire fuir des personnes en mesure d'offrir des services professionnels sur la seule base des caprices du roitelet local. Des fois que le nouveau-venu lui fasse concurrence...
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29.05.2008
Les marchés publics
Quand j'étais gamin, il y avait un passage obligé dans l'itinéraire des courses hebdomadaires, celui du marché public. Au début, cela me rebutait. Tout ces gens qui se promenaient d'un kiosque à l'autre, les cris qu'on entendait des vendeurs qui vantaient leurs produits, toutes ces odeurs fortes qui "fouettaient" mon odorat et cette vague impression qu'il y avait une saleté générale des lieux, tout cela avait le don de m'énerver.
Puis, lentement, j'appris à aimer le marché public, surtout celui de mon enfance. Si on y allait comme un passage obligé, c'est que les prix étaient franchement concurrentiels: les producteurs étaient sur place pour vendre, sans intermédiaire, leurs fruits, leurs légumes ou leurs viandes. C'était la vie dans son expression la plus simple et la plus humaine.
Par la suite, il y a eu la vague des supermarchés où tout était en ordre et en rangée. C'était hygiénique et organisé. Des produits alimentaires industriels archi-bourrés de préservatifs (pour allonger leur temps de survie) faisaient aussi leur entrée. Il y avait par ailleurs de meilleurs prix offerts aux clients, la raison étant que les grandes surfaces pouvaient vendre à moindre prix. On connaît la chanson. Pendant ce temps, les marchés publics tombaient presque en désuétude.
Voilà qu'ils reprennent du poil de la bête, les gens ayant compris que les produits naturels ont une grand importance pour la santé. Sauf que les prix ont nettement augmenté. Bien évidemment, vous me direz qu'il faut s'attendre à ce genre de situation: tout ce qui n'est pas "fabriqué" sur une ligne de montage et qui requiert une plus grande main d'oeuvre coûte plus cher. C'est vrai.
On oublie aussi de tenir compte des taxes municipales exorbitants que les locataires de kiosques doivent payer. Ahurissant!
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28.04.2008
Mickey Burger
Nous sommes tous habitués à la publicité des produits alimentaires associant des personnalités ou des personnages de BD. On les voit sur les emballages, ce qui incite les enfants à mettre de la pression sur leurs parents pour qu'ils en achètent.
Voilà que non seulement ils sont affichés sur la boîte d'emballage, mais la nourriture prend le profil de vos héros préférés. Ainsi en est-il du burger surgelé de la gamme Compliments Junior Disney distribué par la chaîne Sobeys/IGA... Ce burger, comme le montre la photo ci-contre, ressemble à s'y méprendre au Mickey Mouse de son créateur Walt Disney.
C'est rendu qu'on mange de la publicité...

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17.04.2008
Dommages collatéraux
Les tenants du néo-libéralisme aime bien faire la promotion du libre marché, sans toujours tenir compte des dérapages et ratages que cette approche peut provoquer.
Voici une histoire très typique du néo-libéralisme tous azimuts dans laquelle le travailleur non spécialisé paie la note pendant que l'investisseur ramasse encore plus de profits.
Deux Québécois, Marie-Claude de Billy et Andrew Reddyhoff, il y a dix ans, ont inventé une sorte de sandale en matière plastique, très confortable et durable. Les propriétés de ce plastique sont telles, qu'il reste imperméable à la saleté et aux microbes. Donc, ces chaussures restent inodores malgré un usage continu. Ce sont les sandales Crocs. En très peu de temps, ces sandales ont conquis le marché des chaussures d'été.
Limités par un réseau de distribution peu étendu en dehors du Québec, Reddyhoff a rencontré des acheteurs américains à l'occasion d'une foire au Colorado en 2003. Non seulement, ils ont acheté tout le stock de chaussures mais ils ont fini par acheter la compagnie.
Je résume l'histoire. Cette hiver, le syndicat de l'usine de la ville de Québec négociait le renouvellement de la convention collective. Les propriétaires américains, tout à coup, ont préféré fermer l'usine, malgré des profits de plusieurs millions de dollars. Toute la production sera donc transférée ailleurs dans le monde, plus particulièrement là où il n'y a pas de syndicat et de conditions de travail minimales comme au Canada.
500 travailleurs de Québec viennent de perdre leur emploi pendant que les propriétaires déménagent la production pour faire plus de profits...
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