30.12.2007
"Faut que tu lises ça!"
Combien de fois cédez-vous à la suggestion d'une connaissance de lire tel ou tel livre? Pour ma part, assez souvent. Et combien de fois en faites-vous la lecture? J'y arrive presque toujours, une fois que j'ai accepté une suggestion. Mais, si ça ne colle pas, je ne me livre pas à la torture de me rendre jusqu'au bout, malgré tout. Ce sont les caprices de lecture qu'il faut respecter.

J'espère en faire une appréciation plus musclée sous peu, mais, vous savez, entre vous et moi, les promesses, c'est délicat... ;)
10:20 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
22.11.2007
"Je n'ai plus rien à lire!"
Je n'en croyais pas mes oreilles. Une collègue a lancé à brûle-pourpoint un commentaire sous le coup de l'ennui: "Je n'ai plus rien à lire!" alors qu'elle venait de tourner la dernière page d'un journal de métro... Il fallait bien sûr comprendre qu'elle n'avait plus rien à lire sous la main, cela va de soi.
Toutefois, à partir de ce commentaire anodin, je me suis remis à penser à la place que la lecture occupe dans ma vie. Je compris que mes activités de lecture passent par des périodes fiévreuses suivies de périodes creuses. Cela me pèse: j'aimerais être un lecteur au long cours, celui qui ne connaît pas de pause et qui, de cette façon, reste concentré sur une continuité de lecture.
Je n'ai pu m'empêcher de penser à la pile de livres sur une étagère chez moi. Ce sont des livres que je tarde à lire. Le premier, Histoire d'Angleterre de Chassaigne, je ne suis rendu qu'à la moitié de l'ouvrage.
Et puis il y a tous les autres:
- La Dame de pique et autres récits (Pouchkine)
- Le Docteur Faustus (Thomas Mann) qu'un ami m'a prêté cet été...
- Ubu roi (Alfred Jarry)
- À rebours (J-K. Huysman)
- Lettres à un jeune poète (Rainer Maria Rilke)
- L'amour fou (Breton)
Et un ouvrage (neuf) sur le Pop Art par Tilman Osterwold.
Quand aurai-je le temps de m'y mettre?
14:45 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
15.11.2007
Mondialisation de la pauvreté
Le controversé Michel Chossudovsky, professeur d'économie de l'université d'Ottawa, a fait rééditer en 2003 son essai Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (383p.) d'abord paru en 1998. Son objectif était sans doute d'ajouter d'autres cas d'espèce à la base de sa démonstration, à savoir que les économies de beaucoup de pays étrangers sont de plus en plus dirigées par les organismes internationaux comme le FMI et la Banque mondiale et que cette gestion par des techniciens financiers étrangers a des conséquences souvent néfastes. Comment cela se produit-il? Un extrait portant sur les événements ayant affecté la Bolivie, au milieu des années '80, pourrait résumer les mécanismes de ces quasi-take over:
Le programme de stabilisation (le PAS, sous l'égide de la FMI et de la Banque mondiale, commande une dévaluation de la monnaie, un gel des salaires, la mise à pied de fonctionnaires, la vente à rabais de sociétés d'État) provoqua une chute significative de l'emploi et des salaires réels. À son tour, la compression du pouvoir d'achat se répercutait sur l'ensemble de l'activité économique. La diminution du pouvoir d'achat, combinée à l'impact de la libéralisation du commerce (et au dumping de produits agroalimentaires importés) contribuait à déstabiliser l'économie paysanne qui s'appuyait fortement sur le marché intérieur. De la même manière, la levée des barrières tarifaires a contibué à la destruction de l'industrie maniufacturière nationale dont l'industrie textile et l'agro-industrie.

L'auteur Chossudovsky veut s'adresser à un large public pour expliquer ce qu'il comprend des grands enjeux internationaux sur le plan économique. Il n'en reste pas moins que certains passages sont passablement techniques et auraient profité d'une meilleure vulgarisation. Pour ceux qui ne veulent pas s'attarder à tous les cas d'espèce, la lecture du premier tiers, où il expose les processus fondamentaux d'action du FMI et de la Banque mondiale, sera amplement suffisant.
Autre réserve, malgré une documentation riche et variée, cet essai a peut-être tendance à démoniser tous ces organismes internationaux issus des accords de Brettons Woods (voir le wiki). À ce point de discussion, le lecteur ordinaire comme moi voudrait croire l'exposé de Chossudovsky bien qu'il hésite à tout prendre au pied de la lettre, faute de quoi, il faut croire que l'économie mondiale est en péril pour de vrai...
20:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature


