27.02.2009
La blessure
En attendant ma rame de métro, je lisais tranquillement mon journal - comme la plupart des autres usagers -, quand j'ai ressenti un écoulement liquide tiède le long de ma lèvre supérieure. Je passai machinalement le revers de ma main pour essuyer, tenant pour acquis que l'hiver, c'est normal que le nez coule.
À ma surprise, j'ai vu du sang. Évidemment, j'avais pas de mouchoirs à portée de la main.
Je pinçai mon nez et, bizarrement, le sang continuait à s'écouler. Et personne pour me tendre un mouchoir.
Lorsque le métro arriva, l'écoulement venait de s'estomper. J'avais le revers des deux mains en sang, de même que la lèvre supérieure et le menton. Dans la voiture, personne n'a remarqué la tête que j'avais...
Mon imagination prit le relais de l'absence de réactions autour de moi. J'imaginais mes deux mains ensanglantées - symbole de mon imperfection fondamentale - implorant le Destin de m'épargner d'autres épreuves. On n'échappe pas à son héritage judéo-chrétien...
Ça m'arrive deux fois par hiver, - le saignement de nez - en raison du bas taux d'humidité de mon appartement.
Pour ceux qui se seraient demandé l'origine de ce bain de sang issu de ma cloison nasale...
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29.01.2009
Entre ados...
J'aime bien aller faire un tour sur le site "Entendu à Montréal" - site dont j'avais pour la première fois vu l'adresse sur le blogue de La Cour à scrap - et dont j'ai mis le lien dans la colonne de gauche. Je ne sais pas si toutes les anecdotes qui y sont racontées sont vraies, mais, peu importe, l'esprit des conversations rapportées ne m'étonne pas.
Quoique, d'une certaine manière, si ces conversations ne me surprennent pas, elles me désespèrent parfois...
Ici un extrait typique...
Ado #1: Asti que ça m’écoeure les poteaux dans le métro. C’est plein de microbes.
Ado #2: J’te donne un vingt si tu le liches !
Ado #1: Ouin… pour un vingt, ça vaut la peine… Pis de toute façon, c’est pas comme si c’était la première fois que j avais des boutons sur la langue…
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10.01.2009
La force de Mètatuk
Maintenant, voici un "pourquoi" dont je connais la réponse. Pourquoi est-ce que je donne régulièrement une portion de chili con carne (piquant) à mon collègue de travail Mètatuk?
D'abord, je l'appelle Mètatak parce qu'il est chauve et qu'il a lontemps mis une moumoute (perruque). Aujourd'hui, il s'en fout et ne met plus sa perruque. Ensuite, Mètatuk est une institution dans notre milieu de travail. Il a tout vu. Il a même cassé la gueule à un patron dans les bonnes vieilles années '70. J'étais pas là mais ça fait partie du mythe.
Mètatuk est fait en béton et personne ne l'écoeure. Il est très fort. Il fait donc ce qu'il veut. Et quand il a envie de péter, il lui arrive de ne pas se donner la peine d'aller aux toilettes. Paraît que c'est bruyant et que ça sent très fort. J'ai déjà vu trois employés sortir de leur cubicule la face verte. Mètatuk venait de péter.
(Son excellent copain SkullKnockout est de la même veine. Les deux font des compétitions de pets quand ils ne montent pas sur un cubicule pour chanter à tue-tête un hit de radio. Je vous parlerai peut-être de SkullKnockout un jour. Un autre grand phénomène bougrement intéressant.)
Il est comme ça, Mètatuk. Imperturbable et indélogeable. Il peut répéter la même phrase cinquante fois dans la même journée sans que ce leitmotiv ait le moindre sens. Il m'arrive de penser à lui et de rire doucement. Sacré Mètatuk.
Heureusement que par rapport au territoire de Mètatuk, j'occupe un cubicule à l'autre extrémité d'un vaste plancher de travail. Aussi, il m'est déjà arrivé de lui demander de s'exécuter. Il peut faire sur commande de majestueux pets. Et c'est ainsi que je l'ai vu grimacer du visage tout en tendant les muscles du cou, avant que j'entende le bruit d'une énorme vanne à s'en défoncer les fondements. Bien entendu, j'ai décampé aussitôt pour regagner mon cubicule.
Depuis ce jour, quand je prépare ma "batch" de chili con carne, je lui apporte une portion, version bombe atomique.
Et je sais que Mètatuk va exploser dans le courant de la journée, de sorte que mon ennemi intime, qui travaille à côté de Mètatuk, va passer un mauvais quart d'heure.
Oui, c'est pas très réglo... ;) Mais c'est la réponse à un pourquoi.
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17.09.2008
Ma bibliothèque de quartier
Zêtes curieux de connaître ma bibliothèque de quartier? Suivez le guide.
Croyez que c'est comparable au Monde d'Amélie Poulain? Détrompez-vous. Ça faisait un bail que je n'y étais pas allé. Pourtant, ce n'est qu'à une quizaine de minutes de marche...
Aujourd'hui, en franchissant le seuil de porte de la bibliothèque publique du coin, je me suis tout à coup rappelé qu'il y avait un drôle de personnel oeuvrant dans ces lieux. D'abord il y a la Mme la Givrée-imprévisible, le genre de commis avec laquelle vous ne savez jamais quelle réaction elle pourrait avoir à la moindre demande. Ensuite, il y a M. Baboune-Grincheux qui râle dès qu'il doit vous rendre service. Inévitablement il lève les yeux au plafond dès que vous sortez de SA routine. Puis il y a Mme Bec-sec-vous-m'emmerdez, ie qu'elle est toujours occupée et vous renvoie constamment à un formulaire à remplir avant de vous répondre.
Je m'aperçus rapidement que mes trois bibliothécaires "favoris" étaient de service. Mon objectif de faire enregistrer l'achat d'un volume n'allait pas être une sinécure. J'ai donc eu droit à la valse des comptoirs, alors que l'un me renvoyait à l'autre. L'une disait qu'elle n'avait pas le temps: elle tapa sur le clavier quelques frappes avant d'enfiler son coupe-vent pour disparaître dare-dare du paysage. Quant à Mme Bec-sec, elle a recouru encore au truc du mauvais-bon formulaire avec son air concentré de bull-dog. C'est finalement Grincheux qui m'a répondu... Curieusement, avec celui-là, ça ne s'est passé pas trop mal. Il avait encore le menton avancé et la lèvre boudeuse mais j'ai pu faire enregistrer ma demande. J'ai dû le croiser dans sa meilleure phase neuro-hormono-biologico physiologique. Oui, il y avait une conjonction des planètes favorables dans son cas, ie qu'à son meilleur il est tout juste acceptable...
Et dire que j'avais eu l'idée de m'asseoir pour lire quelques heures, après la demande, d'autant plus qu'il n'y avait pas affluence, puis je me suis ravisé. Les 3 bibliothécaires aiment l'endroit tellement tranquille qu'ils le vident par leur seule attitude.
Ce sera pour une autre fois, quand je serai d'humeur plus béton et plus "je-vous-emmerde"...
16:55 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.08.2008
Salade grecque
Une connaissance m'invite à prendre le café chez lui un dimanche matin. Il est originaire de Kalamata, l'endroit connu pour les olives noires du même nom.
J'accepte sans imaginer ce que cette invitation voulait dire. Ainsi donc ce dimanche matin, je me pointe chez loin en suivant les indications qu'il me donne au téléphone.
J'arrive à moitié endormi. Il m'ouvre la porte et me conduit sur la terrasse arrière donnant sur un grand jardin rempli de fleurs et de plantes potagères de toutes sortes. Il y a plein d'odeurs que je n'arrive pas à décrypter, venant de diverses plantes que je n'avais jamais vues. Certaines sont en fleur et répandent leurs parfums à tout vent.
On s'asseoit après qu'il m'eut offert un café grec comparable à bien des égards au café turc. Chaud, concentré, corsé et riche. Que l'on boit à très petites gorgées et qu'on accompagne d'un verre d'eau au besoin. Il m'offre ensuite quelques onces d'ouzo, liqueur faite à partir du raisin de son pays.
De fil en aiguille il me raconte plein de choses. C'est un merveilleux conteur, même dans son anglais débridé. Un moment il est interrompu par sa fille qui se pointe pour nous dire bonjour avant de partir avec son copain pour l'après-midi.
Il continue à me parler. Il me raconte son passé d'athlète: nageur faisant partie de l'équipe nationale de Grèce de 1966-68 et joueur de football dans une ligue professionnelle américaine.
Plus tard, un copain de mon ami grec se montre le bout du nez. Il est aussi originaire du Péloponnèse. En quelque minutes, notre hôte prépare une salade grecque qu'il accompagne d'un pain au sésame, d'un vin blanc assez résiné dont j'ai oublié le nom. Il ajoute dans mon assiette du saucisson grec et polonais. Nous sommes trois à manger à la bonne franquette.
Le temps passe comme une flèche et déjà un autre copain s'amène et l'atmosphère devient tout à fait joviale. Je dois partir et mon ami me raccompagne. On s'entend pour reprendre le coup à un autre moment donné. Sa femme sera de retour et j'aurai alors le privilège de goûter ses talents de cuisinère renommée.
Sur la photo, c'est ce que mon ami grec m'a offert avant de partir: une bouteille d'huile d'olive, du vin blanc grec, des poivrons, des tomates et de l'orégano cueilli sur la montagne, là-bas en Grèce, rien de moins...
Oui, je suis chanceux. ;)
17:43 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.06.2008
Mini-rage en vélo
Je roulais tranquillement sur une piste cyclabe aménagée en plein centre-ville. Loin en avant de moi, je voyais deux femmes d'âge mur en vélo en train de parler. Progressivement j'arrivai sans peine à leur hauteur.
Au feu rouge, on est tous les trois à attendre le feu vert. Au passage de la lumière, je les dépassai sans faire d'effort particulier: elles discutaient et moi je pédalais. Voilà qu'une centaine de mètres plus loin, elles me talonnaient! Je décidai d'appuyer un peu sur les pédales pour garder mes distances mais je sentis rapidement qu'elles tenaient à avoir le haut du pavé. Tout en continuant de parler de leurs affaires.
Je les laissai me dépasser. Je m'en foutais. Au bout de quelques coins de rue, je ne les voyais plus. Elles avaient probablement dû prendre une rue transversale.
C'est fou comme le rythme des gens est influencé par leur environnement. Si je n'avais pas été là, sur la même piste cyclable à les dépasser, il est fort probable qu'elles s'en seraient tenues à suivre le même rythme peinard que celui qu'elles avaient au début de ma randonnée.
C'est du moins ce que j'en conclus. Le phénomène de la rage au volant peut aussi se traduire en mini-rage en vélo. Allez savoir!!!
23:39 Publié dans Tranches de vie arrangées | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.06.2008
Des journaux, un concierge et un arrêt de bus
Tous les matins, je voyais deux journaux de métro (gratuits) sur une étagère du hall d'entrée de mon immeuble d'appartements, tout à côté de la porte du concierge. Un jour, je cédai à la tentation de les prendre tous les deux pour la route. Cette routine s'est ensuite déroulée sans problème pendant plusieurs semaines. Puis, en croisant le concierge à la retraite, je lui parlais des deux journaux que je piquais en douce, le matin avant d'aller au boulot, soupçonnant tout à coup qu'ils devaient lui être destinés.
- Ah, c'est toi! qu'il dit un peu surpris.
J'appris qu'il avait un arrangement avec un locataire de l'immeuble qui lui laissait les deux journaux de métro en revenant de son quart de nuit.
- C'est pas grave, Inuk, je récupère d'autres exemplaires plus tard dans la journée.
- Bof, si tu le permets, j'en garde un, le people, l'autre je te le laisse.
- C'est ok pour moi, qu'il fit.
C'est ainsi que de jour en jour, je partais désormais avec le journal de métro avec ses pages people. J'étais sûr de tout savoir sur Lindsay Lohen, Britney Spears et autres vedettes du showbizz, tout en faisant le plein côté actualités et autres affaires publiques. Au boulot, j'étais bien sûr incollable sur les derniers potins.
Malgré tout, un petit désagrément se logeait encore dans ma tête: le mardi, je passais à côté d'un chroniqueur d'humeur qui avait sa page dans l'autre journal. Celui-là, il me le fallait. De semaine en semaine, je trouvais une manière de contourner le problème en faisant un détour dans une librairie du coin qui avait toujours une pile de ce journal près de la porte d'entrée.
Mais voilà, ce matin-là, il me le fallait précisément celui-là, l'autre. Comment faire? Je décidai de lire tout de suite l'autre journal, histoire de liquider la chronique sur-le-champ. Ensuite, peinard, je n'aurais plus qu'à prendre le people et aller mon chemin. Le problème, c'est que l'arrêt de bus en face de l'immeuble était temporairement déplacé au coin de rue suivant en raison de la réparation d'une conduite d'eau. L'autre problème, c'est que le bus était sur le point d'arriver à l'arrêt d'ici deux minutes tout au plus.
Que faire?
Je décidai de lire en fou furieux la-dite chronique et de me tenir ensuite à l'arrêt de bus temporairement fermé en faisant semblant de rien. "J'en suis capable", je pensai. Aussi, je lus à pleine vapeur la chronique devenue subitement maudite mais quand même intéressante. Pendant ce temps le bus s'en venait à une vitesse inquiétante. Je bouillais. Il ne me restait qu'un petit paragraphe à lire mais mon radar m'a vite fait comprendre que la chute était ratée. Je mis alors rapidement les voiles pour l'arrêt. Juste à temps!
Je montai dans le bus en haussant les épaules, croyant que le chauffeur habituel me ferait un sourire en coin, au pire une légère grimace pour le contretemps. Mais c'était un chauffeur de remplacement. "Savez, j'avais pas remarqué madame la chauffeure!"
- Savez pas lire! L'Arrrrrêt est au coin de rue suivant. Y en a marre de prendre des passagers complètement à la masse. DES GENS COMME VOUS!"
Tout cela à cause d'une chronique d'humeur!
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14.06.2008
L'instruction forcée
Dans un bus, à côté de moi, il y avait une lycéenne (qu'on appelle communément une étudiante, au Québec). Elle potassait tranquillement un ouvrage sur le discours. C'était de tout évidence un livre d'école, le genre de truc obligatoire auquel on ne peut pas couper. Elle le lisait peut-être pour rattraper son retard ou peut-être pour se le mettre en tête en vue d'une leçon à venir. En même temps, j'entendais les échos de son iPod. Elle combinait donc la musique et la lecture et cela a eu le don de me ramener à mes propres souvenirs d'école.
C'est au cours secondaire que j'étais devenu un étudiant appliqué. Il m'arrivait d'apprendre par pur plaisir mais, au total, c'était plutôt la galère. Je pense que c'est le stress des examens qui donnait le ton à mes études, surtout la crainte de ne pas décrocher une "bonne note". Inévitablement, au sortir d'une salle d'examen, je m'exclamais en disant que "j'avais certainement coulé", alors que je n'étais habité que par le doute.
Je reviens au bouquin de l'élève à côté de moi. Par dessus son épaule, je lis des mots qui me font aujourd'hui rêver: "développement", "discours", "argumentation", "prémisse majeure", "prémisse mineure", etc. Il était de toute évidence question de la manière d'écrire sous différentes formes, que ce soit l'essai, le discours et que sais-je encore.
Aujourd'hui, je me disais, si on me donnait tout le temps au monde pour revoir tout cela, je serais preneur. Puis je me mis à réfléchir. "Quelle est la différence entre l'apprentissage obligatoire et la lecture ludique et enfiévrée?" Entre les deux, c'est la différence entre l'instruction publique et la liberté d'apprendre. Toute la différence au monde.
Aussi, si on m'offrait de recommencer ces études, fort probablement que je m'emmerderais encore, ne serait-ce qu'à la seule pensée d'un examen à venir. On ne se refait pas!
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04.06.2008
J'ai résisté!
Je rêvais d'un appareil photo numérique depuis des mois. Est-ce que j'avais les moyens? Ouais, j'avais les moyens. Quel modèle allai-je choisir? Un rapide coup d'oeil sur des sites spécialisés m'avait fait comprendre que je devais rapidement me recycler. Je suis de l'époque des 35mm... Là, il est maintenant question de mégapixels, de stabilisateur d'image, d'écran mobile, de white balance override, de orientation sensor, de cartes mémoires, etc.
J'avais finalement choisi un modèle bridge, sorte de compromis entre le réflexe et le compact. Je suis allé dans un commerce à cet effet et là, à la vue de toutes ces caméras, ma tête avait commencé à tourner. Les prix aussi... D'une centaine de dollars à plus de mille! J'imaginais déjà les superbes photos que j'allais prendre! Ouf! Il me suffisait de manipuler une caméra pour ressentir le frisson du photographe amateur.
Je commençai à demander les prix des modèles qui correspondaient à mes besoins. Un semi-compact ferait l'affaire. Le commis me donne un chiffre. Il ajoute que j'aurais quelques accessoires en prime si j'achetais maintenant. Ouais, je pensai, peut-être que je devrais voir ailleurs. 400$ c'est quand même beaucoup d'argent.
J'allai ainsi d'un commerce à l'autre. Pas plus de 5 tout de même. Quelques variations de prix mais tous pas mal comparables. Je me mis à réfléchir. Ouais, peut-être à l'an prochain, rien ne presse. De toute manière, je ne pars pas en voyage avant encore un bout et la mini-caméra actuelle va faire encore l'affaire.
Plus tard dans la journée, j'entrai dans un autre commerce électronique. Juste pour voir. Je passai devant le rayon des caméras numériques. Un autre épisode de tournis me prit... Le commis m'adressa la parole en premier. Je pointai du doigt un modèle bien spécifique que j'avais dans l'oeil depuis le début de mes recherches.
- Avec tous les accessoires, je vous le laisse à 350$
- Zêtes sérieux?
- C'est la fin du mois, on a besoin d'écouler le stock.
Autre choc. Tout à coup, toutes mes résolutions tombaient. C'était le meilleur prix qu'on m'offrait depuis le début de mes courses. Ma tête tournait de nouveau. Autres sensations de clic-clic envahissaient ma tête. Que de belles photos allai-je prendre!!!!
- Prenez votre temps, monsieur, l'offre tient jusqu'à la fermeture.
Un supplice qui allait durer encore deux heures si je me fiais à l'horloge. Je me fis violence et allais me promener dehors pour prendre l'air frais. Lentement le tournis disparut. Puis, je sentis que même à 50$ de rabais, l'offre n'en valait pas la peine pour moi. Peut-être pour un autre mais pas pour moi.
Et c'est sur cette pensée rassurante que je rentrai chez moi. Je venais de sauver 350$...
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03.06.2008
Accès interdit
Ça se passait dans une clinique médicale. J'étais dans la salle d'attente et j'avais en face de moi une porte sur laquelle un écriteau indiquait: "Accès interdit".
Or, pendant mon attente, plusieurs personnes franchissaient cette porte et tous avaient un uniforme de travail sur le dos. Un sarrau pour la plupart.
Qu'en déduire? Que seul le personnel autorisé y était admis. Alors pourquoi ne pas le dire franchement? Il aurait seulement fallu dire "Personnel autorisé" et le tour serait joué.
Vous devez déjà connaître le genre de raisonnement que je tiens relativement aux incongruités de notre société. Aussi vous ne seriez pas surpris si je tirais comme conclusion que le responsable de l'écriteau est fort probablement un freak control, plus empressé de mettre l'accent sur l'interdiction que sur la fonction du local en question.
Il y a des mini-lapsus pour le moins étonnant et significatif.
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