20.06.2008

Mini-rage en vélo

velo.jpgJe roulais tranquillement sur une piste cyclabe aménagée en plein centre-ville. Loin en avant de moi, je voyais deux femmes d'âge mur en vélo en train de parler. Progressivement j'arrivai sans peine à leur hauteur.

Au feu rouge, on est tous les trois à attendre le feu vert. Au passage de la lumière, je les dépassai sans faire d'effort particulier: elles discutaient et moi je pédalais. Voilà qu'une centaine de mètres plus loin, elles me talonnaient! Je décidai d'appuyer un peu sur les pédales pour garder mes distances mais je sentis rapidement qu'elles tenaient à avoir le haut du pavé. Tout en continuant de parler de leurs affaires.

Je les laissai me dépasser. Je m'en foutais. Au bout de quelques coins de rue, je ne les voyais plus. Elles avaient probablement dû prendre une rue transversale. 

C'est fou comme le rythme des gens est influencé par leur environnement. Si je n'avais pas été là, sur la même piste cyclable à les dépasser, il est fort probable qu'elles s'en seraient tenues à suivre le même rythme peinard que celui qu'elles avaient au début de ma randonnée.

C'est du moins ce que j'en conclus. Le phénomène de la rage au volant peut aussi se traduire en mini-rage en vélo. Allez savoir!!! 

17.06.2008

Des journaux, un concierge et un arrêt de bus

journaux.jpgTous les matins, je voyais deux journaux de métro (gratuits) sur une étagère du hall d'entrée de mon immeuble d'appartements, tout à côté de la porte du concierge. Un jour, je cédai à la tentation de les prendre tous les deux pour la route. Cette routine s'est ensuite déroulée sans problème pendant plusieurs semaines. Puis, en croisant le concierge à la retraite, je lui parlais des deux journaux que je piquais en douce, le matin avant d'aller au boulot, soupçonnant tout à coup qu'ils devaient lui être destinés.

- Ah, c'est toi! qu'il dit un peu surpris.

J'appris qu'il avait un arrangement avec un locataire de l'immeuble  qui lui laissait les deux journaux de métro en revenant de son quart de nuit.

- C'est pas grave, Inuk, je récupère d'autres exemplaires plus tard dans la journée. 

- Bof, si tu le permets, j'en garde un, le people, l'autre je te le laisse.

- C'est ok pour moi, qu'il fit.

C'est ainsi que de jour en jour, je partais désormais avec le journal de métro avec ses pages people. J'étais sûr de tout savoir sur Lindsay Lohen, Britney Spears et autres vedettes du showbizz, tout en faisant le plein côté actualités et autres affaires publiques. Au boulot, j'étais bien sûr incollable sur les derniers potins.

Malgré tout, un petit désagrément se logeait encore dans ma tête: le mardi, je passais à côté d'un chroniqueur d'humeur qui avait sa page dans l'autre journal. Celui-là, il me le fallait. De semaine en semaine, je trouvais une manière de contourner le problème en faisant un détour dans une librairie du coin qui avait toujours une pile de ce journal près de la porte d'entrée.

Mais voilà, ce matin-là, il me le fallait précisément celui-là, l'autre. Comment faire? Je décidai de lire tout de suite l'autre journal, histoire de liquider la chronique sur-le-champ. Ensuite, peinard, je n'aurais plus qu'à prendre le people et aller mon chemin. Le problème, c'est que l'arrêt de bus en face de l'immeuble était temporairement déplacé au coin de rue suivant en raison de la réparation d'une conduite d'eau. L'autre problème, c'est que le bus était sur le point d'arriver à l'arrêt d'ici deux minutes tout au plus.

Que faire?

Je décidai de lire en fou furieux la-dite chronique et de me tenir ensuite à l'arrêt de bus temporairement fermé en faisant semblant de rien. "J'en suis capable", je pensai. Aussi, je lus à pleine vapeur la chronique devenue subitement maudite mais quand même intéressante. Pendant ce temps le bus s'en venait à une vitesse inquiétante. Je bouillais. Il ne me restait qu'un petit paragraphe à lire mais mon radar m'a vite fait comprendre que la chute était ratée. Je mis alors rapidement les voiles pour l'arrêt. Juste à temps!

Je montai dans le bus en haussant les épaules, croyant que le chauffeur habituel me ferait un sourire en coin, au pire une légère grimace pour le contretemps. Mais c'était un chauffeur de remplacement. "Savez, j'avais pas remarqué madame la chauffeure!"

- Savez pas lire! L'Arrrrrêt est au coin de rue suivant. Y en a marre de prendre des passagers complètement à la masse. DES GENS COMME VOUS!"

Tout cela à cause d'une chronique d'humeur! 

 

14.06.2008

L'instruction forcée

ecole.jpgDans un bus, à côté de moi, il y avait une lycéenne (qu'on appelle communément une étudiante, au Québec). Elle potassait tranquillement un ouvrage sur le discours. C'était de tout évidence un livre d'école, le genre de truc obligatoire auquel on ne peut pas couper.

Elle le lisait peut-être pour rattraper son retard ou peut-être pour se le mettre en tête en vue d'une leçon à venir. En même temps, j'entendais les échos de son iPod. Elle combinait donc la musique et la lecture et cela a eu le don de me ramener à mes propres souvenirs d'école.

C'est au cours secondaire que j'étais devenu un étudiant appliqué.  Il m'arrivait d'apprendre par pur plaisir mais, au total, c'était plutôt la galère. Je pense que c'est le stress des examens qui donnait le ton à mes études, surtout la crainte de ne pas décrocher une "bonne note". Inévitablement, au sortir d'une salle d'examen, je m'exclamais en disant que "j'avais certainement coulé", alors que je n'étais habité que par le doute.

Je reviens au bouquin de l'élève à côté de moi. Par dessus son épaule, je lis des mots qui me font aujourd'hui rêver: "développement", "discours", "argumentation", "prémisse majeure", "prémisse mineure", etc.  Il était de toute évidence question de la manière d'écrire sous différentes formes, que ce soit l'essai, le discours et que sais-je encore.

Aujourd'hui, je me disais, si on me donnait tout le temps au monde pour revoir tout cela, je serais preneur. Puis je me mis à réfléchir. "Quelle est la différence entre l'apprentissage obligatoire et la lecture ludique et enfiévrée?" Entre les deux, c'est la différence entre l'instruction publique et la liberté d'apprendre. Toute la différence au monde.

Aussi, si on m'offrait de recommencer ces études, fort probablement que je m'emmerderais encore, ne serait-ce qu'à la seule pensée d'un examen à venir. On ne se refait pas!

04.06.2008

J'ai résisté!

appareil_photo.jpgJe rêvais d'un appareil photo numérique depuis des mois. Est-ce que j'avais les moyens? Ouais, j'avais les moyens. Quel modèle allai-je choisir? Un rapide coup d'oeil sur des sites spécialisés m'avait fait comprendre que je devais rapidement me recycler. Je suis de l'époque des 35mm... Là, il est maintenant question de mégapixels, de stabilisateur d'image, d'écran mobile, de white balance override, de orientation sensor, de cartes mémoires, etc.

J'avais finalement choisi un modèle bridge, sorte de compromis entre le réflexe et le compact. Je suis allé dans un commerce à cet effet et là, à la vue de toutes ces caméras, ma tête avait commencé à tourner.  Les prix aussi... D'une centaine de dollars à plus de mille! J'imaginais déjà les superbes photos que j'allais prendre! Ouf! Il me suffisait de manipuler une caméra pour ressentir le frisson du photographe amateur. 

Je commençai à demander les prix des modèles qui correspondaient à mes besoins. Un semi-compact ferait l'affaire. Le commis me donne un chiffre. Il ajoute que j'aurais quelques accessoires en prime si j'achetais maintenant. Ouais, je pensai, peut-être que je devrais voir ailleurs. 400$ c'est quand même beaucoup d'argent.

J'allai ainsi d'un commerce à l'autre. Pas plus de 5 tout de même. Quelques variations de prix mais tous pas mal comparables. Je me mis à réfléchir. Ouais, peut-être à l'an prochain, rien ne presse. De toute manière, je ne pars pas en voyage avant encore un bout et la mini-caméra actuelle va faire encore l'affaire.

Plus tard dans la journée, j'entrai dans un autre commerce électronique. Juste pour voir. Je passai devant le rayon des caméras numériques. Un autre épisode de tournis me prit... Le commis m'adressa la parole en premier. Je pointai du doigt un modèle bien spécifique que j'avais dans l'oeil depuis le début de mes recherches. 

- Avec tous les accessoires, je vous le laisse à 350$

- Zêtes sérieux?

- C'est la fin du mois, on a besoin d'écouler le stock.

Autre choc. Tout à coup, toutes mes résolutions tombaient. C'était le meilleur prix qu'on m'offrait depuis le début de mes courses. Ma tête tournait de nouveau. Autres sensations de clic-clic envahissaient ma tête. Que de belles photos allai-je prendre!!!! 

- Prenez votre temps, monsieur, l'offre tient jusqu'à la fermeture.

Un supplice qui allait durer encore deux heures si je me fiais à l'horloge.  Je me fis violence et allais me promener dehors pour prendre l'air frais. Lentement le tournis disparut. Puis, je sentis que même à 50$ de rabais, l'offre n'en valait pas la peine pour moi. Peut-être pour un autre mais pas pour moi.

Et c'est sur cette pensée rassurante que je rentrai chez moi. Je venais de sauver 350$...

03.06.2008

Accès interdit

vignette_3195.gifÇa se passait dans une clinique médicale. J'étais dans la salle d'attente et j'avais en face de moi une porte sur laquelle un écriteau indiquait: "Accès interdit".

Or, pendant mon attente, plusieurs personnes franchissaient cette porte et tous avaient un uniforme de travail sur le dos. Un sarrau pour la plupart.

Qu'en déduire? Que seul le personnel autorisé y était admis. Alors pourquoi ne pas le dire franchement? Il aurait seulement fallu dire "Personnel autorisé" et le tour serait joué.

Vous devez déjà connaître le genre de raisonnement que je tiens relativement aux incongruités de notre société. Aussi vous ne seriez pas surpris si je tirais comme conclusion que le responsable de l'écriteau est fort probablement un freak control, plus empressé de mettre l'accent sur l'interdiction que sur  la fonction du local en question.

Il  y a des mini-lapsus pour le moins étonnant et significatif. 

22.05.2008

MKE

Je voyais ces initiales sur beaucoup d'équipements de cuisine à une époque où je galérais dans les restaurants. MKE ici, MKE par là. Toujours, ces initiales étaient sur une plaque d'acier en lettres rouges sur fond gris éclatant. Et toujours ces appareils étaient faits en acier trempé. De la foutue de bonne qualité. Du MKE, j'en ai tellement vu qu'il me fallait un jour savoir de quoi il en retournait.

Mais je n'y pensais que lorsqu'il était trop tard, quand je vadrouillais dans les rues d'un centre-ville. C'est à Vancouver que j'y ai finalement pensé à temps. Je me trouvais dans une cuisine et j'avisai les fameuses lettres MKE. Bordel, j'y pense, il faut que je vérifie cette fois-ci!!!  Comment j'y suis arrivé, je ne me souviens plus trop. Il reste que sur une étiquette de métal, à l'intérieur d'une porte de four, je vis une rapide description signalétique de l'appareil et le nom de l'entreprise tout au long.

 "Montréal Kitchen Equipement", je lus.

 J'étais ému comme c'était pas possible. Si loin de ma ville et, tout à coup, si près!!! (Je sais que c'est débile, mais c'était une autre tranche de vie arrangée...)

 Rassurez-vous, je ne travaille pas pour cette entreprise... :)

 1262902895.JPG

 

29.04.2008

Mon horoscope

horoscope-quotidien-1.jpgMon horoscope pris au hasard sur le Net...

Si vous ne sautez pas sur l'occasion, quelqu'un d'autre s'empressera de le faire à votre place et vous aurez raté une belle opportunité. N'ayez pas peur de ne pas posséder suffisamment d'aptitudes; il y a bien des choses qui peuvent s'apprendre sur le terrain. Profitez du positionnement d'Uranus en Poissons au trigone de Mars en Cancer pour oser prendre une bonne initiative.

 

Tiens, je vais demander une augmentation à mon patron et je vais inviter une belle brune du bureau voir un film...

 

C'est mon jour de chance, je le sens! :))) 

19.04.2008

Coïncidences II

perec.jpgTranche de vie survenue au boulot. C'est un collègue qui vint m'accoster:

- Inuk, vient voir, y a un type qui ressemble trait pour trait à Georges Perec!!

- Non, je ne peux pas y croire. Y a pas deux Georges Perec en ce monde... Franchement...

Il insista et me tira par la manche:

- Je t'assure, Inuk, c'est du solide. Faut que tu viennes voir ça!

- OK, je fais, de toute manière il faut que je fasse un détour par la machine à café, j'ajoutai.

Après quelques détours et une enfilade de corridors, nous arrivâmes à un cubicule où un employé s'affairait à remettre de l'ordre dans des dossiers épars. De dos, il a les cheveux frisés comme le grand écrivain. Un peu court et replet, mais ça s'annonçait plutôt bien. Mon collègue l'interpella:

- Alexandre, as-tu deux minutes?

Il se retourna et je vis alors une apparition miraculeuse. L'auteur de La Disparition et de La Vie mode d'emploi était devant moi, en chair et en os. Le type aux yeux globuleux et à la barbichette était une reproduction quasi-exacte du romancier, à n'en pas douter. Je le touchai et ensuite je me pinçai pour être sûr que je ne rêvais pas. Alexandre lèva les sourcils, se demandant ce qui se passait.

- Enchanté de vous rencontrez, Alexandre, j'espère que vous allez vous plaire dans cette entreprise.

Je regardai mon collègue puis je continuai:

- Hummm..., j'espère que nous ne sommes pas les seules personnes à vous faire cette remarque..., c'est que vous ressemblez vraiment à Georges Perec. Vous l'a-t-on déjà dit?

Il répond en bégaillant quelque peu. Pendant ce temps, j'avisai un livre dont les caractères étaient cyrilliques. Je t'interromps aussitôt.

- Mais je vois que vous êtes familier avec le russe, Alexandre, non?

- Oui, je comprends le russe, en ce moment je lis Crimes et châtiment dans la langue d'origine. Voyez-vous, je suis né de parents russes et j'ai été élevé en Allemagne...

Nous le remerciâmes de ces précisions et le laissâmes finalement à son travail. En  retraitant à nos postes, je continuai à parler à mon collègue:

- Je te remercie de m'avoir permis de rencontrer Georges Perec. Le déplacement en valait la peine, c'est l'évidence même. Et dire qu'un autre type, l'an dernier, ressemblait à Fiodor Dostoeïsky!!! Essaie d'imaginer la rencontre des deux sur le même plancher de travail!!!

C'est d'un air pensif et dubitatif que l'un et l'autre retournèrent à leur poste en se demandant quelle sera la prochaine coïncidence... 

15.02.2008

Mon acupuntrice

Je n'aurais jamais cru parler de mon acupunctrice dans ce blogue, aussi de semaine en semaine je reportais cette idée aux calendes grecques. Sauf que de fois en fois, cette dame à l'âge vénérable ne cesse de piquer ma curiosité.

Elle est originaire du Vietnam (qu'elle semble prononcer "Riett'nam", comme si le "v" était absent de l'alphabet vietnamien) et elle a connu les affres de la guerre pendant l'occupation française, puis celles entre pro-américains et communistes. Elle a ensuite vécu l'expérience des boat people (l'Odyssée en mer, précise-t-elle le doigt en l'air, à la manière d'un Ulysse féminin), puis les camps de réfugiés avant son émigration au Canada. Il y aurait tant à dire, si je ne me contentais que de rapporter ses propos!

0ed601372bcd5af7faef8fc4ca903941.jpgQuoi qu'il en soit, cette semaine elle m'a parlé de politique canadienne. Je m'attendais à une opinion originale, fruit d'une longue expérience humaine, sauf que j'avais sous-estimé le poids des révolutions et des contre-révolutions chez cette dame. Elle me disait qu'elle avait beauuuuucoup d'estime (elle parle comme elle chante, dirais-je) pour M. Harper (le premier ministre canadien- voir photo), qu'elle trouvait qu'il était soigné de sa personne et qu'il était trèèèès poli. "Et il a beauuucoup de charisme, M. Harpeeer!", qu'elle ajoute. Eh ben, dis donc..., pensai-je...

Je ne pus m'empêcher de faire un commentaire: 

- Madame, M. Harper selon la rumeur porte une perruque!

- AAAAh! Il a bien fait! (comme quoi, M. Harper prendrait toujours la bonne décision).

Ensuite, elle me demande pour qui j'allais voter aux prochaines élections.2544547a1732acd05d6a7d6bceac030c.jpg

- Madame, puisque vous plantez les aiguilles dans mon corps, je dirais que je voterais pour M. Harper, que je lui lance avec un gros clin d'oeil.

- Trèèèès bon choix, monsieur Inukshuk (comme si elle n'avait pas vu mon clin d'oeil)!

J'aime bien cette dame. Qu'importe ses choix politiques, je connais suffisamment son passé et son implication dans la communauté vietnamienne (très dévouée pour ses semblables, autant outre-mer qu'ici) pour apprécier l'ensemble de son oeuvre.

05.02.2008

Chambre d'hôtel

59751a38372026cd280a842c1cc12bc4.jpgC'est en regardant ma collection d'images (prises sur le Net) que j'ai subitement pensé à Duluth (photo), une agglomération située dans l'État du Minnesota. C'est aussi une ville portuaire des Grands Lacs, servant principalement de terminal ferroviaire du transport du blé et autres grains. Quelque chose comme un dead end route (une impasse), si je peux me permettre cette méchanceté...

J'y étais arrivé de nuit, aussi j'avais dû faire quelques détours avant de trouver une chambre d'hôtel, tellement les rues suivaient de drôles de trajet au milieu de quelques collines sur le bord du lac Supérieur.

Au bout d'un lacis de rues anonymes - et après avoir mangé un sandwich sans saveur accompagné d'un café au goût insipide dans un diner -, j'avisai un motel quelconque. C'était une soirée glauque et froide. Tout Duluth devait s'emmerder devant leur écran télé, à regarder un match de football ou de basket. À la réception, il y avait ce genre de commis qui s'embête à la vue d'un client. Je finis par obtenir les clés après avoir rempli les formalités d'usage. Lui aussi regardait la télé avec son frère. Tous les deux avaient l'air de zombi à force d'être abruti par leur quotidien. Peut-être ne se rappellaient-ils plus de leur propre nom de famille... Il était tard et je m'en foutais bien.

Je sortis et me dirigerai à ma chambre. Bordel de merde! Comme c'était pénible que cette chambre au tapis usé  dont le mobilier n'avait probablement pas été renouvelé depuis l'époque hippy. Style colonial et kitsch au dernier degré. L'odeur général devait être le résultat superposé de plusieurs générations de clients! J'inspectai tout de suite les toilettes: quelques serviettes mal arrangées et des cernes dans l'évier et le bain... Au bout de quelques minutes, je sentis que le chauffage aussi faisait défaut. Je cherchai un thermostat et compris que le chauffage était réglé de la réception. J'étais furax.

Tout de go, je courus à la réception. Rendu à la porte d'entrée, je compris que les lumières étaient éteintes et qu'il n'y avait personne derrière le comptoir. Le bureau était fermé! Je cognai à la porte, mais je n'obtenus aucune réponse. Je retournai à ma chambre et m'empressai de rédiger une note d'insultes sur la première feuille à ma portée. Je repris mes bagages, laissai la note sur la porte et repris ma voiture à la recherche d'une autre chambre d'hôtel.

Au diable le 55$ US...

Toutes les notes